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communiqué de presse relatif à l’Ordre Infirmier

17 Décembre 2014, 15:49pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Ce texte revêt une importance toute particulière car depuis l’instauration de l’ordre infirmier en 2006, jamais les personnels salariés et libéraux ne s’étaient exprimés ensemble pour condamner l’ordre.

Force Ouvrière est à l’initiative de cette démarche.

Face au comportement de l’ordre, aux poursuites engagées contre les « fraudeurs » qui refusent de payer pour travailler et au désintérêt d’une profession pour cette officine (à peine 18 % de votants aux dernières élections ordinales) la réponse doit être d’ampleur.

Conformément aux propos de la Ministre de la Santé qui présentait l’ordre comme illégitime à la tribune de l’Assemblée Nationale, nous exigeons sans délai, l’abrogation de l’ordre.

Cette initiative commune (salariés et libéraux) doit pouvoir constituer un point d’appui, à même de faire entendre la voix de tous les professionnels concernés par tous les ordres et dont nous exigeons l’abrogation.

L’intersyndicale se réunira mi-janvier pour définir des modalités d’action d’envergure.

l’ONI ça suffit !
FRONT COMMUN CONTRE L’ORDRE NATIONAL INFIRMIER
Face aux pressions continues de l’Ordre national Infirmier sur les infirmiers(ères) quel que soit leur mode d’exercice, les organisations syndicales signataires, représentatives tant du secteur hospitalier – privé et public, que du social et médicosocial ainsi que du secteur libéral ont décidé de s’adresser en commun à l’ensemble de leurs collègues.
Elles appellent à l’arrêt immédiat de toutes les menaces, appels téléphoniques et mises en demeures adressées par l’Ordre infirmier aux infirmiers.
Halte aux menaces de l’ONI !
Les organisations signataires exigent de mettre fin à l’obligation d’adhérer et de cotiser à l’ordre.

L’abrogation pure, simple et sans délai de l’Ordre infirmier est une revendication très largement partagée par les infirmier(e)s. Cet ordre est rejeté par l’écrasante majorité des infirmier(e)s tous modes d’exercices confondus et il est déclaré « sans légitimité » par la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, elle-même,


Nos organisations s’adressent solennellement aux pouvoirs publics et en particulier à la Ministre de la Santé, pour que soit mis un terme à cette situation intolérable.


Elles invitent tous les professionnels ayant reçu un appel téléphonique ou un courrier de mise en demeure envoyé en lettre simple (non recommandée) à « faire le mort ».


Ne cédez pas à l’intimidation !


Attention, la société de recouvrement Arsenal indique sur son courrier que «Les réclamations sont recevables par courrier ou sur contact@arsenalrecouvrement.com», c’est un piège, ne tombez pas dedans. Vous ne devez pas réagir. Ne répondez ni par téléphone, ni par mail, ni par courrier postal auprès de l’Ordre ou de l’organisme de recouvrement : cela reviendrait à reconnaitre que vous avez reçu ce courrier. Vous pourriez donc être poursuivi.


Aucun de ces modes de pression, appel téléphonique, courrier ou lettre de mise en demeure en courrier simple, n’a de force contraignante.


Les organisations signataires du présent communiqué opposeront tous les moyens nécessaires pour que soient stoppées toutes les démarches d’intimidation et contentieuses de l’ONI qui rançonne les IDE.


Paris, le 17 Décembre 2014
Nous contacter :

CFDT - 01 56 42 51 98 nperuez@sante-sociaux.cfdt.fr

CFTC - 01 42 58 58 89 fede@cftc-santesociaux.fr

CGT - 01 55 82 87 49 sg@sante.cgt.fr

FO - 06 19 69 01 74 fo.sante-sociaux@fosps.com

ONSIL 06 08 87 26 07 topbeatrice@wanadoo.fr

SNICS-FSU - 06 87 95 82 70 snics@wanadoo.fr

FNI 01 47 42 94 13 fni@fni.fr

SUD - 06 85 98 15 96 mhdurieux@sudsantesociaux.org

UNSA Santé et Sociaux - 01 45 51 98 29 unsasantesociauxkarineroger@gmail.com

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Le 16 décembre FO lance un avertissement au gouvernement Discours de Jean-Claude Mailly le 16 décembre 2014 à Paris

16 Décembre 2014, 17:15pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Aujourd’hui, Place Vauban, à quelques encablures des ministères et de Matignon, Force Ouvrière lance un avertissement au gouvernement.

.La crise n’en finit plus. Démarrée à la fin des années 70, avec des hauts et des bas, elle s’est profondément aggravée à partir de l’été 2007, il y a donc maintenant plus de 7 ans. Il ne sert à rien de tourner autour du pot : c’est une crise du système capitaliste avec une captation des richesses produites, une capitulation des pouvoirs publics qui ont favorisé libéralisation, privatisation et déréglementation, un recul de la démocratie et une montée de la ploutocratie.De renoncement en renoncement les gouvernements successifs au plan européen ont instauré l’austérité comme la solution unique, celle qui en fait protège la rente et fragilise celles et ceux qui n’ont que leur force de travail pour vivre.J’entends déjà ceux qui vont dire que le secrétaire général de Force Ouvrière a quelques références marxistes. Et oui mes chers camarades, je n’en ai pas honte, je pense même en être fier car, quoi qu’en disent les bien-pensants, les tenants de la pensée unique, des libéraux cathodiques ou le président du Medef, la lutte des classes est une réalité quotidienne que seuls les aveuglés ne peuvent voir ou constater.Cela fait deux ans que nous expliquons que pratiquer une politique de rigueur ou d’austérité est triplement suicidaire, socialement, économiquement et démocratiquement.Socialement parce qu’en France comme ailleurs cela remet en cause ou écorne les droits sociaux.Économiquement parce que le résultat c’est l’absence de croissance, une augmentation de la dette publique, une explosion du chômage et des inégalités, un risque de déflation.Démocratiquement parce que presque partout se développent des mouvements de rejet de l’autre, comme c’est toujours le cas dans les périodes de crise profonde qui leur servent de terreau.Alors oui, il est plus que temps qu’au niveau européen soit mis fin aux dogmes stupides et que l’Europe apparaisse non comme la fiancée des marchés financiers mais comme la compagne du progrès social, économique et démocratique.Européens nous le sommes, très critiques aussi – cela va de pair. C’est ainsi qu’avec nos camarades des autres pays nous revendiquons chaque année pendant 10 ans un plan de relance d’au moins 260 milliards d’euros par an.

De ce point de vue le plan dit Juncker est très largement insuffisant et essentiellement basé sur les capitaux privés, c’est-à-dire sur un rendement des placements guidant les choix à opérer.Avoir accepté le pacte budgétaire européen – sans même rechigner – est une faute lourde qui corsète la politique économique et sociale suivie.

Comment expliquer autrement l’absence de coup de pouce au Smic, le gel du salaire des fonctionnaires, l’appel aux rémunérations hors salaires, par nature aléatoires et flexibles ?Comment expliquer autrement le recul incessant du service public républicain dans son rôle et ses missions ?Comment expliquer aussi, au-delà des critères politiques, la réforme territoriale en cours qui affaiblit les collectivités tout en remettant en cause l’unité républicaine ?Tout cela confirme une seule logique : accepter une politique économique libérale conduit à l’autoritarisme social.Tout en se disant partisan de la formule floue du dialogue social, le gouvernement la pratique à l’économie. Ainsi va-t-il réunir les interlocuteurs sociaux pour faire le point sur la loi dite de sécurisation de l’emploi qui a fait suite à l’ANI de 2013 que Force Ouvrière a combattu.

Quand on sait ce qu’il y a dans les tuyaux (2 ans de maintien dans l’emploi c’est trop long et il faut plafonner les indemnités de licenciement dans les jugements) on mesure qu’une loi déjà très libérale ne l’est pas encore assez et qu’il faut aujourd’hui ajouter de la flexibilité à la flexibilité, de la précarité à la précarité.Pour donner des gages, conformément aux pactes signés, à la commission européenne il faut dès lors s’engager sur des réformes dites structurelles qui ne sont que des contre réformes sociales.

Qui peut croire sérieusement un seul instant que :

La remise en cause des seuils et des IRP favorisera l’emploi ;

Que pour embaucher il faut d’abord licencier allègrement et en toute liberté patronale ;

Qu’élargir le travail le dimanche ou le soir créera de l’emploi et émancipera les salariés ?

Que les heures supplémentaires sont trop payées et qu’il faut donc pouvoir remettre en cause les 35 heures ?

Qu’il faille remettre en cause la justice prud’homale.

Nous pourrions allonger la liste.

Ce sont là des erreurs économiques, sociales et historiques. Ce sont des renoncements démocratiques et républicains.Considérer que l’orientation économique prioritaire c’est l’allègement du coût du travail et la réduction systématique des dépenses publiques et sociales, c’est commettre le même type d’erreur et de faute que dans les années 30.Le succès de Force Ouvrière aux élections dans la Fonction Publique est aussi, mes chers camarades, un succès pour les valeurs républicaines.

Nous gardons et renforçons notre première place dans la Fonction Publique d’Etat avec des progressions notables dans différents secteurs tels l’Education Nationale, les Finances, l’Ecologie, la Défense ou La Poste. Nous progressons dans l’Hospitalière et dans la territoriale.Force Ouvrière est la seule des trois grandes confédérations à progresser dans les 3 Fonctions Publiques.C’est le fruit de nos positions et de la campagne menée par les militantes et militants, un vrai travail de terrain qui est la base existentielle de syndicalisme.C’est aussi la cohérence depuis années de nos positions, analyses et revendications à la fois vis-à-vis des agents publics mais aussi des usagers citoyens avec la défense du service public républicain.

Et ce combat pour la république sociale ne s’est pas arrêté le jour des élections le 4 décembre 2014. Nous allons le poursuivre tant il est essentiel.

Au cours des nombreuses visites de sites ces dernières semaines, nous avons pu mesurer nombre de disfonctionnements ou reculs préjudiciables :

Des soignants contraints de travailler 3 week-ends sur 4 ;

Des contrôleurs sanitaires qui ne sont plus en mesure de contrôler la qualité des viandes, ce qui augure de nouveaux scandales à venir.

Des fermetures nombreuses de sites publics, par exemple dans les Finances :

des réductions drastiques dans la Défense ;

des inquiétudes fortes dans l’Education Nationale avec la territorialisation ou des problèmes de sécurité possibles pour les enfants avec la pétaudière des rythmes scolaires.

Les exemples de remise en cause pullulent malheureusement.

Les bons résultats dans le privé nous confortent également sur le bien-fondé de nos analyses et revendications, celles du syndicalisme libre et indépendant. Je ne citerai qu’un exemple, celui d’Airbus où nous avons fortement progressé à Nantes, Saint-Nazaire et Toulouse, Toulouse où Force Ouvrière a accru son score de 11,8 points pour atteindre aujourd’hui plus de 57% !

Mes chers camarades, à l’heure où le patronat descend dans la rue en posant des cadenas à Bercy, le cadenas étant, je le rappelle, une preuve d’amour, à l’heure où pourtant le gouvernement répond largement à ses attentes il est plus que temps de rappeler quelques positions et revendications fondamentales.

Mettre fin à l’austérité est aujourd’hui une ardente obligation. Aujourd’hui cela doit passer prioritairement par une augmentation du Smic et du point d’indice et, dans la foulée, une renégociation des minima conventionnels, des classifications et des grilles. Refuser le coup de pouce au Smic sous prétexte que la politique menée est celle de l’allègement du coût du travail et que compte tenu des exonérations de cotisations patronales, toute augmentation du Smic coûte cher à l’Etat est inadmissible et c’est un véritable mépris pour les salariés.

Je rappelle la revendication de Force Ouvrière : un Smic à 80% du salaire médian, soit aujourd’hui, 1 780 euros bruts/mois.Une remise à plat de toutes les exonérations de cotisations patronales dont la pertinence n’est pas démontrée et qui transfère le coût des entreprises vers les ménages.La mise en place d’une grande réforme fiscale basée sur la justice et l’équité tant pour les citoyens que pour les entreprises.La fin des réductions de dépenses dans le service public qui pénalisent à la fois les fonctionnaires et les usagers. Il n’y a pas de république sans service public et de service public sans agents du service public.

L’arrêt des réformes telles que la réforme territoriale qui de la constitution de grandes régions au découpage surprenant, à la remise en cause des départements et de nombreuses communes va éloigner le service public des usagers et accroître le sentiment d’abandon républicain.Le renforcement de la politique industrielle qui, à l’opposé de l’erreur sur l’allègement du coût du travail, doit mettre l’accent sur l’innovation, l’investissement, la recherche et l’éducation.

La réorientation de toutes les aides publiques aux entreprises.S’agissant d’argent public, l’existence de contreparties impose des aides ciblées avec engagement réciproque et contrôle, ce que ne sont bien entendu ni le CICE, ni le pacte de responsabilité.Un pacte de responsabilité et d’austérité dont nous demandons le rejet ou le retrait.Dès le début nous avons expliqué qu’il n’y aurait pas de contreparties, que les 41 milliards d’euros d’aides aux entreprises sur 3 ans, financés par 50 milliards d’euros de réduction des dépenses publiques et sociales, étaient un gaspillage et une erreur économique.Tout miser sur l’allègement du coût du travail et s’inscrire dans la marche infernale du dumping social, c’est remettre son avenir dans la main des marchés et attendre de l’extérieur, c’est-à-dire des autres, une clémence et une relance.

L’ancrage dans le libéralisme économique, la dérive vers le système anglo-saxon sont contraires aux valeurs républicaines et à la république sociale. C’est la primauté de la liberté individuelle contre la liberté collective, c’est la liberté du renard dans le poulailler.

Quelle est la position du gouvernement dans les négociations internationales comme le TTIP ou l’accord UE/Canada ? Va-t-il accepter la remise en cause de normes sanitaires, sociales et environnementales et donner, d’une certaine manière, aux multinationales le pouvoir de sanctionner les Etats ?

Pour le moment c’est plus que flou et quand c’est flou, il y a un loup !

Et que penser du projet de loi de M. MACRON, un projet de loi mêle tout qui contient des dispositions socialement inacceptables et dont le Conseil d’Etat déplore l’absence sérieuse d’étude d’impact. Ce n’est pas un projet de progrès et de liberté mais de régression et de libéralisme !C’est notamment le cas s’agissant du travail le dimanche. Penser un seul instant que cela créera de nombreux emplois relève de l’aveuglement et de l’idéologie. Non seulement le pouvoir d’achat n’est pas extensible en fonction des heures d’ouverture, mais un magasin crée éventuellement de l’emploi si ses concurrents sont fermés. Cela s’appelle capter la clientèle.

Dans le projet de loi en discussion, non seulement on passerait de 5 à 12 dimanches par an, mais on passerait de dérogations sectorielles – condamnés par le BIT – à des dérogations géographiques aux contours aussi flous que la réforme territoriale. Et le projet en cours n’est toujours pas, selon nous, conforme à la convention 106 de l’Organisation Internationale du Travail.Au final, ce serait une marche de plus vers la banalisation et un frein à l’émancipation et à la vie privée.Dire, par ailleurs, qu’il doit y avoir compensation pour les salariés sans fixer le plancher cela risque de s’appeler de la compensation virtuelle ou à minima.Quant au volontariat, qui peut penser qu’on est libre de refuser quand on cherche un travail ?Il faut franchement vivre en dehors du temps et de l’espace, hors de la vie de tous les jours, pour prôner l’extension du travail du dimanche.

Ce projet de loi qui risque d’agir comme une bombe à fragmentation traite aussi de l’épargne salariale (ce qui privera la Sécurité sociale de recettes), de la privatisation du permis de conduire et d’aéroports, des procédures de plans sociaux.Par ailleurs, pour un gouvernement qui se dit soucieux de la transition énergétique, il faudra que le Ministère de l’Ecologie étudie le bilan carbone du projet de loi Macron avec la multiplication des autocars et l’extension de l’ouverture des magasins.

Dernier point que je veux souligner : l’avenir de la protection sociale collective. Celle-ci répond aux valeurs républicaines d’égalité et de fraternité.

Elle organise la solidarité en ne se contentant pas de l’émotion.Amortisseur social, elle est aussi facteur d’emplois directs et indirects tant elle assure à nombre de professions et d’activités des débouchés en grande partie socialisés au plan financier.Préserver et consolider la Sécurité sociale, l’esprit et les objectifs de 1945 est aujourd’hui aussi un objectif qui vient en contradiction avec le libéralisme économique.C’est le cas quand le gouvernement veut remettre en cause l’universalité des Allocations familiales, ce qui peut par ailleurs servir de cheval de Troie à tous ceux qui veulent faire la même chose avec l’Assurance maladie.Ce jour-là ce sont les assureurs qui auront gagné, les inégalités qui se développeront et la Sécurité sociale qui sera assassinée. Jamais Force Ouvrière ne l’acceptera.

Allocations familiales, Assurance maladie, retraites, tous les risques sont concernés.43 ans pour la génération 73 pour avoir une retraite à taux plein est inacceptable.Les tendances à remettre en cause le paritarisme sont tout aussi inacceptables.

Si demain le patronat n’envisage le maintien des retraites complémentaires qu’en diminuant les prestations et en augmentant l’âge, c’est qu’il n’est plus attaché au paritarisme. Le fait que les représentants du Medef dans les retraites complémentaires soient issus du monde des assurances privées est d’ailleurs en soi inquiétant et révélateur.Confier la protection sociale au secteur privé, c’est tuer la Sécurité sociale ou en faire un minimum, c’est laisser les inégalités exploser, c’est faire de l’assistance ou de la charité la bonne conscience du profit.Les négociations, sur ce qu’on appelle la modernisation du dialogue social, se heurtent aujourd’hui à un double diktat patronal : l’inversion de la hiérarchie des normes et la fusion des institutions représentatives du personnel, sans pour autant prévoir un mécanisme simple pour améliorer les droits des salariés des TPE.

Politique économique, république, démocratie, pouvoir d’achat, emploi, stratégie industrielle, principe de faveur, protection sociale collective, les menaces ne manquent pas.

Le mano à mano du gouvernement et du Medef, au-delà des soubresauts de communication, est de ce point de vue révélateur.Oui l’existence des classes sociales est une réalité.

Oui quand la négociation n’aboutit pas, c’est l’action qu’il faut envisager.C’est aussi ce qui se passe au Royaume-Uni, en Italie ou en Belgique récemment.

Aujourd’hui 16 décembre 2014, au nom de Force Ouvrière, j’adresse un avertissement au gouvernement. La politique économique menée est éloignée des besoins et attentes des salariés actifs, chômeurs ou retraités.

Les revendications sont connues mais non entendues.Il arrive un moment où la démocratie peut être en danger. Nous ne sommes pas devins, nous sommes réalistes.Si nous en sommes conscients, d’autres le sont, au plus haut niveau.La seule question qu’il faut alors se poser, en France comme ailleurs : c’est pourquoi continuent-ils cette politique économique, démocratiquement mortifère ?

Dire les choses et faire ce que l’on dit est notre règle à Force Ouvrière.

Pour une confédération fondamentalement libre, indépendante, attachée aux valeurs républicaines et à la démocratie, la responsabilité est de dire stop. Ce que les femmes et les hommes font, ils peuvent aussi le défaire et faire autre chose.

Si cet avertissement au gouvernement comme au Medef n’est pas entendu, nous n’en resterons pas là.

Aujourd’hui 16 décembre 2014 c’est une étape dans la construction du rapport de forces.

Nous n’excluons rien pour les semaines et les mois à venir et notre congrès confédéral sera un moment important.

De l’avertissement à la préparation d’une journée de grève interprofessionnelle il n’y a qu’un pas.

Si nécessaire, nous sommes prêts à la préparer, dans l’action commune si possible.

Vive la liberté.

Vive l’indépendance.

Vive la république sociale.

Vive Force Ouvrière

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Pour une négociation sur le dialogue social de qualité, sans pression !

16 Décembre 2014, 13:10pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain


Pour Force Ouvrière, fixer un calendrier contraint et serré dans le cadre de la négociation nationale interprofessionnelle sur le dialogue social dans l’entreprise, constitue le meilleur moyen de ne pas garantir une négociation de qualité.

Aux prochaines dates proposées par le MEDEF, trois organisations syndicales ont des indisponibilités, le bon sens commande la réunion de tous autour de la table à une date convenue.

Dès le début, Force Ouvrière s’est investie dans la négociation, en étant la première organisation syndicale à présenter des propositions en matière de représentation de tous les salariés, notamment ceux des TPE.

Nous avons ensuite élaboré un cahier plus complet comportant des propositions également en matière d’information-consultation, de moyens des institutions représentatives du personnel et de parcours syndical.

Au regard des enjeux et du démantèlement en matière d’IRP souhaité par le MEDEF, il est nécessaire de prendre le temps de la discussion, d’autant que le MEDEF s’obstine, de séance en séance, à ne pas examiner les propositions des organisations syndicales, reportant ainsi lui-même l’issue de la négociation.

Dans le cadre des débats à venir, Force Ouvrière s’attachera à défendre les droits et intérêts des salariés, en garantissant leur représentation effective et la place des organisations syndicales dans l’entreprise, fortement menacées par le projet actuel du MEDEF.

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ACTION DES PSYCHOMOTRICIENS DU 5 DECEMBRE 2014 UN REEL SUCCES

11 Décembre 2014, 14:10pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain


A l’appel des principales organisations syndicales et associations professionnelles, 3000 psychomotriciens ont manifesté à Paris le 5 Décembre.
Ils exigeaient la reprise des travaux de réingénierie, la reconnaissance pleine et entière de la psychomotricité au travers une formation initiale portée à cinq ans assortie d’un grade de MASTER et une évolution des salaires.
Une délégation des psychomotriciens (dont Philippe RAMBAULT pour FO) a été reçue au Ministère de la Santé par la Sous-Directrice des Ressources Humaines du système de Santé et une conseillère pédagogique nationale.
Selon la représentante du Ministère, les travaux de réingénierie devraient reprendre bientôt… sans précision de dates.
A l’issue de cette action, les associations et syndicats s’adresseront au Ministère de l’Enseignement Supérieur, au Ministère de la Santé qui doivent co-piloter cette réingénierie et ainsi qu’aux députés et sénateurs.
Pour Force Ouvrière, ce mouvement s’inscrit dans une contestation grandissante des professions de santé, de rééducation, médico-technique et d’encadrement.
Les professionnels, (avant eux, les orthophonistes, les IADE, les Kinés et désormais les psychomotriciens), exigent la reprise imminente des travaux de réingénierie de la formation initiale.
 Avec FO, ils exigent qu’un véritable arbitrage cohérent entre les Ministères de la Santé et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche soit rendu sur l’organisation de la formation et le niveau de sortie universitaire ;
 Avec FO, ils revendiquent la pleine et entière reconnaissance de leur technicité au niveau de responsabilité par un accès immédiat à la Catégorie A et une revalorisation des salaires ;
 Avec FO, ils refusent la mise sous coupe réglée budgétaire de leur profession qui les amène à être moins nombreux face à une demande grandissante de la population.
Parce que les revendications des psychomotriciens rejoignent et complètent les revendications de tous les personnels hospitaliers, en premier lieu, l’augmentation générale des salaires.
Parce que pour les Pouvoirs Publics, la santé n’est qu’un coût », alors que pour nous c’est une richesse.
AVEC FO, LE 16 DECEMBRE, REFUSONS LE PACTE DE RESPONSABILITE ET SON PLAN D’AUSTERITE POUR L’HOPITAL
Le Secrétariat Fédéral Paris, le 9 Décembre 2014

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Fonction Publique : première dans la Fonction Publique d’Etat, FO progresse partout - Les revendications pour le service public aussi !

11 Décembre 2014, 14:09pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain


Force Ouvrière conforte sa place de première organisation dans toute la fonction publique de l’Etat. Avec 17%, FO est présente dans tous les ministères et y consolide sa représentativité.

A l’issue du scrutin dans la Fonction Publique, où 5,4 millions de fonctionnaires et d’agents publics étaient appelés à voter, les résultats confirment une nouvelle progression de Force Ouvrière (+0.5%), seule des trois grandes confédérations à progresser dans les trois fonctions publiques.

Force Ouvrière se renforce partout : à l’Etat (+0.4%), dans la Fonction Publique Hospitalière (+1%), dans les collectivités territoriales (+0.3%) ainsi qu’à La Poste (+1,8%).

Avec Force Ouvrière, les fonctionnaires et agents publics marquent à nouveau leur attachement à des revendications claires. Ils l’ont fait en exprimant leur confiance et leur soutien à la seule organisation qui, depuis l’origine, combat sans ambigüité la remise en cause du service public républicain découlant d’une politique d’austérité.

Comme l’indique Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, « Fort de ces résultats, FO portera encore plus fermement ses revendications pour le service public républicain, ses missions, sa présence locale de proximité et l’égalité de droit, pour la défense du Statut général et des statuts particuliers et le maintien de la Fonction publique de carrière et pour les nécessaires augmentation du pouvoir d’achat et amélioration des conditions de travail dans les trois versants de la Fonction Publique »

La confédération Force Ouvrière salue l’action de toutes les structures FO et de l’ensemble des militant(e)s qui se mobilisent tous les jours, dans des conditions toujours plus dures. Ils ont permis ces nouveaux succès qui construisent déjà ceux à venir.

Force Ouvrière remercie les fonctionnaires et les agents publics qui lui ont accordé leur confiance et les appelle à renforcer les rangs de Force Ouvrière par leur adhésion.

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MASSEURS-KINESITHERAPEUTES

11 Décembre 2014, 14:00pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Le Ministère de la Santé entend en partie Leurs revendications
Le 9 décembre nous a été communiqué un courrier co signé de la Ministre de l’Education nationale, enseignement supérieur et recherche, de la Ministre de la santé et de la secrétaire d’Etat à l’enseignement et à la recherche. Cette lettre, dont nous vous fournissons la copie, est une réponse partielle aux revendications des masseurs-Kinésithérapeutes et Etudiants exprimés avec le soutien de Force Ouvrière, dans la rue le 5 Novembre dernier.
Au-delà, du contenu, le fait qu’elle soit cosignée des 3 Ministères, indique un marqueur fort quant à la prise en considération d’une partie des revendications qui portaient à la fois sur la durée de la formation initiale et la reconnaissance universitaire au grade de MASTER.
Pour notre part, ces revendications étaient complétées par celles liées aux conditions de travail.
Que faut-il retenir de cet arbitrage ?
 Passage de la durée de formation de 3 à 4 ans en 2015 (soit 240 ECTS),  Suppression du concours d’admission « physique – chimie – biologie » dès la rentrée 2016,  L’année universitaire précédant l’entrée en institut de formation pourra relever de la PACES, STARS ou première année de licence de sciences,  Pour la rentrée 2016 une réflexion aura lieu sur les modalités de sélection,  Capitalisation en ECTS de cette première année validée.
Nos commentaires
Si comme le titre de cette information l’indique, certaines revendications se voient satisfaites, nous considérons qu’il reste encore du chemin à parcourir pour répondre pleinement aux demandes des professionnels et étudiants.
Ainsi, les questions liées à la valorisation en cinq années pleines de la formation autorisant l’attribution du grade de Master ne sont pas réglées. Il en est de même de celles liées à la rémunération. Il est clair que le Ministère ne veut pas rééditer l’expérience des orthophonistes qui se voyant dotés d’un grade de Master et leur rémunération bloquée à celui d’une licence, revendiquent à juste titre avec FO l’alignement de celle ci sur leur niveau universitaire.
Pour Force Ouvrière, nous engrangeons ces premières dispositions mais ne fermons pas pour autant notre cahier de revendications pour les Masseurs-Kinés et, de manière plus large, pour l’ensemble des professions de santé, médico-techniques et de rééducation.
 Classement immédiat en catégorie A,  Revalorisation indiciaire conforme au niveau de diplômes universitaires,  Amélioration des conditions de travail.
Toutes ces revendications complètent celles que nous portons pour l’ensemble des hospitaliers au premier rang desquels nous exigeons l’augmentation générale des salaires par la refonte des grilles indiciaires et la revalorisation de la valeur du point d’indice.
D’autre part, nous inscrivons notre action en faveur de la satisfaction des revendications des Masseurs-Kinés dans le cadre de notre action visant à la suppression du pacte de responsabilité qui au travers les 50 milliards d’économie qu’il inflige aux services publics traduit un véritable plan d’austérité pour l’hôpital public.
Parce que les kinésithérapeutes participent à l’offre de soins ; Parce que nous exigeons une offre de soins de qualité ; Parce que la qualité passe par des moyens adaptés.


LE 16 DÉCEMBRE, AVEC FO REFUSONS LE PACTE DE RESPONSABILITÉ


Le Secrétariat Fédéral Paris, le 10 Décembre 2014

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Le COR tente d’anticiper l’avenir des retraites

11 Décembre 2014, 13:58pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Un colloque du Conseil d’orientation des retraites s’est tenu à la Maison de la Chimie à Paris, le 2 décembre. L’occasion de présenter le fonctionnement de différents systèmes de retraite, leurs évolutions récentes ainsi que les enjeux auxquels ils seront confrontés.

Le COR a réalisé un panorama de différents systèmes de retraite montrant que 34 pays de l’OCDE ont subi des réformes entre 2009 et 2013. Si celles menées entre 2004 et 2008 ont souvent permis d’améliorer la couverture et de faire reculer la pauvreté chez les personnes âgées au Chili, en Italie ou en Nouvelle-Zélande, le COR observe que depuis 2009 « les réformes des retraites visent à allonger la durée d’activité des salariés ». Et les principaux leviers identifiés sont l’augmentation de l’âge légal, les incitations à travailler au-delà de l’âge légal et la réduction ou la suppression des mécanismes de retraite anticipée.

Augmentation du taux d’emploi des seniors

Conséquence logique des réformes successives qui ont relevé les critères de départ en retraite, en France, depuis 2003, le taux d’emploi des 55-64 ans est passé de moins de 33 % à 46,5 % début 2014 et l’âge moyen de départ à la retraite est passé de 60,5 ans en 2009 à 61,5 ans fin 2014.

Le COR a établi plusieurs scénarios futurs intégrant une absence de retour d’une croissance du PIB ou la baisse de l’inflation. Puis il les applique sur trois systèmes de retraite différents : en annuités, en points ou en comptes notionnels. Si les deux premiers sont déjà en vigueur aujourd’hui, on ne peut que s’interroger sur la pertinence du dernier qui romprait avec la solidarité intergénérationnelle et auquel FO est opposée.

Mathieu Lapprand

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