Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
FOduCPA.over-blog.com

Le toboggan de l’austérité

24 Avril 2014, 13:35pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Avec la confirmation des différentes mesures annoncées dans le cadre du Pacte Budgétaire Européen et du Pacte de responsabilité, auxquels il faut ajouter sur 2014, 4 milliards d’euros d’économies supplémentaires, la France poursuit sa descente sur le toboggan de l’austérité.

Ces mesures, y compris sur les missions des services publics et la Sécurité sociale, vont inéluctablement avoir un impact récessif et dépressif, tant au plan économique que social.

Force Ouvrière les condamne et les condamnera fermement à l’occasion du 1er mai et appelle l’ensemble des fonctionnaires à se mobiliser le 15 mai 2014.

Voir les commentaires

Le niveau de vie des retraités va baisser par rapport aux actifs

24 Avril 2014, 13:34pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Selon une étude de l’INSEE parue le 15 avril, le niveau de vie moyen des retraités ne devrait plus représenter en 2060 que 70% à 85% de celui des actifs.

Les différentes réformes menées depuis la fin des années 1970, le développement des carrières plus longues et la montée en puissance des retraites complémentaires avaient permis de diminuer le taux de pauvreté des retraités. Aujourd’hui, leur niveau de vie atteint quasiment celui des actifs. Mais cet équilibre est désormais terminé, selon une étude de l’INSEE parue le 15 avril et portant sur les conséquences de vingt ans de réformes des retraites, dont celle de 2014. D’après les simulations de l’institut de statistique, l’écart va se creuser d’ici à 2060 pour atteindre une différence de 15% à 30% selon les scénarios.

Certes, les montants des pensions à la liquidation devraient continuer à augmenter grâce aux effets de la croissance. Mais l’évo­lution des règles de revalorisation, à la fois des salaires au cours de la carrière, qui servent à calculer le montant de la retraite, et des pensions en cours, va entraîner un décrochage.

Pour le secteur privé, cette revalorisation est, depuis la fin des années 1980, indexée sur les prix. Il en est de même pour la fonction publique depuis 2003. « La revalorisation sur les prix assure aux retraités un pouvoir d’achat constant. En revanche ils ne bénéficient plus des effets de la croissance, à l’inverse des salaires », explique l’INSEE. Et l’écart se creusera davantage dans les scénarios de croissance forte. « Une croissance plus rapide se traduit ainsi non seulement par des premières pensions plus basses en proportion du salaire courant, mais aussi par un écart qui se creuse ensuite plus rapidement. »

Partage des richesses

Si l’on avait conservé l’intégralité des règles qui ont prévalu jusqu’au milieu des années 1980, les dépenses de pension représenteraient de 20% à 21% du PIB en 2060, selon l’INSEE. Or après les « nom­­breux changements visant à limiter [leur] progression », cette part se situerait entre 12% et 15% du PIB selon les hypothèses du taux de croissance.

« Entre 1960 et 2010, les pensions de retraite ont gagné 10 points de PIB sans poser de problème, constate Philippe Pihet, Secrétaire confédéral FO chargé des retraites. Mais une hausse de 7 points sur les cinquante ans à venir, ça semble l’apocalypse. Le fonds du sujet, c’est le partage des richesses. »

Ces résultats auraient été encore plus marqués si l’INSEE n’avait pas appliqué divers calculs chargés de « corriger l’écart entre les deux catégories de population ». Les revenus relatifs des ménages ont été rapportés au nombre de membres de chaque ménage, les foyers de retraités étant de plus petite taille. Les calculs prennent en compte d’autres sources de revenus comme le patrimoine, généralement plus élevé dans les ménages de retraités, ou les prestations sociales. Ils intègrent aussi le fait que ces ménages sont plus souvent propriétaires de leur logement, « ce qui tend à améliorer le ratio », reconnaît l’INSEE. Sans ces « miroirs déformants », selon Philippe Pihet, le ratio entre les revenus des retraités et des actifs, qui était de 66% en 2010, serait de 48% à 57% en 2060 selon les scénarios.

« Cette étude est la confirmation statistique de ce que nous dénonçons depuis quinze ans et nous conforte dans notre revendication d’une indexation sur les salaires, ajoute le Secrétaire confédéral. L’indexation sur les prix, appliquée en douce par décret en 1987, a un effet dévastateur. C’est ce qui a coûté le plus aux retraités, plus que la hausse du nombre de trimestres. »

Voir les commentaires

Le 10 avril 2014 les psychologues se mobilisent pour leurs revendications

15 Avril 2014, 11:10am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Voir les commentaires

Première réaction de FO

10 Avril 2014, 12:41pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Force Ouvrière confirme son opposition au « pacte de responsabilité/solidarité » en réduisant à nouveau les cotisations patronales au niveau du SMIC, en allégeant les cotisations patronales d’allocations familiales, le gouvernement fragilise le financement de la Sécurité sociale et fait de l’allègement du coût du travail, logique économique libérale, la priorité de la politique économique.

A nouveau, les contreparties relèvent de l’illusion, comme Force Ouvrière ne cesse de le répéter.

S’agissant des salariés payés au SMIC, le gouvernement, plutôt que de faire simple en augmentant le SMIC, allège les cotisations sociales, ce qui fragilisera encore la Sécurité sociale.

S’agissant des 50 milliards d’euros d’économies qui demeurent très flous dans leur mise en œuvre, Force Ouvrière s’inquiète des remises en cause potentielles du service public et de l’assurance maladie.

En conclusion, la logique d’austérité perdure.

Autant Pierre Mendès France déclarait qu’il fallait dire la vérité, autant Jaurès expliquait : « le courage c’est toujours de chercher la vérité et de la dire, c’est ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques ».

Voir les commentaires

Chantage Patronal:Retraites : le compte pénibilité dans la dernière ligne droite

10 Avril 2014, 12:30pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Les premières propositions concernant le compte pénibilité à peine rendues publiques, le patronat menace déjà de « demander un moratoire sur ce texte ». François Rebsamen, le nouveau ministre du Travail, hérite d’un dossier aussi explosif que complexe.

Le compte pénibilité doit permettre aux salariés exerçant des métiers physiques pénibles de partir à la retraite jusqu’à deux années plus tôt, de se reconvertir (temps de formation pour sortir d’un emploi exposé à la pénibilité) ou de travailler à temps partiel en fin de carrière avec un maintien de la rémunération.

Si ce principe a été acté dans la loi sur les retraites de janvier 2013, la mise en œuvre de ce dispositif fait l’objet d’une mission de concertation confiée à Michel de Virville, conseiller maître à la Cour des comptes. La mission qu’il conduit doit notamment fixer les seuils de pénibilité à partir des dix facteurs inscrits dans le Code du travail : bruit, pression ou températures extrêmes, exposition à des agents chimiques, postures pénibles, manutention de charges lourdes, exposition à des vibrations, travail de nuit, répétitif ou en équipes alternantes.

La base de discussion présentée le 27 mars dernier par Michel de Virville doit faire l’objet d’échanges jusqu’à la fin avril. Dans ce premier texte, le compte individuel serait basé sur un référentiel interprofessionnel identique dans les branches et les entreprises. Pour chaque facteur de pénibilité, le rapport indique que « les seuils associeraient systématiquement l’intensité de l’exposition et sa temporalité».

Les réserves patronales n’ont pas tardé ; de la CGPME au Medef en passant par l’UPA, les critiques ont fusé. Le Medef demandant un moratoire sur ce dispositif car il constituerait un « stress pour les patrons ». L’insécurité sanitaire des salariés, elle, attendra.

DES CRITÈRES INFÉRIEURS AU CODE DU TRAVAIL

Si ce premier texte pose des jalons, plusieurs questions restent en suspens : la prise en compte de la pénibilité pour les salariés âgés qui n’auront pas eu la possibilité de cumuler des points pénibilité avant leur retraite, la prise en compte des temps partiels, notamment à cause des effets de seuil proposés (80 heures par mois), ou encore la question des seuils d’exposition à retenir. La proposition de Michel de Virville suggère, par exemple, de prendre en compte le travail de nuit entre minuit et 5h alors que, selon le Code du travail, la période nocturne est comprise entre 21h et 6h… « La prise en compte de la pénibilité est une avancée, mais nous restons vigilants sur deux aspects : le calendrier, car le patronat cherche à éviter l’application de la loi au 1er janvier 2015, et l’élaboration de critères remettant en cause le Code du travail, comme ceux concernant le travail de nuit », avertit Philippe Pihet, Secrétaire confédéral de FO chargé des retraites. Le budget de cette réforme fait également partie des inconnues de cette équation : le budget sera-t-il déterminé par les moyens disponibles ou les seuils de pénibilité seront-ils calculés en fonction d’un budget prédéterminé ?


Mathieu Lapprand

Voir les commentaires

Les droits rechargeables sur les rails

2 Avril 2014, 14:40pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

FO a décidé de parapher l’accord du 22 mars dernier, notamment parce qu’il couvrira mieux les chômeurs dont les durées d’affiliation au régime et les niveaux d’indemnisation sont impactés par la nature de leurs contrats de travail (CDD, intérim, activités réduites…).

La Confédération a décidé, le 24 mars dernier, de signer l’accord sur l’assurance-chômage issu de la négociation marathon du 22 mars 2014. « Des droits nouveaux sont mis en place pour les salariés les plus précaires, qui pourront cumuler des droits au chômage. Un million de personnes pourraient être concernées et donc indemnisées, au lieu d’être aux minima sociaux », résume FO. La centrale syndicale insiste ainsi sur toutes les dispositions de la future convention qui amélioreront le sort des demandeurs d’emploi dont les durées d’affiliation au régime sont très corrélées aux motifs mettant fin à leur(s) contrat(s) de travail (CDD, intérim, activités réduites...).

Il s’agit notamment de celles visant à augmenter le temps d’indemnisation des chômeurs cumulant une activité réduite avec une allocation de Pôle emploi. Destiné à inciter à la reprise d’un emploi, ce cumul est autorisé aujourd’hui sur une durée maximale de 15 mois, à condition que l’activité réduite ne dépasse pas 110 heures mensuelles et si le salaire de ladite activité correspond à moins de 70% du salaire brut antérieur. Ce qui exclut de facto environ 500 000 personnes.

SAUVEGARDE DES RÉGIMES SPÉCIFIQUES DES INTÉRIMAIRES ET DES INTERMITTENTS

Le futur dispositif supprimera les plafonds et seuils actuels pour les remplacer par un mode de calcul simplifié des indemnités : allocation chômage mensuelle moins 70% du salaire brut de l’activité réduite retrouvée. L’avantage est en particulier de garantir aux personnes visées une allocation augmentée de 5% lors de la reprise d’une activité réduite.

L’accord résoudra également le cas des salariés multi-employeurs (assistantes maternelles, employés de maison...), dont on ne prenait pas en compte toutes les périodes de travail pour estimer leurs prestations à la suite de la perte d’un de leurs emplois. Ils ne seront dorénavant plus lésés puisqu’ils profiteront du calcul le plus favorable du régime. On compte 20 000 salariés multi-employeurs affiliés aujourd’hui, ils seront potentiellement davantage demain. La future convention instaure enfin un dispositif de « droits rechargeables », devant permettre à tout demandeur d’emploi de garder les droits non épuisés et d’en cumuler de nouveaux à chaque fois qu’il aura repris un travail. Avant, le chômeur qui reprenait un emploi pendant quatre mois (610 heures) perdait ses droits au chômage s’il ne les avait consommés. Désormais, il pourra capitaliser ses anciens droits et ses droits acquis à partir du moment où il aura retravaillé au moins 150 heures en une fois ou à la suite d’une succession de contrats courts. Ce « capital » obéira aux règles de principe en vigueur à Pôle emploi : un jour indemnisé pour un jour cotisé et montant de l’allocation en fonction du salaire versé durant la ou les périodes travaillées. Le dispositif, qui devrait couvrir à lui seul 1,2 million de personnes, sera applicable également aux intérimaires, sans réduire les droits de ces derniers qui restent gravés dans l’annexe 4 de la convention que le MEDEF voulait supprimer.

Quant aux intermittents, leur régime spécifique, que le patronat voulait mettre en cause, est maintenu (annexes 8 et 10). Le nombre d’heures travaillées exigible à l’ouverture de leurs droits restera bien à 507 heures en moyenne sur dix mois. Le changement notable réside dans l’institution d’un plafond de 5 475 euros brut mensuels (salaires plus allocation). Il affectera une minorité d’intermittents. Suivant un rapport parlementaire (2013), sur les 112 000 intermittents moins de 2 000 dépassent les 5 400 euros brut mensuels.

Jamel Azzouz

Voir les commentaires

Il n’y a pas de situation de sous-effectif dans les hôpitaux !

1 Avril 2014, 11:13am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

31 mars 2014

Disent en cœur les décideurs hospitaliers !

Mais de quoi parle t-on ?

Il y a quelques années, pour commencer à conditionner les têtes pensantes de l’ingénierie en soins infirmiers, les mathématiciens du comportement infirmier ont proposé aux soignants de compter et de détailler toutes les tâches qu’ils effectuaient au cours d’une journée pour évaluer leur charge de travail.

Cette contrainte était assortie d’une promesse. « Vous allez voir avec ça on va démontrer l’utilité de votre métier et justifier le nombre d’emploi qu’il vous faut » Que nenni !

Des outils fantastiques :
  • Le PMSI, le fameux Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information qui transforme le temps des soignants en euros « facturables » ! (Des mauvaises langues diront ensuite qu’il s’agit d’un calcul Pour Mieux Soudoyer les Infirmiers)
  • Les S.I.I.P.S. ! Soins Infirmiers Individualisés à la Personne Soignée. Avec le SIIPS, c’est l’indicateur de soins incontournable. Le SIIPS représente l’ensemble des actions réalisées par les soignants, c’est-à-dire leur activité.
  • Le P.R.N. ! Programme de Recherche en Nursing mesure les soins directs requis par l’état du patient, tant en nature qu’en durée.

Des méthodes toutes plus intelligentes les unes que les autres. Une fois que les Directions de Soins Infirmiers se sont servies de tous ces outils efficients, elles peuvent estimer qu’il faut tant d’infirmiers le matin et tant l’après midi et tant la nuit.

Dialogue presque virtuel entre un directeur de soins (DS) et un directeur d’hôpital. (DG)

le DS— Monsieur le Directeur Général, mes équipes ont déterminé avec précision à l’aide des outils du PMSI, des SIIPS et du PRN le temps soignant nécessaire pour effectuer tous les soins de l’hôpital.

le DG — Vous avez fait du bon boulot. Félicitations. Mais il faut que vous fassiez l’ensemble des soins avec 20% de personnel en moins.

le DS — Mais Monsieur ce n’est pas possible.

le DG — Si, puisque c’est ce qui va se passer !

Il n’y a donc pas de situation de sous effectif puisque le directeur l’a décidé !

.

Voir les commentaires

FO signe la convention d’assurance-chômage

1 Avril 2014, 10:33am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Le bureau confédéral décide de signer la convention d’assurance-chômage. Des droits nouveaux sont mis en place pour les salariés les plus précaires qui pourront cumuler des droits au chômage. Un million de personnes peut être concerné avec une indemnisation au lieu d’être aux minima sociaux.

La situation des salariés multi employeurs (assistantes maternelles, employés de maison, etc.) est améliorée. Le cumul activité partielle / chômage est simplifié.

Les durées d’indemnisation sont maintenues, y compris pour les chômeurs dits seniors (+ de 50 ans) dont le chômage augmente le plus fortement.

Les annexes 8/10 (intermittents) sont maintenues, le plafond (mensuel et annuel) préserve leurs indemnisations.

Par ailleurs, les salariés de plus de 65 ans cotiseront au titre de la solidarité et le différé d’indemnisation ne réduit pas les durées d’indemnisation.

Enfin, alors que le paritarisme est régulièrement menacé, pour Force Ouvrière cette convention permet de maintenir un régime paritaire alimenté par la cotisation sociale, salaire différé des travailleurs.

Communiqués Force Ouvrière | www.force-ouvriere.fr

Voir les commentaires