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L’austérité fragilise le respect des principes républicains

25 Octobre 2016, 09:24am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière

Trois fédérations FO ont tenu leur congrès la semaine dernière : l’Action sociale, les Finances et l’Éducation-Culture, congrès auxquels j’ai participé.

Elles ont, comme notre récent Comité confédéral national, appuyé le comportement de la confédération, en particulier par rapport à la loi Travail, sur notre attachement aux valeurs républicaines et sur le respect de la liberté de comportement et de l’indépendance syndicale.

Dans les trois congrès, les militant(e)s ont aussi mis l’accent sur les questions de pouvoir d’achat, d’emploi, de restriction du service public et de dégradation importante des conditions de travail.

Comme nous ne cessons de le répéter, ce sont là les conséquences des politiques économiques et sociales d’austérité menées en Europe et dans chacun des pays membres.

Ces politiques laissent la main libre aux marchés financiers, favorisent la rente et les dividendes, pénalisent l’activité économique et, en France, fragilisent le respect des principes républicains.

Tordre le cou à ces politiques économiques est de plus en plus une nécessité économique, sociale et démocratique.

Le président de la République a tort, dans une interview la semaine dernière à L’Obs, de dire que lors de son arrivée à l’Élysée le pacte budgétaire européen était déjà signé.

Il avait en effet toujours la possibilité de demander sa renégociation, et ce, d’autant plus qu’il est passé plus tard au Parlement.

De fait, à cette époque, la France, deuxième puissance de la zone euro, était attendue par plusieurs pays et leur a en quelque sorte fait faux bond.

Nous ne commenterons pas les autres éléments de l’interview ni le livre d’entretiens publié par deux journalistes, qui fait couler beaucoup d’encre et suscite de nombreuses réactions.

Mais s’agissant de la loi Travail, nous confirmons que c’est une loi contraire aux intérêts des salariés et à l’application des valeurs républicaines, s’exprimant notamment depuis 1936 par le principe de faveur.

Nous ne sommes pas masochistes. Si cette loi était une loi de progrès social, nous la soutiendrions.

Sauf que c’est une loi de régression, raison pour laquelle nous demandons son abrogation. 

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Communiqué de FO Plafonnement des exonérations de cotisations sociales sur les ASC : encore une attaque frontale sur les droits des salariés

18 Octobre 2016, 11:27am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Une nouvelle fois, sans aucune concertation, pourtant promise à l’issue du vote de la loi travail, le gouvernement tente de réintroduire par amendement au PLFSS 2017 le dispositif de plafonnement des exonérations ASC.

La logique envisagée par le gouvernement consisterait en une enveloppe forfaitaire annuelle globale plafonnée pour l’ensemble des ASC. Sous prétexte d’équité, ce système établirait un véritable nivellement par le bas des droits des salariés.

Force Ouvrière s’oppose à cette logique. En effet l’exonération de cotisations sociales sur les ASC gérées par les Comités d’entreprise représente un choix de politique sociale et ne constitue pas à ce titre une perte de recettes comme l’évoque le gouvernement.

La logique de plafonnement global des sommes exonérées risquerait de réduire les CE à de simples distributeurs sans plus aucune marge de manœuvre visant à établir de véritables choix en matière de politique sociale. De plus ce dispositif contribuera à diminuer encore le taux de départ en vacances des salariés.

D’autre part, pour FO, les avantages versés et contributions du CE ne pourront jamais se substituer à de véritables augmentations de salaire.

C’est pourquoi, FO réclame l’ouverture d’une large concertation permettant d’établir un état des lieux complet avant toute remise en cause de la pratique actuelle des exonérations sociales sur les ASC et s’oppose à toute réforme qui aurait par ailleurs des conséquences désastreuses en terme d’emploi sur tous les secteurs d’activité intervenant dans le champ des ASC.

Alors qu’il s’agirait de récupérer 1,4 milliard d’euros de recettes, oubliant au passage les effets négatifs sur l’activité de l’emploi, le gouvernement serait plus inspiré de lutter plus fortement contre l’évasion fiscale.

Décidément, ce sont toujours les mêmes qui paient la facture !

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Prélèvement à la source : compliqué, coûteux et dangereux pour les salariés

11 Octobre 2016, 14:57pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Pour vendre son projet de prélèvement à la source (PAS) de l’impôt sur le revenu, le gouvernement vante une réforme simplifiant l’impôt par la « contemporanéité » entre la perception des revenus et leur imposition. Au vu du texte soumis au Parlement, une grande complexité fiscale s’annonce au contraire pour les salariés-contribuables. Sans compter que le dispositif, qui devrait entrer en vigueur au 1er janvier 2018, est porteur de mesures qui pèseront sur le pouvoir d’achat.

Zones grises pour une année blanche

L’année 2017 sera une année blanche, c’est-à-dire sans fiscalisation des revenus. Le contribuable recevra un avis d’imposition qui notifiera un Crédit d’impôt de modernisation du recouvrement (CIMR) qui annulera l’imposition des revenus. En 2017 toutefois, les salariés ne seront pas exemptés de l’impôt sur le revenu puisqu’ils s’acquitteront de celui portant sur leurs revenus de 2016. Par ailleurs, un revenu exceptionnel (vente d’un bien immobilier…) perçu en 2017 sera imposable. Les crédits d’impôt pour des dépenses réalisées en 2017 (travaux d’habitation…) seront pris en compte mais de manière décalée. Ils ne seront restitués au contribuable que plus d’un an après, soit au milieu de l’année 2018. Pour se prémunir contre l’optimisation fiscale (déclarer un maximum de dépenses), l’État a prévu par ailleurs d’allonger le délai de prescription de ces contrôles. L’administration pourra ainsi demander des justificatifs sur les revenus de 2017 pendant quatre années. Actuellement, la prescription pour le contrôle est de trois ans.

Le salarié perd le contrôle de son impôt

Dès 2018, « le contribuable salarié n’a plus la main sur le paiement de l’impôt puisque celui-ci est prélevé directement sur le salaire », explique Frédéric Liautaud, chargé de la mission fiscale au syndicat FO de la DGFIP (finances publiques). Le système de prélèvement d’un acompte sur le salaire contraindra en parallèle le contribuable à réaliser des démarches supplémentaires auprès de l’administration afin de régulariser sa situation.

L’assiette qui coûtera cher

L’assiette de la retenue du prélèvement à la source sera constituée du montant net imposable sur les salaires versés, ainsi que des « avantages accordés », par exemple des crédits d’impôt ou abattements spécifiques. L’assiette de l’acompte sera calculée avant application des mesures relatives aux frais professionnels et de l’abattement de 10 % sur les pensions et retraites… « Pour le contribuable, cela revient à faire une avance de trésorerie à l’État car les frais et l’abattement seront remboursés a posteriori », explique Frédéric Liautaud.

Des restitutions renvoyées aux calendes grecques

À partir de 2018, l’application des réductions, exonérations ou autres déductions fiscales va se compliquer en cas de changement de situation en cours d’année. Le contribuable devra attendre sa déclaration d’impôts pour informer l’administration de ces changements, laquelle transmettra alors un nouveau taux de prélèvement à l’employeur. « La régularisation vis-à-vis du contribuable interviendra plus d’un an après. Par ce règlement a posteriori, l’État détiendra une trésorerie abusive », s’irrite Frédéric Liautaud. Ce décalage dans la régularisation pourra porter sur les déclarations de cotisations syndicales, de dons à des associations, de travaux d’amélioration d’une habitation…

Néanmoins, le contribuable pourra informer en cours d’année l’administration de ces changements et lui demander de baisser le taux de prélèvement. Attention toutefois, cette modulation à la baisse du taux devra être supérieure à - 10 % pour un montant minimum de 200 euros de moins à prélever. Attention encore, une modulation à la baisse « trop importante » sera sanctionnée, ainsi que les demandes abusives de modulation. En revanche la modulation à la hausse « sera encouragée » par l’administration pour éviter une importante régularisation ultérieure. « Le système du prélèvement à la source complexifie ces démarches, notamment par l’étape supplémentaire de la transmission des modifications à l’employeur », constate FO DGFIP.

Un sale coup pour les jeunes et les précaires

Le projet indique que le salarié devra s’acquitter du paiement de l’impôt dès sa première année d’activité et non plus l’année qui suit. « Cela aura un impact financier important sur ces jeunes salariés et/ou précaires », s’indigne FO DGFIP. Cerise sur le gâteau, « en l’absence de taux transmis par l’administration », puisque ce jeune est inconnu de l’administration fiscale, c’est « le collecteur », c’est-à-dire l’employeur, qui « appliquera un taux proportionnel sur la base d’une grille de taux par défaut [fournie par l’administration, NDLR] dépendant du montant de la rémunération versée ». Ce même système sera appliqué notamment aux salariés effectuant un contrat court. La mission de l’employeur va donc bien au-delà de la collecte de l’impôt. En affectant un taux de prélèvement à la source au salarié-contribuable, il se substitue à la mission régalienne de l’État.

Les taux qui informent l’employeur

Un couple aux niveaux de salaires très différents pourra opter pour une individualisation du taux d’imposition du foyer fiscal. Pour autant il ne sera pas maître de son choix. « Le taux et l’option étant respectivement calculés et proposés par l’administration », précise le projet. Selon les modalités choisies, ce système apporta des informations à l’employeur, lequel connaît déjà des éléments d’état civil du salarié. Pour tenter de masquer sa situation personnelle (revenus autres que salariaux…), un salarié pourra demander aussi que son taux de prélèvement ne soit pas transmis à son employeur. C’est l’employeur qui affectera alors à ce salarié un taux « neutre » de prélèvement correspondant, selon la grille de l’administration, au niveau d’imposition des salaires perçus. « Pour un employeur, cela signifiera qu’il y a anguille sous roche. Que le salarié cherche à cacher un revenu autre que son salaire », indique FO DGFIP. Plus largement, ces indications fournies sur un plateau à l’employeur ne pourront que compliquer l’exercice de revendications, salariales notamment.

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Résolution du Comité Confédéral National de la CGT Force Ouvrière - Paris, les 29 & 30 septembre 2016

4 Octobre 2016, 09:11am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Réuni les 29 et 30 septembre 2016 à Paris, le Comité Confédéral National (CCN) s’inscrit dans l’ensemble des revendications des résolutions du XXIIIe Congrès confédéral de février 2015 à Tours.

Pour l’abrogation de la Loi relative au travail

Ultra minoritaire, imposée à coups de 49.3, la loi « Travail » détruit des droits collectifs et accroît les inégalités ainsi que la précarité, notamment des jeunes, dans la continuité du pacte budgétaire européen et du « pacte de responsabilité ». L’inversion de la hiérarchie des normes concernant dans un premier temps, le temps de travail et la poursuite des travaux de réécriture du Code du travail s’inscrivent dans une destruction programmée des conventions collectives de branches par le transfert de pans entiers du droit du travail et de la négociation collective au niveau de l’entreprise anticipant celle des statuts de la fonction publique. La remise en cause du rôle de la branche ; celle de droits individuels acquis ; la remise en cause des majorations des heures supplémentaires ; les facilitations des licenciements ; l’affaiblissement de la médecine du travail sont au cœur de ce texte. Force Ouvrière poursuit son combat contre ce texte, y compris sur les aspects juridiques, constitutionnels, conventionnels et règlementaires. Le CCN revendique l’abrogation de cette loi inacceptable.

Pour l’augmentation des salaires, la création d’emplois de qualité et l’investissement productif

Le niveau global et dramatique du chômage rappelle que cette politique économique est néfaste. La consommation et l’investissement notamment public, l’innovation, en particulier industrielle, sont les clés pour relancer l’activité, l’emploi et la croissance.

Devant les difficultés industrielles touchant de nombreux secteurs et face au manque de soutien des politiques, le CCN revendique une véritable politique industrielle créatrice d’emplois et défendant l’industrie sur notre territoire national, y compris en autorisant la prise de majorité de capital par l’Etat, temporaire ou définitive, quand la situation l’exige pour sauver l’emploi.

Pour le CCN, l’augmentation du pouvoir d’achat demeure la revendication prioritaire et immédiate pour les travailleurs. Il revendique notamment un SMIC à 1 370 € net par mois, soit 80% du salaire médian, et une augmentation générale des salaires, des rémunérations des apprentis, des pensions, des retraites, des allocations et des minima sociaux. Le CCN revendique le retour de l’indexation des retraites et pensions sur les salaires. Dans la Fonction Publique, la perte du pouvoir d’achat se poursuit. Le CCN continue de revendiquer l’augmentation immédiate de 8% et l’attribution de 50 points d’indice.

Le CCN dénonce et combat la détérioration des conditions de travail accentuée par les phénomènes de stress engendrés par les nouvelles déréglementations.

Pour le CCN, le CDI est la forme normale de relation de travail et doit le demeurer. Aussi, il dénonce l’utilisation abusive faite des contrats courts et précaires (CDD, Intérim…). Le CCN rejette le pacte de responsabilité, accordant 100 milliards en trois ans au patronat doublé d’un marché de dupes en matière d’emplois, affaiblissant de plus le financement de la Sécurité sociale et le fonctionnement des services publics du fait des exonérations et des 50 milliards de réduction de dépenses publiques et sociales. Le CCN condamne l’attribution des aides publiques aux entreprises distribuées sans ciblage, sans conditionnalité, ni contrôle. Le CCN rappelle son opposition à toutes formes d’exonération de cotisation de Sécurité sociale qui mettent en cause le salaire différé et l’ensemble de la protection sociale collective.

Le CCN rappelle sa revendication d’une grande réforme fiscale fondée sur une proportionnalité juste et redistributive, ainsi que son opposition à la mise en place d’un prélèvement à la source, antichambre de la fusion IRPP/CSG.

Défendre la République et notamment l’Egalité de droits

Le CCN réaffirme son attachement à la République, une, indivisible et laïque, facteur consubstantiel à l’égalité de droits. Il s’oppose à la réforme territoriale, atomisant l’action publique, créant des régions autonomes et omnipotentes et faisant disparaître ou affaiblissant les communes et départements. Le CCN s’oppose également à la loi santé, à la maitrise comptable ainsi qu’aux mesures d’économies imposées à la protection sociale. Il s’oppose aussi à la loi de refondation de l’école et à ses conséquences, notamment les réformes du collège et des rythmes scolaires. Il rappelle son attachement indéfectible au statut général et aux spécificités des 3 versants de la fonction publique. Le CCN revendique une augmentation des moyens humains et financiers pour les institutions du service public de l’emploi (Pôle Emploi, missions locales, AFPA, etc.), afin d’endiguer la détérioration continue du service rendu et de permettre un retour plus rapide vers l’emploi.

S’agissant de la numérisation et de la digitalisation, le CCN revendique une approche collective en termes de droits et statuts, les progrès techniques ne devant pas être un prétexte pour la personnalisation de la relation sociale et économique contraire aux droits individuels et collectifs. Le CCN dénonce les propositions visant à instaurer un « revenu de base », qui n’est qu’un moyen d’avaliser le sous-emploi en cherchant à rendre acceptable la précarité au titre de la charité, engendré notamment par l’« ubérisation » au lieu de la combattre.

Le CCN dénonce la Programmation Pluriannuelle de l’Energie, purement idéologique, qui va accroître les coûts et la précarité énergétique et s’inscrit à contre sens des besoins tant sociaux qu’économiques.

La crise économique toujours en cours sert aussi de prétexte aux tenants du libéralisme pour réduire à néant la liberté des travailleurs, que ce soit à travers la remise en cause de l’expression démocratique des salariés de faire valoir leurs droits qu’à exprimer un rapport de forces. La persistance de l’état d’urgence ainsi que la loi sur le renseignement menacent les libertés individuelles et collectives. Par ailleurs, le CCN n’accepte aucune remise en cause du droit de grève et de manifester et soutient l’action des travailleurs pour défendre partout dans le monde ce droit essentiel mais chaque jour remis en cause. De plus, face à l’absence de politique commune des Etats et aux drames humains quotidiens, le CCN réclame la mise en place d’une solidarité et d’une politique migratoire européenne.

Le CCN exige l’arrêt des tractations menées en catimini par la Commission européenne avec d’autres Etats notamment les accords TTIP, TISA ou celui initié avec la Chine.

Libres, indépendants, revendicatifs

Le CCN réaffirme son profond attachement à la liberté et à l’indépendance syndicale qui sont à la base de toutes les actions revendicatives de FO dans la négociation comme dans l’action. Fidèle à ses principes, FO ne donnera aucune consigne de vote à l’occasion des diverses élections politiques, en particulier pour les premiers et deuxièmes tours des élections présidentielles 2017. Le CCN revendique l’abrogation des lois liberticides dites de représentativité et condamne la loi relative au « dialogue social et à l’emploi » qui porte atteinte aux institutions représentatives du personnel et aux syndicats, affaiblissant le rôle essentiel des CHSCT, instance à part entière et fusionnant les négociations collectives obligatoires. Si la restructuration des branches doit permettre d’assurer une meilleure couverture conventionnelle pour tous les salariés à condition de respecter la hiérarchie des normes, le CCN appelle à la plus grande vigilance quant aux risques de remise en cause des droits conventionnels et de la représentation des salariés du fait des fusions et élargissements à venir. Le CCN se félicite de la décision de l’OIT exigeant de la France, suite à la plainte de Force Ouvrière, de réviser sans délai, les règles de désignation des délégués syndicaux et exige du gouvernement l’application de cette décision.

Le CCN apporte son soutien à toutes les unions départementales et unions locales dont les conditions de mise à disposition des locaux sont remises en cause par les collectivités pouvant aller jusqu’à des menaces d’expulsion pure et simple.

Pour le CCN c’est une attaque de plus contre les moyens d’action des syndicats et de défense des intérêts des travailleurs.

Face à toutes ces attaques, le développement syndical est une priorité : le CCN appelle l’ensemble des structures et militants à amplifier la syndicalisation en développant de nouvelles implantations et en renforçant les structures existantes par l’augmentation du nombre d’adhérents y compris dans les TPE. Le CCN apporte son soutien à tous les syndicats FO et tous les travailleurs qui, chaque jour, combattent y compris par la grève, pour défendre leurs revendications et intérêts légitimes.

Le CCN dans ce contexte condamne la multiplication des arrestations des procédures judiciaires, des peines et des sanctions lourdes requises à l’encontre de militants syndicalistes. Le gouvernement use de méthodes qui tentent de remettre en cause la légitimité de l’action syndicale. Le CCN dénonce la répression en cours alors que la violence subie par les salariés au quotidien émane principalement des choix économiques qui leurs sont imposés.

Le CCN exige l’abandon immédiat de toutes les poursuites contre les militants mis en cause.

Le CCN revendique, dans les branches qui ne le prévoient pas, des dispositions applicables aux salariés des TPE, et la possibilité d’y désigner des représentants syndicaux. L’égalité républicaine doit s’appliquer à tous les salarié(e)s. A travail égal, salaire égal, y compris pour les droits sociaux et syndicaux. Le CCN appelle tous les syndicats et les militants Force Ouvrière à se mobiliser pour faire voter FO aux élections dans les TPE de novembre et décembre 2016.

Construire le rapport de force à même de faire reculer le gouvernement et le patronat, obtenir en particulier l’abrogation de la loi Travail et faire aboutir les revendications de Force Ouvrière est indispensable. Le CCN se félicite du rôle joué par la Confédération, dans les 7 derniers mois, par la clarté de la revendication pour le retrait puis l’abrogation de la loi travail, la Confédération a permis que s’engage un mouvement puissant dans l’action commune. Dans la continuité, le CCN apporte son soutien aux actions décidées par les unions départementales et les fédérations et donne mandat à la Commission Exécutive et au Bureau Confédéral pour prendre toute initiative nécessaire.

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Des retraités ont manifesté dans toute la France le 29 septembre pour défendre leur pouvoir d'achat tandis que le même jour le gouvernement annonçait la non-revalorisation des pensions au 1er octobre. Un gel qui a échauffé les esprits.

4 Octobre 2016, 09:10am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Des retraités ont manifesté dans toute la France le 29 septembre pour défendre leur pouvoir d'achat tandis que le même jour le gouvernement annonçait la non-revalorisation des pensions au 1er octobre. Un gel qui a échauffé les esprits.

Des retraités ont manifesté dans toute la France le 29 septembre pour défendre leur pouvoir d'achat tandis que le même jour le gouvernement annonçait la non-revalorisation des pensions au 1er octobre. Un gel qui a échauffé les esprits.

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Rapport CICE : chronique d’un échec annoncé

4 Octobre 2016, 09:08am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Communiqué de Force Ouvrière du 29 septembre 2016

Le comité de suivi du CICE vient de publier son rapport annuel, le premier qui intègre des éléments d’évaluation chiffrés et plus uniquement des hypothèses théoriques. Force Ouvrière constate que le seul effet incontestable porte sur la progression des marges des entreprises qui ont retrouvé des niveaux élevés, équivalents voire supérieurs à ceux observés avant la crise de 2008. Mais sans que cela impacte les niveaux des salaires ou les embauches. Cette reconstitution des marges générale laisse également apparaître des relations plus que troubles entre les entreprises ce qui invite, plus que jamais, à soulever le couvercle des rapports donneurs d’ordre / sous-traitants.

Concernant les effets sur l’emploi, les premiers résultats des travaux de recherche oscillent entre aucun effet notable et une fourchette de 50 000 à 100 000 emplois sauvegardés (ce que le gouvernement aimerait traduire comme « créés ») en 2013 et 2014. Pour FO, ces effets sont non seulement très incertains, mais même les estimations les plus optimistes fournissent un chiffrage désespérément faible compte tenu du coût exorbitant de la mesure (28,7 milliards d’euros de créance pour les deux années concernées !). Qui plus est, la notion d’emploi sauvegardé demeure fortement sujette à caution.

L’impact du CICE sur les investissements, les exportations et les dépenses de recherche et développement s’avère lui impalpable alors que ces éléments constituaient les principaux objectifs affichés par le gouvernement en 2012 pour légitimer la mise en œuvre du dispositif ! Enfin, les mécanismes de préfinancement via la BPI ont pu permettre à un certain nombre d’entreprises de préserver leur solvabilité et par conséquent de survivre mais s’il s’agit là d’un effet salutaire répondant à une situation d’urgence réelle, il aurait parfaitement pu être obtenu par des actions directes des pouvoirs publics ou de la Banque publique d’investissement (BPI), sans lien avec un mécanisme type CICE.

Force Ouvrière considère toujours le CICE comme une mesure au coût prohibitif souffrant cruellement d’une absence de ciblage et de conditionnalité sur la création d’emplois. C’est pourtant le moment choisi par le gouvernement pour amplifier sa logique d’offre et de compétitivité focalisée sur le coût du travail en augmentant de 6 à 7% pour 2017 le taux du CICE, dilapidant du même coup plus de trois milliards supplémentaires au bénéfice exclusif des entreprises. Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

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Rester sur notre rôle syndical

4 Octobre 2016, 09:02am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Rester sur notre rôle syndical

Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière

Si le gouvernement est parvenu, avec un passage en force au 49-3, à inverser la hiérarchie des normes en matière de temps de travail, il n’est pas encore parvenu à inverser la courbe du chômage. Qui plus est, le consensus des économistes prévoit pour 2017 une croissance plus faible que celle espérée par le gouvernement.

Or on sait très bien qu’une activité économique plus forte est indispensable pour faire reculer durablement le chômage. Mais cela impose de changer d’orientation économique, de passer d’une logique libérale axée sur la flexibilité du marché du travail à une logique keynésienne, portant notamment sur une relance de l’investissement et de la demande.

C’est-à-dire de sortir du cycle de l’austérité car l’emploi et le pouvoir d’achat sont au centre des préoccupations des salariés actifs, chômeurs et retraités. Dans la même logique, nous sommes très attentifs aux initiatives que pourrait prendre le gouvernement concernant l’Assurance chômage. Nous n’accepterons pas, en particulier, une remise en cause des droits des salariés et demandeurs d’emploi.

Dans les semaines et mois à venir nous rappellerons publiquement nos positions et revendications sans pour autant, directement ou indirectement, nous impliquer dans la campagne présidentielle.

Je me permets d’ailleurs, à titre d’observateur, de relever que les procédures de primaire sont effectivement primaires. C’est la foire à l’Audimat, le concours Lépine du politique et je ne suis pas sûr (c’est peu dire…) que la démocratie en sorte grandie.

Pour ce qui nous concerne et bien que l’actualité médiatique sera focalisée sur ces élections, nous continuerons assidûment notre travail syndical. Ce fut le cas la semaine dernière pour les dossiers industriels lors d’un rendez-vous avec le nouveau secrétaire d’État à l’Industrie ainsi qu’avec la ministre du Travail.

Par ailleurs, la campagne des élections TPE bat son plein.

C’est en restant sur notre rôle syndical, sur nos principes de liberté et d’indépendance et en accentuant notre développement que nous rendrons le mieux service aux salariés, en répondant à leurs attentes.

À la différence d’autres syndicats (suivez mon regard) nous ne pratiquons pas le marketing syndical, nous militons tout simplement.

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