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Service civique : une fausse bonne réponse pour pallier les besoins des personnes âgées

30 Août 2016, 09:34am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Retraite

Service civique : une fausse bonne réponse pour pallier les besoins des personnes âgées

dimanche 28 août 2016 Union Confédérale des Retraités-FO

Les idées ne manquent pas à la Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, Marisol Touraine, pour trouver des moyens de pallier les besoins en matière de prise en charge des retraités et personnes âgées en perte d’autonomie.

Avec l’appui de l’Agence du service civique, elle a lancé un programme de développement de nouvelles missions de volontaires bénévoles en 2016 et 2017, en direction des personnes âgées, des personnes handicapées et des usagers des établissements de santé en 2016.

Qui sont ces volontaires bénévoles ?

Des jeunes âgés de 16 à 25 ans qui pourront s’engager pour 6 à 12 mois dans une mission d’intérêt général auprès d’un organisme agréé. Ils pourront ainsi participer à la mise en place d’actions sociales ou culturelles au sein des maisons de retraite (structures publiques et privées d’intérêt collectif) pour aider les résidents à se servir des outils numériques, pour maintenir les relations familiales et, tout simplement, pour contribuer à renforcer le lien social. Par le biais de l’association Monalisa, ils pourront aussi se rendre chez les personnes âgées isolées pour leur apporter écoute et soutien. Pour ce faire, la ministre a pris appui sur les Agences régionales de santé (ARS) pour leur demander d’informer l’ensemble des établissements et associations gestionnaires de l’opportunité que serait l’accueil de ces jeunes en service civique et l’importance de leur rôle essentiel au sein de ces structures.

Mais n’en déplaise à la ministre qui ambitionne le déploiement de 17 000 nouvelles missions en 2016 et 25 000 en 2017, elle oublie bien vite la situation précaire de ces jeunes volontaires. Le Service civique universel (SCU) n’est pas un emploi salarié. Il n’ouvre pas droit à un salaire mais à une simple indemnité financée par l’Etat de 467,34 euros nets par mois, quelle que soit la durée hebdomadaire du contrat. Il n’ouvre ni droit au chômage, ni droit automatiquement à une mutuelle. Si l’ensemble des trimestres de service civique effectués sont pris en compte au titre de l’assurance-retraite du régime de base, il n’en est pas de même pour la retraite complémentaire. Enfin, la structure d’intervention du jeune volontaire n’a pas d’obligation de formation, mais se contente de désigner un tuteur, simple garant du bon déroulement de la mission.

La mission de service civique n’est pas un emploi et l’empathie n’est pas un diplôme

Pour l’UCR-FO, le service civique est sans conteste une fausse bonne réponse pour l’emploi des jeunes. Le recours massif par les établissements et associations au bénévolat des jeunes risque aussi d’être une spirale dangereuse tirant vers le bas les conditions d’emploi des personnels, les conditions de traitement des personnes âgées, voire un facteur de dumping social ; le but étant bien sûr de faire des économies budgétaires sur le nombre de postes de professionnels. C’est un programme qui présente bien des dangers en matière sociale et économique.

Pour toutes ces raisons, l’UCR-FO revendique de vrais emplois, un vrai travail pour la prise en charge de la perte d’autonomie des retraités et personnes âgées

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Pour l’OFCE, la loi Travail pourrait être un frein à la croissance économique

23 Août 2016, 09:48am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

vendredi 19 août 2016 Nadia Djabali

Les réformes structurelles du marché du travail sont-elles utiles pour la croissance économique, la redistribution des revenus et la lutte contre le chômage ? Certainement pas et peut-être bien au contraire, conclut une étude menée par quatre économistes et publiée en juillet 2016 par l’Observatoire français des conjonctures économiques, un organisme indépendant de prévision, de recherche et d’évaluation des politiques publiques rattaché à Sciences po.

L’organisme confirme ainsi à coup de d’équations mathématiques, de diagrammes en 3D et de courbes, les craintes des organisations syndicales. Selon l’OFCE, la loi Travail votée en juillet pourrait être un frein à la croissance tout en augmentant le chômage et les inégalités.

Redistribution des richesses

L’observatoire remarque également que des relations déséquilibrées entre syndicats et patronat, au profit de ce dernier, affectent à terme la croissance. Il ajoute : « Chaque fois que les gains de productivité ne sont pas partagés avec les travailleurs mais sont retenus par les capitalistes ou les allocations de chômage sont réduites ou éliminées, la situation macroéconomiques a tendance à empirer en termes de taux de chômage et de croissance à long terme du revenu et de la productivité. » Avant d’ajouter que plus la compétition sur le marché du travail est rude, plus il est difficile à certains mécanismes d’innovation et de croissance d’opérer.

FMI et OCDE

Une étude qui rappelle en partie les conclusions d’économistes de l’OCDE en 2014 et du FMI en 2015. Dans un rapport intitulé « Tous concernés : pourquoi moins d’inégalité bénéficie à tous », L’OCDE avait montré que l’augmentation des inégalités entre 1985 et 2005 avait ôté en moyenne 4,7 points de croissance cumulée dans les pays développés.

En juin 2015, le FMI avait à son tour publié un document sur les causes et les conséquences des inégalités. Plus les riches sont riches, moins la croissance est forte, avaient-ils indiqué. Une position venant à contre-courant de l’orthodoxie néolibérale qui considère que les dépenses des catégories les plus aisées ruissellent vers l’ensemble de la société.

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Les Chiffres utiles

16 Août 2016, 10:22am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

16 Août 2016

Les Chiffres utiles

Les chiffres font partie de la vie quotidienne et nous sommes aujourd’hui noyés sous une quantité impressionnante de données et de statistiques.

Difficile de se retrouver dans ce dédale.

C’est pourquoi Force Ouvrière vous informe régulièrement de l’évolution de certains de ces repères précis.

Ce qui change

Les tarifs réglementés du gaz, appliqués par Engie (ex-GDF Suez), ont augmenté, au 1er juillet 2016, en moyenne de 0,4 % par rapport au barème en vigueur en juin 2016.

La gratuité des moyens de contraception pour les jeunes filles âgées de 15 à 18 ans a été étendue, au 1er juillet 2016, à l’ensemble des actes liés à celle-ci (consultations médicales, examens biologiques...).

Tous les chiffres

  • Indices des prix à la consommation (INSEE)

    JUILLET 2016
    - 0,4 %

    VARIATION SUR UN AN
    + 0,2 %

    En juillet 2016, l’indice des prix à la consommation (IPC) baisse de 0,4 % sur un mois, après une hausse de 0,1 % en juin.

    Prochaine parution le 14 septembre 2016 à 08h45 - août 2016

  • Indice de référence des loyers

    1er trimestre 2016, l’indice de référence des loyers atteint 125,26 – évolution sur un an : +0,06%

    Prochaine parution le 13 juillet 2016 à 08h45 - 2e trimestre 2016

    L’article 9 de la loi n° 2008-111 du 8 février 2008 a modifié l’indice de référence des loyers. Le nouvel indice correspond à la moyenne, sur les douze derniers mois, de l’indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers.

  • Cotisations sociales, en pourcentage du salaire brut

    CSG : 7,5% depuis le 1er janvier 1998 (au lieu de 3,4%) et sur 98,25% du salaire depuis le 1er janvier 2012.
    CRDS(1) : 0,5% depuis le 1er février 1996 et sur 98,25% du salaire depuis le 1er janvier 2012.

    SÉCURITÉ SOCIALE
    Assurance-maladie : 0,75%
    Assurance-vieillesse : 6,90%
    Assurance-vieillesse déplafonnée : 0,35%

    ASSURANCE-CHÔMAGE
    Cotisation UNEDIC
    tranches A et B : 2,40%
    APEC (2) : 0,024%

    RETRAITES COMPLÉMENTAIRES
    ARRCO (Taux minima obligatoires)
    Non-cadres tranche A : 3,10%
    Non-cadres tranche B : 8,10%
    AGIRC
    Cadres tranches B : 7,80%
    Cadres tranches C : variable.
    Cotisation AGFF
    Tranche 1 (3) : 0,80%
    Tranches 2 et B (4) : 0,90%

    Retraite complémentaire Agirc et Arrco
    Valeurs des points et salaires de référence au 1er avril 2014
    Agirc à 0,4352 euro
    Salaire de référence : 5,3075 euros
    Arrco à 1,2513 euro
    Salaire de référence : 15,2589 euros

    (1) Contribution au remboursement de la dette sociale.
    (2) Association pour l’emploi des cadres.
    (3) Tranche 1 : dans la limite du plafond de la Sécu.
    (4) Tranches 2 et B : entre 1 et 4 fois le plafond de la Sé
    cu.

  • Le SMIC

    Depuis le 1er janvier 2016 : 9,67 euros l’heure, soit 1 466,62 euros brut par mois pour 151,67 heures.

  • Fonctionnaires

    Minimum de traitement dans la fonction publique depuis le 1er juillet 2016 : 1 439,35 euros brut.

  • Plafond mensuel de la Sécurité Sociale

    Du 1er janvier au 31 décembre 2016 : 3 218 euros.

  • Assurance-Vieillesse

    Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA)
    (anciennement « minimum vieillesse »).
    Au 22 octobre 2014 : 800 euros par mois pour une personne seule et 1 242 par mois pour un couple.
    Minimum contributif majoré : 8 256,09 euros par an pour une personne seule (soit 688 euros par mois).

  • Honoraires médicaux

    Médecine Conventionnée (tarifs secteur 1)
    Au cabinet du médecin omnipraticien : 23 euros
    Au cabinet du médecin spécialiste : 25 euros

  • Allocations Familiales

    2 enfants : 129,35 euros
    3 enfants : 295,05 euros
    Par enfant en plus : 165,72 euros
    Majoration pour âge des allocations :
    36,16 euros de 11 à 16 ans
    et 64,29 euros après 16 ans.
    Pour vos enfants nés après le 30 avril 1997 vous ne recevrez pas ces deux majorations ; vous recevrez une majoration de 64,67 euros à partir du mois suivant leur 14e anniversaire.

  • Chômage

    L’allocation doit s’élever à 28,58 euros par jour au minimum, mais ne peut dépasser 75% du salaire journalier de référence (salaire des douze mois qui ont précédé la rupture du contrat de travail).
    Vous trouverez tous les détails des « Allocations chômage » ci-dessous.

  • Les allocations chômage

    LES RÈGLES D’INDEMNISATION
    Le principe, c’est qu’un jour cotisé égale un jour indemnisé.
    Trois paramètres sont pris en compte.
    1 - La période de référence. C’est la période pendant laquelle on regarde si le demandeur d’emploi a travaillé, donc cotisé. Pour les moins de 50 ans, ce sont les 28 derniers mois à compter de la rupture du contrat de travail. Pour les plus de 50 ans, ce ne sont pas 28 mois, mais 36.
    2 - La durée minimale de cotisation. Pour être indemnisé, il faut avoir travaillé au minimum 4 mois, soit 122 jours dans la période de référence.
    3 - Les durées maximales d’indemnisation. Pour les moins de 50 ans, la durée maximale est de 24 mois. Pour les 50 ans et plus, cette durée est de 36 mois. Exemple : un salarié qui a travaillé 4 mois dans les 28 derniers mois (il a moins de 50 ans) aura droit à 4 mois d’indemnisation. S’il avait travaillé 7 mois, il aurait eu droit à 7 mois d’indemnisation.
    Autre exemple : un salarié de plus de 50 ans qui a travaillé 27 mois aura droit à 27 mois d’indemnisation ; s’il avait travaillé 46 mois, il aurait eu droit à 36 mois, soit le plafond.
    Ces règles s’appliquent à compter du 1er juillet 2014 pour les procédures de licenciements individuels ou collectifs engagées à compter de cette date. Si la procédure a été engagée avant, ce sont les anciennes règles qui s’appliquent.

    Montant des allocations
    Dans le cas général, le mode de calcul de votre allocation s’établit comme suit.
    Une comparaison est effectuée entre :
    40,4% de l’ancien salaire brut plus une partie fixe de 11,72 euros par jour ;
    57% de cet ancien salaire brut ;
    l’allocation minimale de 28,58 euros. C’est le montant le plus favorable pour l’allocataire qui sera retenu.
    Une réserve cependant, le montant de l’allocation ne peut jamais dépasser 75% du salaire journalier de référence.

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