Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
FOduCPA.over-blog.com

Réussir le 31 mars contre la loi chômage et précarité

31 Mars 2016, 16:12pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Le 31 mars doit être réussi et, d’après les informations qui nous remontent, il le sera. Réussir le 31 mars sera un point d’appui important dans notre mobilisation pour obtenir le retrait du projet de loi Travail.

Les auditions que nous avons eues avec des groupes parlementaires montrent que nombre de députés sont, pour des raisons diverses, dans l’expectative. À chaque fois, nous exposons les raisons de notre opposition sur le fond (la philosophie générale de la loi) et le contenu précis.

Certains syndicats, dont celui qui accompagne le gouvernement, l’appuient. Ils lui trouvent des vertus, dont la décentralisation de la négociation collective ou le référendum.

Ce sont les mêmes qui, en osmose avec le Medef, veulent durcir les annexes 8 et 10 pour les intermittents et dénaturer la négociation paritaire en réclamant l’intervention de l’État.

Il y a effectivement un axe gouvernement/Medef/CFDT comme trio gestionnaire de la rigueur austéritaire. Rappelons notamment qu’il n’existe aucune étude sérieuse (même de l’OCDE) montrant que la flexibilité est créatrice d’emplois, y compris parce qu’elle est l’un des versants de la logique économique d’austérité : à une politique économique rigide correspond une politique sociale flexible et rogneuse de droits sociaux.

C’est pourquoi combattre la loi Travail c’est aussi exiger une réorientation importante de la politique économique menée. Une politique économique et sociale qui n’a toujours pas, et pour cause, inversé la courbe du chômage.

La loi Travail est une loi chômage et précarité.

Le gouvernement n’entendant pas discuter sereinement et sur d’autres bases, selon l’adage « il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre », nous demandons le retrait de ce projet de loi.

Voir les commentaires

Assurance chômage : FO ne signera pas la lettre de cadrage sur les annexes 8 et 10

31 Mars 2016, 16:11pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Le Bureau Confédéral, à l’unanimité et en liaison avec sa Fédération professionnelle (FASAP), a décidé de ne pas signer la lettre de cadrage sur les annexes 8 et 10.

Au cours de trois réunions, Force Ouvrière, à l’origine de la création des annexes 8 et 10, a construit et proposé un certain nombre de revendications permettant à la branche professionnelle de négocier en alliant respect des principes généraux d’un régime interprofessionnel et autonomie contractuelle.

FO a indiqué en outre qu’elle était prête à assumer la fin de la compensation du différé d’indemnisation par L’Etat. Or, au final les parties signataires renforcent encore les demandes d’économies jusqu’en 2020 tout en demandant à l’Etat de continuer à financer le différé d’indemnisation.

Attitude pour le moins schizophrène ! On ne peut à la fois défendre comme principe « un régime paritaire » et inviter en même temps l’Etat à la table des négociations en lui demandant de continuer à prendre en charge le différé d’indemnisation.

Que ce soit au niveau national ou dans la branche, Force Ouvrière continuera, au cours de ces négociations, de défendre l’indemnisation des demandeurs d’emploi par le biais d’un régime paritaire assurant à la fois la socialisation du risque et la solidarité interprofessionnelle.

Voir les commentaires

Emploi et Salaires - FO Hebdo Pour faire reculer le gouvernement, grève interprofessionnelle le 31 mars

29 Mars 2016, 12:49pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Face aux échecs de sa politique économique, le gouvernement fait la sourde oreille.

Après plusieurs années de cadeaux au patronat, la loi Travail met le feu à la plaine sociale.

Pour empêcher la destruction du droit du travail et de leurs protections collectives,

le 31 mars les salariés feront grève.

Le texte de loi chômage et précarité, mal nommé par le gouvernement « Travail : nouvelles libertés et nouvelles protections pour les entreprises et les actifs », a été présenté en Conseil des ministres le 24 mars. Le même jour, le gouvernement engageait la procédure accélérée pour ce texte. Ce qui signifie qu’entre le dépôt d’un texte et sa discussion en séance, le délai est ramené à quinze jours et qu’une seule lecture par les deux assemblées est prévue.

Le calendrier théorique pour ce texte est donc le suivant : la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale examinera le texte du 5 au 8 avril. Viendraient ensuite les séances publiques entre le 2 et le 4 mai, puis entre les 9 et 13 mai prochains. Avec l’examen par le Sénat, ce calendrier gouvernemental augure donc d’une adoption éventuelle au cœur de l’été.

Les résultats du pacte de responsabilité : 538 600 chômeurs de plus

Le jour même de la présentation du texte en Conseil des ministres, les chiffres du chômage ont été rendus publics et c’est un nouveau revers cinglant pour la politique de l’offre, celle-là même qui devait permettre d’inverser la courbe avant la fin de l’année 2013… Ce sont 38 900 demandeurs d’emploi supplémentaires en catégorie A qui ont été recensés par la Dares en février 2016 par rapport au mois précédent. Depuis la mise en œuvre du pacte de responsabilité, les catégories A, B et C comptent 538 600 chômeurs supplémentaires alors que le président de la République promettait la création de 300 000 emplois.

Le gouvernement trouve malgré tout le moyen de se féliciter de la baisse du déficit public en 2015. Une baisse notamment due à l’effondrement de l’investissement des administrations publiques locales (- 4,6 milliards d’euros) et des administrations de Sécurité sociale (- 0,9 milliard d’euros). Ces baisses ne favoriseront évidemment pas la reprise économique. C’est pourquoi la confédération continue à revendiquer « des mesures en faveur de l’investissement public et de soutien à l’investissement privé, des hausses de salaires et traitements ».

Pour FO, seul le rapport de forces imposé par la grève interprofessionnelle et la mobilisation de la jeunesse sera en mesure de contrecarrer le calendrier du gouvernement et de le faire reculer. Plusieurs fédérations font d’ores et déjà état d’une mobilisation des salariés pour le 31 mars comme elles n’en avaient pas connu depuis plusieurs années.

Voir les commentaires

Les chiffres du chômage : l’ascension continue

29 Mars 2016, 08:49am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Les chiffres du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi en février 2016 viennent de paraitre et révèlent une situation à la fois complexe et inquiétante.

Ainsi, le nombre de demandeurs d’emploi, sans emploi et tenus de rechercher un emploi (cat. A) augmente de 1,1% ce qui représente 38 400 personnes de plus au chômage en un seul mois ! Or sur la même période, le nombre de demandeurs d’emploi en activité réduite à diminué (-1.9% pour les catégories B et C) ce qui laisse à penser que les personnes inscrites à Pôle emploi sont dans une situation de plus en plus précaires puisqu’elles n’arrivent même plus à trouver une activité réduite, un emploi à temps partiel.

La situation des personnes de 50 ans et plus sur le marché du travail ne s’améliore toujours pas et celle des jeunes de moins de 25 ans est toujours instable puisque ce mois-ci, le nombre de jeunes inscrits en catégorie A (sans emploi) augmente de 0.5%.

Face à cette situation, Force Ouvrière revendique des mesures en faveur de l’investissement public et de soutien à l’investissement privé, des hausses de salaires et traitements, afin de relancer la demande et la consommation pour permettre la création d’emplois indispensable à la résorption du chômage de masse.

Aussi, FO s’oppose à la logique économique libérale du projet de loi dit « travail » et considère que faciliter les licenciements notamment économiques et diminuer les droits des travailleurs ne facilitera pas les embauches tout simplement parce que cela ne créera pas d’emploi.

C’est pourquoi Force Ouvrière réaffirme que le social, les droits des travailleurs, le code du travail ne sont pas des freins au développement économique du pays et à l’emploi et que s’y attaquer ne fait que stigmatiser les travailleurs, opposer les personnes en emploi et les chômeurs, mettant ainsi en danger la cohésion sociale et la solidarité nationale.

Ce sont l’ensemble de ces revendications que Force Ouvrière portera lors de la journée de mobilisation du 31 mars 2016.

Voir les commentaires

Retrait du projet de loi Travail : tous sur le pont les 24 et 31 mars !

24 Mars 2016, 21:47pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Après le succès des manifestations du 9 mars, la journée du 17 mars a constitué une étape importante dans le combat pour le retrait du projet de loi Travail.

À l’appel du syndicat étudiant Unef et des syndicats de lycéens FIDL et UNL, soutenus par quatre syndicats de salariés dont FO, des dizaines de milliers de manifestants ont défilé. Une nouvelle journée aura lieu le 24 mars (du même type que le 17), jour de présentation du projet de loi en Conseil des ministres, avant passage en commission puis examen par l’Assemblée nationale en avril et en mai.

Puis ce sera le rendez-vous essentiel du 31 mars, avec appel à la grève et manifestations dans le privé et le public sur tout le territoire.

Les annonces du Premier ministre du 14 mars atténuent certains reculs mais l’essentiel reste, dont la philosophie générale. De fait, ce projet constitue pour les travailleurs une régression importante qu’il faut combattre.

Licenciements facilités, pression sur le pouvoir d’achat, rien pour dissuader les contrats précaires et consolider le CDI, remise en cause de la médecine du travail, mise en place de référendums font partie de cette régression sociale.

Ainsi, demain une entreprise connaissant quelques difficultés pourra toujours trouver, par pression ou chantage, un ou des « syndicats » acceptant que les heures supplémentaires soient moins rémunérées et/ou que la durée du travail soit augmentée, voire que les salaires soient baissés.

Et le « contrat » s’imposera au contrat de travail, le salarié qui le refuserait étant licencié pour motif personnel et non pour licenciement économique.

De telles dispositions salissent le terme de « réforme » ou le pervertissent.

Dire qu’il y a des avancées relève dès lors du subterfuge et la ficelle est un peu grosse.

Les prud’hommes ?

On en revient à la loi Macron.

La garantie jeunes ?

C’était prévu et elle ne sera pas généralisée compte tenu de son coût (plus de 4 milliards d’euros).

Alors face au conservatisme réformateur du gouvernement et de ses accompagnateurs, seul le rapport de forces peut les ramener à la raison sociale.

Ce sera le cas le 24 mars et encore plus le 31 mars.

Alors, tous sur le pont !

Voir les commentaires

FO dit NON-

22 Mars 2016, 11:24am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

  • Avec la loi Travail, les apprentis mineurs seraient beaucoup moins protégés

L’employeur ne serait plus obligé d’obtenir une autorisation préalable pour faire travailler des mineurs de moins de dix-huit ans au-delà du temps légal.

Le code du travail stipule que les apprentis de moins de 18 ans ne peuvent être employés à un travail effectif plus de huit heures par jour, ni plus de 35 heures par semaine.

Le texte actuel prévoit que l’inspection du Travail puisse accorder des dérogations à l’employeur (dans la limite de cinq heures par semaine) après avis conforme du médecin du Travail.

Selon l’avant-projet de loi, cette autorisation préalable de l’Inspection du travail et de la médecine du travail ne serait plus nécessaire. Il suffirait que l’employeur « informe » l’inspecteur du Travail et le médecin du Travail.

  • Avec la loi Travail, vous seriez moins bien payé:

    Les négociations sur les salaires, aujourd’hui annuelles, pourront n’avoir lieu que tous les trois ans.Si votre syndicat n’était pas signataire du dernier accord, il ne pourra pas demander l’ouverture de négociations avant la fin de cette période…

    Tant pis pour le rattrapage de l’inflation !

  • Avec la loi Travail, vous ne compteriez plus vos heures

    Vous êtes cadre, ou simplement considéré comme « autonome » dans une PME ou une TPE, l’entreprise vous proposera de ne plus s’embarrasser à compter vos heures,
    vous passerez au forfait : 218 jours de travail à l’année – sans compter vos heures quotidiennes et bien sûr sans majoration pour heures sup – là où,
    en étant resté à 39 heures, bénéficiant de 23 jours de RTT
     vous deviez 205 jours de travail !

    Seule concession, pour passer au forfait il faudra un accord d’entreprise, négocié au besoin dans les moins de 50 salariés non pas avec un syndicat mais avec un salarié mandaté.

  • Avec la loi Travail, vous seriez plus facilement licencié

La redéfinition du licenciement économique donnerait force de loi générale à ce qui était jusqu’alors le résultat de jugements au cas par cas, appréciés par le juge.

 La loi prévoit de fixer les critères (par exemple la durée de baisse des commandes durant quatre trimestres consécutifs, qu’un accord de branche pourrait réduire à deux !) permettant à une entreprise de justifier des licenciements économiques sans risque pour elle de les voir requalifiés « sans cause réelle et sérieuse »(ce qui donne lieu à réintégration ou indemnisation).

Mieux, si vous travaillez dans une multinationale, même si les choses vont très bien ailleurs dans le monde pour le groupe,une perte d’exploitation limitée aux établissements situés en France suffira !

  • Avec la loi Travail, votre santé serait moins surveillée

Vous n’êtes pas considéré comme soumis à un risque particulier, plus de visite d’embauche par un médecin mais une simple visite d’information et de prévention par un infirmier ou un collaborateur médecin.

 Déjà passée à deux ans, la périodicité de la visite médicale sera fonction des conditions de travail, de l’âge, de l’état de santé ainsi que des risques professionnels…

Un conseil : restez en bonne santé !

  • Avec la loi Travail, vous vous reposeriez en travaillant:

    Les dispositions initiales qui prévoyaient pour un cadre ou salarié« autonome », passé au forfait, de fractionner la durée continue de repos quotidien de 11 heures, afin que vous puissiez continuer à travailler une fois rentré chez vous, sont supprimées. Ces questions sont cependant renvoyées à une concertation ultérieure !

    Les dispositions relative à un droit nouveau à la déconnexion demeurent sujettes à interprétation. L’employeur semble conserver un pouvoir de décision unilatérale , faute d’accord d’entreprise. Quoiqu’il en soit, en l’état, cela conduirait à un droit variable selon l’entreprise.

    Cette disposition pourrait faire l’objet d’une négociation sur l’impact du numérique annoncée pour octobre 2016.

  • Avec la loi Travail, votez pour ne pas être viré:

    L’entreprise qui convaincra de la nécessité d’un accord dit de préservation ou de développement de l’emploi pourra proposer dans ce cadre une augmentation de la durée du travail, sans augmentation des salaires par exemple. Il lui suffira de trouver un ou deux syndicats, représentant 30 % des salariés, pour le signer.

    Jusqu’à maintenant, si les syndicats représentant 50 % de ces salariés n’étaient pas d’accord, ils pouvaient s’y opposer. Demain, un référendum pourra être organisé pour contourner les syndicats majoritaires s’y opposant. Démocratie ?
    Quand l’employeur peut aisément convaincre chacun individuellement qu’il risque de perdre son emploi ?Mieux encore, si le chantage a fonctionné, l’accord entre en vigueur et s’impose. Vous refusez que votre contrat de travail soit modifié en conséquence : vous êtes licencié pour motif personnel !

 

 

Voir les commentaires

Les organisations syndicales ont reçu le 16 mars la saisine rectificative du Conseil d’Etat concernant la loi travail

22 Mars 2016, 09:27am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain


. Loin du dossier de presse gouvernementale et des artifices de communication, le texte de la saisine montre qu’au delà de quelques reculs anecdotiques, certaines des évolutions proposées soulèvent de nouveaux risques pour les salariés.

L’écart entre l’affichage gouvernemental et la réalité de la nouvelle version du projet de loi commence à apparaître suite à l’envoi au Conseil d’Etat et aux confédérations syndicales de la saisine rectificative au texte de loi.

En effet, les modifications apportées au texte ont fait l’objet d’une vaste opération de communication visant à montrer la capacité de discussion - limitée il est vrai à certains « interlocuteurs privilégiés » semble - t - il - du gouvernement. Mais la fumée se dissipe suite à la publication du texte rectificatif.


Pas d’évolution sur les licenciements économiques

Les évolutions apportées au texte initial sont essentiellement cosmétiques. Par exemple concernant les licenciements économiques, la seule évolution du texte est un ajout qui demande aux juges de faire... ce qu’ils doivent déjà faire en matière de fraude. Le texte n’apporte donc aucune évolution sur ce point mais l’ajout d’une phrase permet au gouvernement de dire qu’il a évolué... pour ceux qui veulent bien faire semblant d’y croire ?


La hiérarchie des normes est toujours remise en cause

Dans le même sens, l’évolution concernant les champs d’application du référendum ne change rien à l’inversion de la hiérarchie des normes. La saisine rectificative précisant que les dispositions concernant le référendum : « s’appliquent à la date d’entrée en vigueur de la présente loi aux accords collectifs qui portent sur la durée du travail, les repos et les congés et aux accords mentionnés à l’article L. 2254-2 du code du travail ». Or la communication gouvernementale expliquait le 14 mars : « Cette nouvelle règle (ndrl : du référendum) sera appliquée dans un premier temps au chapitre relatif à la durée du travail. Elle sera ensuite progressivement étendue aux autres chapitres du code du travail au fur et à mesure des travaux de refonte prévus par le projet de loi. »

Cette affirmation est erronée. Dans la mesure où le texte de loi, en ouvrant le champ d’application à l’article L.2254-2, rend ces accords d’entreprises validés par référendum immédiatement applicables aux accords de préservation ou de développement de l’emploi, autant dire que ce référendum sera immédiatement applicable à tout accord !


Des branches qui ne serviraient plus à négocier mais à analyser la vie du secteur

La communication gouvernementale est également prise en défaut quand elle affirme que le texte de loi « renforce » les branches.

En effet le texte précise : « la négociation de branche vise à définir des garanties s’appliquant aux salariés employés par les entreprises d’un même secteur, d’un même métier ou d’une même forme d’activité et à réguler la concurrence entre les entreprises de ce champ ».

Mais il ne s’agit encore ici que d’un artifice.

En effet, dans la mesure où les accords d’entreprises permettront de déroger aux normes de la branche, la portée de ces accords de branche sera mécaniquement réduite. Par contre le texte de loi prévoit de mettre en place des commissions visant à exercer des « missions d’observatoire de branche ».


Suppression des plafonds des indemnités des prudhommes... mais aussi du plancher

L’évolution principale du texte concerne le barème des indemnités prud’homales qui deviendrait indicatif. Au passage cette évolution ne manquera pas de générer de nouveaux contentieux si l’indemnité attribuée s’éloigne de ce barème indicatif. En effet, « indicatif » est aussi « incitatif »... en attendant de redevenir obligatoire une fois la contestation sociale passée ?...

Mais, comme pour la première version du texte de loi, le plancher d’indemnisation disparaît. En effet, un licenciement sans cause ni réelle ni sérieuse entraîne automatiquement une indemnité, à la charge de l’employeur, pour le salarié lésé. Cette indemnité est aujourd’hui, au minimum, de six mois de salaire. C’est ce plancher qui, en l’état actuel du texte, faute de décrets d’application, disparaît.


A suivre

Pendant 48 heures, toutes les analyses sur ce nouveau texte étaient basées sur les outils de communication du gouvernement. La lecture attentive de la saisine rectificative montre que cette communication était - délibérément ? - parcellaire.

La rédaction de FO Hebdo continue l’analyse de ce texte et reviendra sur les autres modifications apportées au texte initial notamment concernant la suppression des 61 principes dits Badinter ou encore la question du mandatement dans les petites entreprises.

Mathieu Lapprand

Voir les commentaires

Rétropédalage sur l’indemnité kilométrique vélo

15 Mars 2016, 09:48am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Juridique

Rétropédalage sur l’indemnité kilométrique vélo

samedi 12 mars 2016 Clarisse Josselin

Le décret d’application relatif à l’indemnité kilométrique versée par l’employeur aux salariés qui se rendent sur leur lieu de travail à vélo – avec ou sans assistance électrique – est paru le 12 février au Journal officiel. Son montant est proportionnel à la distance parcourue, qui doit être la plus courte possible. Le tarif est fixé à 25 centimes d’euro du kilomètre. Cette indemnité peut se cumuler avec la prise en charge de l’abonnement aux transports collectifs, mais uniquement si le vélo est utilisé pour rejoindre un arrêt de bus ou une gare, et que « les abonnements ne permettent pas d’effectuer ces mêmes trajets », précise le décret.

Ce dispositif de lutte contre la pollution était entré en vigueur au 1er janvier 2016 mais inapplicable faute de décret. Il avait été instauré par la loi de transition énergétique d’août 2015, qui prévoyait initialement sa mise en place au 1er juillet 2015.

À l’origine, le versement de l’indemnité vélo était obligatoire pour tous les employeurs, dans le public comme dans le privé, au même titre que le remboursement des frais de transport en commun. La somme était exonérée d’impôt sur le revenu pour le salarié et de cotisations sociales pour l’employeur.

Une mesure facultative, réservée au secteur privé

Un amendement gouvernemental à la loi de finances, voté par les députés le 1er décembre 2015, a mis un coup de frein à la mesure. Le versement de l’indemnité vélo, désormais facultative, est également limité aux employeurs du secteur privé.

Le montant de la participation versée par l’employeur est exonéré des cotisations sociales et d’impôt sur le revenu, mais dans la limite de 200 euros par an et par salarié, soit le même plafond que celui qui s’applique aux indemnités kilométriques en voiture. Avec ce plafond, sur quarante-sept semaines travaillées par an, le cycliste gagnera donc au mieux 0,85 centime d’euro par jour, soit le remboursement d’un trajet aller quotidien de moins de 2 km.

La mise en place de l’indemnité vélo se fait via un accord d’entreprise ou peut être décidée unilatéralement par l’employeur, après consultation du comité d’entreprise ou des délégués du personnel.

Zoom : Et l’abonnement vélo ?
L’abonnement à un service public de vélos en libre service (Vélib…) doit être pris en charge à hauteur de 50 % par l’employeur, dans le cadre du remboursement des frais de transport domicile-travail.
Cette aide peut se cumuler avec celle sur l’abonnement aux transports publics, si le parcours le justifie.

Voir les commentaires

Un projet de décret précise la composition et le rôle du comité de pilotage du tiers payant

15 Mars 2016, 09:45am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Complémentaire santé

Un projet de décret précise la composition et le rôle du comité de pilotage du tiers payant

jeudi 10 mars 2016 Secteur Retraites

La Direction de la Sécurité sociale travaille actuellement sur un projet de décret relatif au comité de pilotage du tiers payant, en application de l’article 83 de la loi de modernisation de notre système de santé.

Selon le projet présenté aux différentes parties prenantes, le comité de pilotage est créé pour une durée de trois ans et se réunit au moins deux fois par an. Il devra, selon le projet de décret, évaluer la mise en oeuvre du tiers payant au cours des différentes étapes de la généralisation, notamment pour les frais relatifs aux soins des assurés souscripteurs de contrats bénéficiant de l’aide au paiement d’une complémentaire santé à compter du 1er juillet 2015 ; des assurés reconnus atteints d’une ALD et des assurés bénéficiant de l’assurance maternité à compter du 1er janvier 2016 ; et enfin de l’ensemble des assurés dans le cadre de la généralisation à compter du 1er janvier 2017.

Cette évaluation peut donner lieu, « en tant que besoin, à la formulation de recommandations visant à améliorer la procédure de tiers payant et à faciliter l’exercice de celui-ci par les professionnels de santé », précise le texte.

(Source : dépêche AEF N°532746 du 1er mars 2016)

Voir les commentaires

Déclaration commune CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

15 Mars 2016, 09:41am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Les mobilisations, notamment celles du 9 mars initiées par les organisations de jeunesse et les organisations syndicales de salariés (CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL), ont contraint le gouvernement à des concessions sur la loi Travail.

Pour autant les aménagements annoncés par le Premier Ministre ne changent pas la philosophie générale du projet. Il ne répond pas aux aspirations fortes, exprimées par les jeunes, les salarié-e-s et les chômeurs pour l’accès à l’emploi et sa sécurisation. La création d’emplois de qualité ne justifie pas la casse du code du travail mais nécessite un changement de politique économique et sociale.

Ce texte continue à diminuer les droits des salarié-e-s et à accroître la précarité, notamment des jeunes. Décentralisation de la négociation collective au niveau de l’entreprise et affaiblissement des conventions collectives de branches, fragilisation des droits individuels acquis, mise en cause des majorations des heures supplémentaires, facilitations des licenciements, affaiblissement de la médecine du travail… sont autant d’exemples de régressions qui demeurent.

L’universalité de la garantie jeune sans les moyens en conséquence relève d’un effet d’annonce. Face au chômage et à la précarité auxquels sont confrontés les salarié-e-s, les femmes et les jeunes en particulier, l’urgence est à la conquête de nouveaux droits.

Les organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) soutiennent et appuient les actions des 17 et 24 mars. Elles confirment leur appel à la mobilisation par la grève et les manifestations le 31 mars pour obtenir le retrait de ce projet de loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.

Paris, le 14 mars 2016

Voir les commentaires

1 2 > >>