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Hôpital - FO Hebdo FO prépare un appel à la mobilisation nationale en mars

13 Décembre 2016, 13:52pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Un plan gouvernemental censé améliorer la qualité de vie au travail à l’hôpital a été présenté le 5 décembre. Rien ne change sur le fond, l’étranglement budgétaire et les suppressions de postes étant maintenus. Les fédérations de la Santé FO, SUD et CGT préparent une manifestation nationale en mars.

« Prendre soin de ceux qui soignent », c’est le plan d’action dévoilé le 5 décembre par la ministre de la Santé Marisol Touraine. L’objectif est d’améliorer les conditions de travail des agents hospitaliers. La mise en place d’un observatoire de la qualité de vie au travail, d’une charte ou d’entretiens individuels fait partie des mesures annoncées.

La fédération FO Santé, qui dénonce depuis des mois la souffrance et l’exaspération des personnels, avait boycotté la présentation. Ce plan nous a laissé un goût très amer, c’est un emplâtre sur une jambe de bois, réagit Didier Birig, secrétaire fédéral à FO Santé. On parle de suicides en lien avec les conditions de travail et de burn-out, et la question primordiale des effectifs n’est pas mise sur la table.

22 000 postes supprimés

Il dénonce aussi la poursuite de la politique d’étranglement budgétaire, avec 3,5 milliards d’économies à réaliser sur la santé avant 2017. Le 5 décembre, l’Assemblée nationale a également adopté la loi de financement de la Sécurité sociale. À la demande du gouvernement, 740 millions d’euros sont ponctionnés sur les fonds de formation (ANFH) et d’emploi (FEH) des hospitaliers.

Les fédérations de la santé FO, SUD et CGT préparent une manifestation nationale pour la première quinzaine de mars. Elles revendiquent notamment l’abrogation de la loi Santé et l’arrêt des regroupements d’établissements (GHT) pour supprimer 16 000 lits et 22 000 postes. Dans cette mobilisation contre la politique d’austérité, elles pourraient être rejointes par les deux autres fonctions publiques. 

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Qui veut la mort du paritarisme ?

13 Décembre 2016, 10:50am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Revue de presse

Qui veut la mort du paritarisme ?

 

Projets de suppression de cotisations sociales et piques contre les syndicats abondent ces derniers temps notamment du côté de quelques actuels favoris des élections présidentielles, suggérant des chocs radicaux. Aperçus dans la presse.

Le Monde
Parmi les propositions évoquées par l’ancien ministre de l’économie (Emmanuel Macron), la suppression des cotisations maladie (0,75 % du salaire brut) et chômage (2,4 %) acquittées par un salarié. Cette suppression des cotisations salariales serait compensée par une hausse de 1,7 point de la contribution sociale généralisée (CSG). [...] Entre la disparition des cotisations que nous proposons et la hausse de la CSG, une personne au Smic verra son revenu augmenter de 250 euros par an, promet l’équipe de M. Macron. Ce qui devrait approcher les 21 euros par mois. Le paritarisme vaut bien plus que ça.

Marianne
L’objectif de l’opération est clair : remettre en cause le principe même de l’assurance chômage. Il s’agit de remplacer un droit des salariés, issu de leurs cotisations, à une prestation d’assurances sociales leur assurant un taux de remplacement relativement satisfaisant, par une prestation uniforme, de faible montant. Bref la proposition de Macron, en apparence favorable aux salariés, consiste à tirer le premier fil par où détricoter les protections sociales dont bénéficient aujourd’hui tous les salariés. Il s’agit aussi d’écarter les syndicats de la gestion de l’assurance chômage. L’Unedic n’étant plus financée par des cotisations salarié, sa gestion paritaire n’aurait plus de justification. Les syndicats de salariés n’auraient plus leur mot à dire. Les décisions pourraient être prises par le patronat et par l’Etat, analyse l’économiste Henri Sterdyniak. Bref, une voie royale pour l’autoritarisme social et l’ordolibéralisme.

La Croix
Qui pointe son oreille ailleurs. François Fillon promeut [...] la dégressivité des allocations d’assurance-chômage – un chiffon rouge pour les syndicats – et menace de l’imposer aux partenaires sociaux s’ils n’adoptaient pas d’eux-mêmes cette réforme. Le Medef aura alors beau jeu d’expliquer aux syndicats qu’ils ont tout intérêt à négocier avec lui, poursuit Jean-Charles Simon, ancien directeur général délégué du Medef, auteur d’une note récente de l’Institut de l’entreprise sur le paritarisme.

La Tribune
[François Fillon] a prévenu, l’Etat reprendra directement la main sur l’assurance chômage. Il serait donc mis fin à la délégation de service public instituée en 1958 au moment de la création de l’Unedic. L’idée est dans l’air : D’ailleurs, François Fillon n’est pas le seul dans cet état d’esprit. Emmanuel Macron, veut, lui aussi, que l’Etat reprenne la gestion de l’assurance chômage, voulant en finir avec la fiction de la sa gestion autonome.... Quant au président du Medef, il se dit favorable à ce que les syndicats et le patronat continuent de gérer l’assurance chômage. Pour autant, il sait qu’une victoire de François Fillon à la présidentielle permettrait au Medef de négocier une nouvelle convention en situation de force. Beau temps en perspective.

Challenges
De son côté, Emmanuel Macron compte s’attaquer à notre modèle social hérité de 1945, en passant d’une société des statuts à celle des sécurités individuelles. Un chantier de longue haleine qui nécessiterait deux quinquennats : Construire cette société que nous voulons prendra dix ans, écrit-il. Sans compter quelques résistances.

Michel Pourcelot

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