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Articles avec #metiers de la sante

Pourquoi Jean-Claude Mailly participe à la journée du 29 mars Culture et Travail ?

14 Mars 2017, 12:00pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Colloque au Sénat : l’aide à domicile appelle au secours

Jeudi 9 mars s’est tenue une rencontre nationale sur l’accompagnement à domicile des personnes âgées, sous l’égide du Sénat à Paris. Pour la première fois, tous les acteurs, représentants des retraités, des salariés et des employeurs, étaient réunis. Objectif : débattre et trouver des solutions pour sauver un système à bout de souffle.

Salaires indécents, dégradation extrême des conditions de travail, restes à charge importants pour les personnes âgées dépendantes, étranglement financier des associations œuvrant dans l’aide à domicile : les difficultés sans précédent du secteur, qui emploie 228 000 salariés, à 95% des femmes dont les trois-quarts à temps partiel, nécessitent une réaction forte et des solutions de financement pérennes. Car il s’agit ni plus ni moins de répondre au vœu d’une immense majorité de la population : pouvoir vieillir et vivre le plus longtemps chez soi.

Augmenter les dotations aux associations

C’est ce qu’a rappelé en substance le sénateur Dominique Watrin, à l’origine d’une rencontre nationale des acteurs de l’aide à domicile, le 9 mars 2017, au Sénat. Une première, a-t-il souligné. L’élu communiste propose notamment de rémunérer les associations d’aide à domicile 25 euros de l’heure, alors que les départements ne rémunèrent aujourd’hui leurs services en moyenne qu’à hauteur 17,5 ou 18,5 euros, et que les montants varient d’un département à un autre. Un point sur lequel les organisations syndicales de retraités et de salariés ont dit leur accord. Les employeurs ont eux demandé un temps de réflexion.

Pour un financement de la dépendance par la Sécurité sociale

Pour Didier Hotte, secrétaire adjoint de l’Union confédérale des retraités FO (UCR-FO), la question du financement de l’aide à domicile, et plus largement de la dépendance, reste centrale. Il a rappelé la position de FO d’un financement assuré par la Sécurité sociale. Il a en outre estimé que c’était un peu raide de faire payer aux retraités, comme c’est aujourd’hui le cas, le coût des aides en lien avec leur dépendance, via une taxe baptisée CASA (Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie).

Baisse des dotations de l’État aux départements

Il a en outre dénoncé les baisses de dotations de l’État aux départements, qui se répercutent sur les budgets des associations, et in fine sur les salariés et la qualité d’intervention auprès des usagers. S’ajoute à cette situation la déréglementation du secteur depuis 2005, avec la loi de développement des services à la personne, dite loi Borloo, qui a permis au secteur privé lucratif d’intervenir. Résultat : Une concurrence déloyale pour les associations d’aide à domicile du secteur non lucratif et pour leurs salariés.

« L’aide à domicile n’est pas un coût, mais une économie »

Dans un contexte où seule la rentabilité est bien souvent mise en avant, Josette Ragot, auxiliaire de vie sociale et militante FO, a pour sa part rappelé que l’aide à domicile n’est pas un coût, mais une économie et une qualité de vie et qu’elle est finançable. Une question de choix de société, comme l’ont dit plusieurs personnes au cours des débats.

Une urgence : augmenter les salaires

La priorité de FO reste l’attribution de moyens financiers à hauteur des besoins du secteur, pour assurer un service de qualité auprès des personnes âgées et pour augmenter les salaires. Une urgence absolue, car l’augmentation de 1% de la valeur du point en 2014, après cinq ans de gel des salaires, n’a pas permis aux salariés de sortir de la précarité. Aujourd’hui, une auxiliaire de vie nouvellement diplômée touche en moyenne 850 euros net par mois et une aide à domicile non diplômée moins de 650 euros net.

Défendre les diplômes d’État

Pour FO, il est primordial de préserver le diplôme national phare du secteur, le diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social, et d’y adjoindre une reconnaissance salariale. Parmi les revendications des syndicats figure aussi une augmentation de l’indemnité kilométrique à 0,41 euros/km et la prise en charge de tous les frais professionnels en lien avec le métier.

Pas assez de temps pour s’occuper des personnes

Nathalie Delzongle, qui a introduit au nom des syndicats (CFDT, CFTC, CGT et FO) le débat sur les conditions de travail, a souligné le manque de temps dont disposent les salariés de l’aide à domicile pour s’occuper correctement des personnes âgées – avec des interventions fractionnées en une demi-heure ou un quart d’heure pour rentrer dans le plan d’aide alloué à l’usager. Elle a dénoncé une véritable violence sociale pour les usagers et pour les salariés.

Elle a aussi rappelé le rôle central que jouent les salariés du secteur. Dans le maintien à domicile des personnes en perte d’autonomie, mais aussi dans la détection d’anomalies de santé chez la personne aidée.

Le gouvernement a lancé début février une campagne de valorisation de l’aide à domicile, avec l’objectif de créer 300 000 emplois supplémentaires d’ici à 2030. Encore faudrait-il y consacrer les moyens financiers nécessaires.

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Emploi et Salaires Les médecins hospitaliers tirent la sonnette d’alarme lundi 26 septembre 2016 Françoise Lambert

27 Septembre 2016, 10:40am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Les praticiens hospitaliers étaient en grève le 26 septembre pour dénoncer des conditions d’exercice devenues intenables.

Conditions de travail dégradées, horaires à rallonge sans rémunération correspondante, pénurie de médecins : Les praticiens hospitaliers, en grève ce lundi 26 septembre à l’appel de plusieurs intersyndicales et du Syndicat national des médecins hospitaliers FO (SNMH-FO), tirent la sonnette d’alarme.

Un mouvement très suivi

Le mouvement a été très suivi, avec une participation d’environ 40% des praticiens, selon les syndicats. La forte mobilisation témoigne de l’exaspération de toute une profession, quelle que soit la spécialité des médecins, anesthésistes-réanimateurs, gynécologues, urgentistes, psychiatres ou encore gériatres. La continuité des soins a été assurée, mais des opérations non-urgentes ont pu été reportées.

Pénurie de vocations

Dans certaines spécialités, comme chez les anesthésistes-réanimateurs, pas moins de 30% des postes sont actuellement vacants. En cause, des conditions de travail si difficiles qu’elles débouchent sur une pénurie des vocations médicales, mais aussi sur des départs de praticiens à bout de souffle.

« Certains médecins travaillent jusqu’à 80 heures par semaine »

« Certains médecins travaillent jusqu’à 80 heures par semaine, bien au-delà des 48 heures hebdomadaires réglementaires, c’est devenu intenable », indique Olivier Varnet, secrétaire du Syndicat national des médecins hospitaliers FO (SNMH-FO).

Les praticiens hospitaliers souhaitent retrouver une meilleure maîtrise de leur temps de travail. Alors que le déficit en personnel médical les contraint à effectuer de nombreuses tâches administratives, ils estiment qu’il est indispensable qu’ils puissent consacrer plus de temps à leurs patients.

« La souffrance touche l’ensemble des personnels hospitaliers »

« L’hôpital ne pourra pas fonctionner et accueillir correctement les patients si les conditions d’exercice ne s’améliorent pas », alerte Olivier Varnet. Pour le SNMH-FO, il convient d’alléger la charge de travail des praticiens. Pour cela, les actes médicaux et le temps de travail doivent être reconnus et rémunérés à leur juste valeur, en rapport avec le travail effectué.

« Il n’y a pas que les médecins, la souffrance touche l’ensemble des personnels hospitaliers, quel que soit leur métier, souligne le représentant des médecins hospitaliers FO, tous subissent les effets de l’austérité à l’hôpital, et la mise en place des Groupements hospitaliers de territoire vont encore aggraver la situation. »

Le regroupement d’activités au programme avec les GHT

Les Groupements hospitaliers de territoire, ou GHT, issus de la loi Santé du 26 janvier 2016, sont les piliers de la nouvelle organisation hospitalière controversée qui est en train de se mettre en place. Il s’agit de mutualiser, c’est-à-dire de regrouper des activités entre établissements. Les quelques 1 000 établissements hospitaliers doivent ainsi être regroupés en 120 entités GHT. La nouvelle organisation générera des suppressions de postes et de lits par milliers.

Les médecins hospitaliers FO revendiquent l’arrêt de cette politique d’austérité à l’hôpital. Ce qui passe par le maintien des services, l’arrêt de la réduction des effectifs et la revalorisation des salaires et des gardes.

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Jacques Delon, secrétaire du syndicat FO des médecins du travail : « Il faut arrêter de détruire le Code du travail »

16 Février 2016, 14:41pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Protection Sociale - FO Hebdo

Jacques Delon, responsable du syndicat FO des médecins du travail, explique en quoi le rôle et les missions spécifiques de ces praticiens sont mis à mal par les réformes en cours.

En quoi consiste l’activité du médecin du travail ?

Jacques Delon : Notre activité de médecin est presque exclusivement préventive. Notre rôle est de veiller à la santé des salariés dans l’entreprise et de conseiller l’employeur sur l’amélioration des conditions de travail. Il s’agit notamment d’adapter le travail à la personne – et non l’inverse – et d’adapter le poste de travail à la physiologie humaine.

Qui emploie les médecins du travail ?

Jacques Delon : Depuis une loi de 1946, toute entreprise est obligée d’adhérer à un service de médecine du travail pour faire surveiller la santé de ses salariés. Ce sont ces services qui emploient les médecins du travail. Ce sont des services privés, des associations de loi 1901 auxquelles les employeurs cotisent. Mais ils sont réglementés par la loi et placés sous le contrôle du ministère du Travail. Par ailleurs, une minorité de médecins du travail exercent dans des services de santé internes à l’entreprise.

« Le médecin s’appuie aussi sur le Code du travail »

Les médecins du travail sont-ils indépendants ?

Jacques Delon : Ce sont les médecins qui définissent et exercent leurs missions, et non les employeurs. Ceux-ci ont en revanche l’obligation de leur fournir les moyens d’exercer celles-ci. L’indépendance du médecin du travail repose par ailleurs, comme pour l’ensemble des médecins, sur le code de déontologie, notamment avec le secret médical. Le médecin s’appuie aussi sur le Code du travail, qui protège le salarié et donc le malade dans l’entreprise, par exemple avec l’arbitrage de l’inspecteur du travail en cas de désaccord de l’employeur. Enfin, nous sommes des salariés protégés et ce statut permet de garantir notre indépendance.

À quelles problématiques les médecins du travail font-ils face aujourd’hui ?

Jacques Delon : Depuis une vingtaine d’années, nos gouvernants ont choisi de faire avec des effectifs en chute libre plutôt que d’ouvrir le numerus clausus et de former des médecins du travail. Nous assistons parallèlement à une destruction organisée du Code du travail, en faveur des employeurs. Les moyens des médecins ne cessent de diminuer. Pour ne citer qu’un exemple, le temps médical, c’est-à-dire le temps minimum dont le médecin pouvait disposer pour surveiller une population de salariés en fonction des risques professionnels, a été supprimé en 2004. Tout cela alors que nous assistons à une aggravation des risques au travail.

« Les personnels subissent eux aussi la pénurie de médecins du travail »

La réforme en cours répond-elle à ces problèmes ?

Jacques Delon : Hélas non. Nous subissons des « contre-réformes » depuis vingt ans. Celle qui arrive ne fera qu’accentuer la destruction du Code du travail et de la médecine du travail. Son objet premier est de diminuer les obligations des employeurs, et donc les droits des salariés à protéger leur santé. On risque d’aboutir à une médecine de contrôle, voire d’exclusion des salariés. C’est incompatible avec notre rôle, qui est d’adapter les postes aux personnes.

Quel est l’impact des réformes en cours sur des personnels non médecins au sein des services de santé au travail ?

Jacques Delon : Les personnels subissent eux aussi la pénurie de médecins du travail. Des tâches qui étaient dévolues aux médecins sont reportées sur eux, comme les études de poste ou les visites médicales effectuées par les infirmières. Petit détail, ces personnels ne sont pas des « salariés protégés » par le Code du travail, et de ce fait leurs (bons) conseils ne s’imposent pas aux employeurs… Les « réformes » en cours ne feront qu’aggraver la pression sur eux, tout en mettant en danger la santé des salariés surveillés !

« Les visites médicales sont en théorie obligatoires tous les deux ans »

L’espacement des visites médicales à cinq ans pour les salariés est la mesure phare proposée dans le rapport Issindou remis au gouvernement. Que pensez-vous de cette disposition ?

Jacques Delon : Aujourd’hui, les visites médicales sont en théorie obligatoires tous les deux ans. Dans les faits, en raison de la pénurie de praticiens, la périodicité des visites par médecin dépasse dans certains endroits le seuil des cinq ans.
Actuellement, 80 % des salariés consultent pour la première fois pour de gros problèmes, et 20 % seulement viennent en visite périodique. Or la visite périodique permet de connaître le patient, d’établir une relation de confiance et d’anticiper certains problèmes prévisibles…

Quelles seraient les solutions ?

Jacques Delon : La solution passe par l’arrêt de la destruction du Code du travail, à l’œuvre via les lois Macron, Rebsamen, et bientôt le futur projet de loi El Khomry. Si l’on détruit les prérogatives de l’inspection du travail et celles des élus du personnel, comment va-t-on faire entre le déficit en médecins et l’aggravation des risques ?
L’arrêt du numerus clausus, que l’on réclame depuis vingt ans, serait bienvenu ! Avant, les représentants syndicaux dans les entreprises s’interrogeaient sur l’indépendance du médecin du travail. Maintenant, ils me disent : « Il n’y a plus de médecin dans l’entreprise, qu’est-ce que je fais ? » Et moi, qu’est-ce que je peux leur répondre si le Code du travail est détruit ?

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Santé - FO Hebdo Médecine du travail : le gouvernement veut soigner le mal par le mal

16 Février 2016, 14:24pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Santé - FO Hebdo

Médecine du travail : le gouvernement veut soigner le mal par le mal

lundi 15 février 2016 Françoise Lambert

Le démantèlement de la médecine du travail est en marche. FO pointe le danger de l’espacement des visites médicales des salariés à cinq ans, et celui d’autres mesures déjà inscrites dans la loi.

La dernière réforme n’a pas encore soufflé ses cinq bougies que les pouvoirs publics s’attaquent de nouveau à la médecine du travail. Confronté à un tollé syndical à la suite de premières propositions fin 2014 dans le cadre du « choc de simplification », le gouvernement s’appuie désormais sur un rapport, celui de la mission Issindou, dont les conclusions ont été largement diffusées depuis juin. Sa proposition phare : espacer la visite médicale des salariés de deux ans à cinq ans, alors que le délai fixé entre deux visites est déjà de deux ans au lieu d’un an depuis 2004. « Cela ne réglera pas la question du déficit démographique des médecins du travail. Mais surtout, en cette période d’explosion du mal-être au travail, il est impensable d’affaiblir le premier instrument de prévention des risques professionnels », s’insurge Jocelyne Marmande, secrétaire confédérale FO.

La mesure pourrait figurer dans la prochaine loi travail qui sera présentée en Conseil des ministres le 8 mars, avec aussi le remplacement de la visite médicale d’embauche par une visite « de prévention » réalisée par un infirmier. C’est pourquoi, lors d’une concertation sur le futur projet de loi, le 27 janvier, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, a fait état auprès de la ministre du Travail, Myriam El Khomri, des vives préoccupations de la confédération concernant la médecine du travail. Il a aussi alerté sur des dispositions inscrites dans la loi Rebsamen du 17 août 2015, dont les décrets d’application n’ont pas encore été publiés.

Une mesure qui faciliterait le licenciement de salariés affaiblis

L’une d’entre elles aurait pour conséquence de faciliter le licenciement des salariés en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle. L’employeur serait en effet dispensé de tout reclassement si l’avis du médecin du travail mentionne que le maintien du salarié dans l’entreprise est préjudiciable à sa santé. « C’est insensé, réagit Jocelyne Marmande, on rabaisse considérablement les droits de salariés déjà affaiblis. » FO se montre par ailleurs très critique à l’égard de l’instauration d’« une surveillance renforcée » pour les salariés affectés à des postes à risques, postes qui ne sont pas encore identifiés. « Tous les salariés doivent bénéficier d’un examen médical périodique fréquent et complet, car une mauvaise organisation du travail peut aussi générer des risques pour la santé », explique Jocelyne Marmande.

FO demande en outre la suppression d’une autre disposition de la loi Rebsamen, qui, si elle était appliquée, rendrait le médecin du travail responsable non seulement de la sécurité des salariés, comme c’est le cas aujourd’hui, mais aussi des tiers, c’est-à-dire des personnes intervenant dans l’entreprise (clients, fournisseurs…). Un comble alors que les effectifs des médecins du travail sont en chute libre.

Repères : La médecine du travail en chiffres
Les services de santé au travail comptent environ 15 000 salariés, dont un peu moins de 5 000 médecins du travail. Dans cette spécialité qui comporte environ 70 % d’effectifs féminins, la moyenne d’âge est très élevée, autour de 55 ans. Au 1er janvier 2015, 40 % des médecins salariés en activité, hors salariés hospitaliers, avaient plus de 60 ans. Les effectifs des médecins hospitaliers ont connu une baisse moyenne de 11,2 % depuis sept ans. Ils pourraient diminuer de moitié d’ici à 2030, selon le ministère des Affaires sociales (Drees).

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Santé Grève des orthophonistes : le gouvernement entendra-t-il les revendications ?

10 Février 2016, 14:57pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Les orthophonistes salariés demandent une reconnaissance de leurs compétences et de leur niveau de qualification.

Depuis plus de deux ans, les orthophonistes demandent au gouvernement une revalorisation des salaires à la hauteur de leur qualification. Le 4 février, à l’appel de FO et de la plupart de leurs syndicats, les spécialistes des troubles de la communication, salariés et libéraux, étaient mobilisés un peu partout en France. Une délégation syndicale a été reçue au ministère de la Santé à Paris.

Des salaires trop bas

La durée de leurs études (quatre ans depuis 1986) a été rallongée d’une année en 2013. Leur rémunération, elle, stagne à un niveau très bas avec des salaires équivalents à un bac+2. « Un orthophoniste salarié en début de carrière ne touche que 1 375 euros par mois, ce n’est absolument pas en rapport avec ses responsabilités », indique Christine Arcay (FO).

Conséquence, la profession n’attire plus et il faut parfois attendre plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous. Cela peut s’avérer dramatique, par exemple en cas d’AVC où la récupération dépend d’une prise en charge rapide. La chute importante des effectifs à l’hôpital, alliée à une pyramide des âges vieillissante, met en danger la profession et la formation. Aujourd’hui, moins de 20 % des 23 500 orthophonistes sont salariés, dont 1 760 professionnels à l’hôpital public et 2 750 dans des établissements ou centres de santé privés.

Françoise Lambert

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Carrière des fonctionnaires : Manuel Valls lance le 49-3 du dialogue social !

30 Septembre 2015, 21:02pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Communiqué de l’Union inter fédérale des agents de la Fonction publique FO

mercredi 30 septembre 2015 Fonctionnaires, Postes et Télécommunications, Services publics et de Santé

Le Premier Ministre vient d’enterrer le dialogue social dans la Fonction publique et la crédibilité du gouvernement.

Depuis des mois, la Ministre de la Fonction publique martèle que sans accord majoritaire, le gouvernement ne mettra pas en oeuvre le projet PPCR (parcours professionnels, carrières et rémunérations).

FO, comme la CGT et Solidaires ont décidé de ne pas signer cet accord, celui-­ci n’a donc pas recueilli les 50 % nécessaires à son application.

Le Premier ministre, désavouant immédiatement sa Ministre, décide d’appliquer unilatéralement les dispositions du protocole (non valide) au lieu de poursuivre les négociations comme nous le demandions.

On peut dorénavant craindre que le passage en force, une sorte de 49-3 du dialogue social devienne la règle de gouvernance du Premier Ministre pour la Fonction publique. Le Président de la République a placé son quinquennat sous le signe du dialogue social, nous avons une nouvelle démonstration que la pratique est tout autre.

Pour FO, le gel du point d’indice, l’insuffisance des mesures proposées et la remise en cause du statut sont les raisons de sa décision de ne pas signer. Déjà, les « réformes » telles la régionalisation remettent en cause le statut des fonctionnaires (dans la droite ligne des propos récents du Ministre Emmanuel Macron sur l’attaque en règle du statut des fonctionnaires).

Les fonctionnaires paient un lourd tribu à la politique d’austérité menée par le Gouvernement. Depuis 2012, le gel du point d’indice (instauré en 2010), dixit Mme Lebranchu, représente un manque à gagner de 7 milliards d’euros pour les fonctionnaires ! Depuis 2010, un agent de catégorie C perd 1300 € par an, pour la catégorie B c’est 1700 € et pour la catégorie A 2 900 € par an !

FO renouvelle son exigence d’une revalorisation immédiate de la valeur du point d’indice servant au calcul du traitement des fonctionnaires et combattra toutes tentatives de remise en cause du statut général.

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Hôpital public : grève nationale le 1er octobre contre l’austérité

29 Septembre 2015, 08:51am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Le 1er octobre, les personnels de la santé seront en grève et dans la rue à l’appel de leurs fédérations syndicales FO Santé et Action sociale, de la CGT et de SUD. Après une grève nationale le 25 juin, c’est la deuxième fois que ces salariés se mobilisent contre les fermetures de lits et les suppressions de postes qui découlent des politiques d’austérité à l’œuvre et à venir. Les fédérations syndicales revendiquent le retrait du projet de loi santé, qui sera alors en cours d’examen au Sénat avant un vote solennel le 6 octobre, suivant la procédure accélérée choisie par le gouvernement.

FO s’oppose aux Groupements hospitaliers de territoire

FO s’oppose notamment à une nouvelle organisation du tissu hospitalier, avec la création de Groupements hospitaliers de territoire (GHT) chargés d’élaborer des projets médicaux partagés, qui va induire des regroupements de services et donc des réductions de moyens et de postes. « C’est la concrétisation d’une partie de la réduction annoncée de 22 000 postes et des 3 milliards d’économies demandés aux hôpitaux d’ici à 2017 », indique Luc Delrue, secrétaire fédéral FO Santé.

L’Objectif national des dépenses hospitalières (ONDAM hospitalier), qui vient d’être fixé au taux historiquement bas de 1,75 %, n’est pas fait pour calmer les esprits. « C’est une pression supplémentaire sur les établissements hospitaliers. Un ONDAM si faible va contribuer à intensifier les suppressions de postes et accentuer la dégradation des conditions de travail et in fine atteindre la qualité des soins », analyse Luc Delrue.

Signe que la coupe est pleine à l’hôpital public, les tensions se manifestent largement au-delà de l’action syndicale. Des commissions médicales d’établissement, où les médecins sont représentés, ont refusé de voter les budgets 2015, notamment aux Hospices civils de Lyon. Et, fait peu courant, la Fédération hospitalière de France vient d’inviter tous les décisionnaires au sein des hôpitaux – directeurs d’établissement hospitalier et présidents des commissions médicales d’établissement – à s’ « opposer avec fermeté » aux « injonctions » de certaines agences régionales de santé visant à réduire le nombre de lits hospitaliers dans des établissements.

Françoise Lambert

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Loire (42) : Rassemblement contre la fermeture des urgences de nuit à Firminy

30 Juillet 2015, 13:37pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Manifestation devant l’hôpital Le Corbusier de Firminy (Loire).

Jeudi 23 juillet dans l’après-midi, environ 300 personnes ont manifesté devant l’hôpital Le Corbusier de Firminy (Loire) pour protester contre la fermeture des urgences la nuit, en raison d’une pénurie de médecins. FO et les deux autres syndicats à l’origine de la mobilisation dénoncent la « politique d’austérité » menée par l’Agence régionale de santé qui a conduit à la fermeture du service, pour une durée indéterminée, depuis le 22 juillet, entre 20 heures et 8 heures du matin.

« Dans le cadre d’un regroupement hospitalier prévu entre quatre établissements hospitaliers du sud du département de la Loire (Firminy, Saint-Chamond, le CHU de Saint-Étienne et le centre hospitalier du Forez, NDLR), le projet médical commun prévoit la limitation des services d’urgence », déplore Catherine Pont, du groupement départemental FO Santé. « Les urgences de l’hôpital de Firminy sont aussi fréquentées par la population du département de la Haute-Loire », ajoute-elle. Des habitants du département voisin s’étaient d’ailleurs joints à la manifestation.

Les urgences de nuit de Firminy sont actuellement réorientées vers le CHU et l’hôpital privé de la Loire, situés à Saint-Étienne, à une quinzaine de kilomètres de Firminy.

Françoise Lambert

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ACTION DES PSYCHOMOTRICIENS DU 5 DECEMBRE 2014 UN REEL SUCCES

11 Décembre 2014, 14:10pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain


A l’appel des principales organisations syndicales et associations professionnelles, 3000 psychomotriciens ont manifesté à Paris le 5 Décembre.
Ils exigeaient la reprise des travaux de réingénierie, la reconnaissance pleine et entière de la psychomotricité au travers une formation initiale portée à cinq ans assortie d’un grade de MASTER et une évolution des salaires.
Une délégation des psychomotriciens (dont Philippe RAMBAULT pour FO) a été reçue au Ministère de la Santé par la Sous-Directrice des Ressources Humaines du système de Santé et une conseillère pédagogique nationale.
Selon la représentante du Ministère, les travaux de réingénierie devraient reprendre bientôt… sans précision de dates.
A l’issue de cette action, les associations et syndicats s’adresseront au Ministère de l’Enseignement Supérieur, au Ministère de la Santé qui doivent co-piloter cette réingénierie et ainsi qu’aux députés et sénateurs.
Pour Force Ouvrière, ce mouvement s’inscrit dans une contestation grandissante des professions de santé, de rééducation, médico-technique et d’encadrement.
Les professionnels, (avant eux, les orthophonistes, les IADE, les Kinés et désormais les psychomotriciens), exigent la reprise imminente des travaux de réingénierie de la formation initiale.
 Avec FO, ils exigent qu’un véritable arbitrage cohérent entre les Ministères de la Santé et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche soit rendu sur l’organisation de la formation et le niveau de sortie universitaire ;
 Avec FO, ils revendiquent la pleine et entière reconnaissance de leur technicité au niveau de responsabilité par un accès immédiat à la Catégorie A et une revalorisation des salaires ;
 Avec FO, ils refusent la mise sous coupe réglée budgétaire de leur profession qui les amène à être moins nombreux face à une demande grandissante de la population.
Parce que les revendications des psychomotriciens rejoignent et complètent les revendications de tous les personnels hospitaliers, en premier lieu, l’augmentation générale des salaires.
Parce que pour les Pouvoirs Publics, la santé n’est qu’un coût », alors que pour nous c’est une richesse.
AVEC FO, LE 16 DECEMBRE, REFUSONS LE PACTE DE RESPONSABILITE ET SON PLAN D’AUSTERITE POUR L’HOPITAL
Le Secrétariat Fédéral Paris, le 9 Décembre 2014

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MASSEURS-KINESITHERAPEUTES

11 Décembre 2014, 14:00pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Le Ministère de la Santé entend en partie Leurs revendications
Le 9 décembre nous a été communiqué un courrier co signé de la Ministre de l’Education nationale, enseignement supérieur et recherche, de la Ministre de la santé et de la secrétaire d’Etat à l’enseignement et à la recherche. Cette lettre, dont nous vous fournissons la copie, est une réponse partielle aux revendications des masseurs-Kinésithérapeutes et Etudiants exprimés avec le soutien de Force Ouvrière, dans la rue le 5 Novembre dernier.
Au-delà, du contenu, le fait qu’elle soit cosignée des 3 Ministères, indique un marqueur fort quant à la prise en considération d’une partie des revendications qui portaient à la fois sur la durée de la formation initiale et la reconnaissance universitaire au grade de MASTER.
Pour notre part, ces revendications étaient complétées par celles liées aux conditions de travail.
Que faut-il retenir de cet arbitrage ?
 Passage de la durée de formation de 3 à 4 ans en 2015 (soit 240 ECTS),  Suppression du concours d’admission « physique – chimie – biologie » dès la rentrée 2016,  L’année universitaire précédant l’entrée en institut de formation pourra relever de la PACES, STARS ou première année de licence de sciences,  Pour la rentrée 2016 une réflexion aura lieu sur les modalités de sélection,  Capitalisation en ECTS de cette première année validée.
Nos commentaires
Si comme le titre de cette information l’indique, certaines revendications se voient satisfaites, nous considérons qu’il reste encore du chemin à parcourir pour répondre pleinement aux demandes des professionnels et étudiants.
Ainsi, les questions liées à la valorisation en cinq années pleines de la formation autorisant l’attribution du grade de Master ne sont pas réglées. Il en est de même de celles liées à la rémunération. Il est clair que le Ministère ne veut pas rééditer l’expérience des orthophonistes qui se voyant dotés d’un grade de Master et leur rémunération bloquée à celui d’une licence, revendiquent à juste titre avec FO l’alignement de celle ci sur leur niveau universitaire.
Pour Force Ouvrière, nous engrangeons ces premières dispositions mais ne fermons pas pour autant notre cahier de revendications pour les Masseurs-Kinés et, de manière plus large, pour l’ensemble des professions de santé, médico-techniques et de rééducation.
 Classement immédiat en catégorie A,  Revalorisation indiciaire conforme au niveau de diplômes universitaires,  Amélioration des conditions de travail.
Toutes ces revendications complètent celles que nous portons pour l’ensemble des hospitaliers au premier rang desquels nous exigeons l’augmentation générale des salaires par la refonte des grilles indiciaires et la revalorisation de la valeur du point d’indice.
D’autre part, nous inscrivons notre action en faveur de la satisfaction des revendications des Masseurs-Kinés dans le cadre de notre action visant à la suppression du pacte de responsabilité qui au travers les 50 milliards d’économie qu’il inflige aux services publics traduit un véritable plan d’austérité pour l’hôpital public.
Parce que les kinésithérapeutes participent à l’offre de soins ; Parce que nous exigeons une offre de soins de qualité ; Parce que la qualité passe par des moyens adaptés.


LE 16 DÉCEMBRE, AVEC FO REFUSONS LE PACTE DE RESPONSABILITÉ


Le Secrétariat Fédéral Paris, le 10 Décembre 2014

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