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Articles avec #professions de la sante

FO tire la sonnette d’alarme dans les Ehpad

5 Septembre 2017, 09:33am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

 lundi 4 septembre 2017 Françoise Lambert

La réforme de la tarification des Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) vient aggraver des conditions de travail et une prise en charge des personnes âgées déjà dégradées. La Fédération des Services publics et de Santé FO se mobilise.

La situation explosive des maisons de retraite va s’inviter dans la rentrée sociale. Au-delà d’une grève de cent dix-sept jours à l’Ehpad Les Opalines à Foucherans (Jura), qui a marqué les esprits cet été, le mécontentement est général dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

La détérioration des conditions de travail et de la prise en charge des résidents s’accentue, avec la réduction des dotations budgétaires et l’augmentation du nombre de personnes âgées dépendantes accueillies. Cette situation très dégradée dans les Ehpad, avec un personnel en grande souffrance, va encore s’aggraver avec l’application dès cette année d’une réforme de la tarification.

Une réforme tarifaire issue de la loi d’Adaptation de la société au vieillissement

Issue de la loi dite d’Adaptation de la société au vieillissement (ASV), adoptée par le précédent gouvernement fin 2015, et d’un décret d’application publié en décembre 2016, la réforme institue un nouveau mode de calcul pour les budgets des Ehpad.

Jusqu’à présent, le budget des maisons de retraite était négocié avec le Conseil départemental et l’Agence régionale de santé (ARS), selon les particularités de la maison de retraite et de ses résidents. Les besoins de prise en charge médicale des résidents, et les besoins en effectifs pouvaient ainsi être pris en compte.

Des disparités entre établissements plus prises en compte

Avec la réforme tarifaire qui entre en vigueur cette année, les conseils départementaux distribueront un budget dépendance moyen entre tous les Ehpad, sans tenir compte des disparités entre les établissements du département, ni de leurs différents statuts, public, associatif ou privé à but lucratif.

La réforme de la tarification se traduit dans tous les Ehpad par une réduction drastique des dotations budgétaires, tout cela alors que l’État a baissé ses dotations aux départements de 11 milliards d’euros ces cinq dernières années, dans le cadre du Pacte de responsabilité, explique Luc Delrue, secrétaire fédéral à la Fédération des Services publics et de Santé FO (SPS-FO).

2 000 à 3 000 suppressions d’emploi en vue

La réforme tarifaire va aboutir à la suppression de 2 à 3 000 emplois dans les Ehpad publics, et contribuer à détériorer les conditions d’accueil des résidents, voire à remettre en cause leur sécurité. , s’alarme le responsable syndical.

Selon les calculs de la Fédération hospitalière de France (FHF), qui regroupe les dirigeants d’établissements hospitaliers publics, la réforme tarifaire va se traduire par une baisse de 200 millions d’euros en 2017 sur les dotations annuelles attribuées aux maisons de retraite publiques. Dans la région Nouvelle-Aquitaine, cela correspondrait à la suppression de 362 emplois en équivalent temps plein.

Organisations syndicales et professionnelles vent debout contre la réforme

La réforme de la tarification fait la quasi-unanimité contre elle, tant au sein des organisations syndicales que des organisations professionnelles qui représentent les dirigeants d’Ehpad.

Face à cette tension grandissante, la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a lancé cet l’été une « mission flash » sur la situation dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

FO entendue le 6 septembre à l’Assemblée nationale

Une délégation de la fédération des services publics et de santé FO (SPS-FO) sera entendue le 6 septembre à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une table ronde organisée par la mission Ehpad.

FO y réaffirmera ses revendications prioritaires : le retrait de la réforme de la tarification et l’attribution des moyens indispensables au fonctionnement des établissements, avec notamment le renforcement des effectifs.

Pour un taux d’encadrement d’un agent pour un résident

Le plan solidarité grand âge prévoyait pour 2012 au plus tard un taux d’encadrement d’un agent pour un résident, c’est loin d’être le cas aujourd’hui, alors que la population accueillie est de plus en plus confrontée à la perte d’autonomie , rappelle Luc Delrue (FO).

Près de 730 000 personnes âgées vivaient dans un établissement d’hébergement spécialisé en 2015, dont 81% étaient en perte d’autonomie. Entre 2004 et 2011, les Ehpad ont accueilli 35 000 résidents supplémentaires.

Une conférence FO pour la défense des Ehpad le 16 novembre

Le 16 novembre, la fédération des Services publics et de santé FO organisera une conférence pour la défense des Ehpad au siège de la confédération FO à Paris.

D’ici là, la fédération appelle l’ensemble de ses syndicats dans les Ehpad à tenir des assemblées générales, afin de recueillir les revendications des personnels, en termes d’effectifs et de rémunérations.

Les syndicats FO iront déposer leurs revendications auprès des Agences régionales de santé et des conseils départementaux.

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Hôpital - FO Hebdo FO prépare un appel à la mobilisation nationale en mars

13 Décembre 2016, 13:52pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Un plan gouvernemental censé améliorer la qualité de vie au travail à l’hôpital a été présenté le 5 décembre. Rien ne change sur le fond, l’étranglement budgétaire et les suppressions de postes étant maintenus. Les fédérations de la Santé FO, SUD et CGT préparent une manifestation nationale en mars.

« Prendre soin de ceux qui soignent », c’est le plan d’action dévoilé le 5 décembre par la ministre de la Santé Marisol Touraine. L’objectif est d’améliorer les conditions de travail des agents hospitaliers. La mise en place d’un observatoire de la qualité de vie au travail, d’une charte ou d’entretiens individuels fait partie des mesures annoncées.

La fédération FO Santé, qui dénonce depuis des mois la souffrance et l’exaspération des personnels, avait boycotté la présentation. Ce plan nous a laissé un goût très amer, c’est un emplâtre sur une jambe de bois, réagit Didier Birig, secrétaire fédéral à FO Santé. On parle de suicides en lien avec les conditions de travail et de burn-out, et la question primordiale des effectifs n’est pas mise sur la table.

22 000 postes supprimés

Il dénonce aussi la poursuite de la politique d’étranglement budgétaire, avec 3,5 milliards d’économies à réaliser sur la santé avant 2017. Le 5 décembre, l’Assemblée nationale a également adopté la loi de financement de la Sécurité sociale. À la demande du gouvernement, 740 millions d’euros sont ponctionnés sur les fonds de formation (ANFH) et d’emploi (FEH) des hospitaliers.

Les fédérations de la santé FO, SUD et CGT préparent une manifestation nationale pour la première quinzaine de mars. Elles revendiquent notamment l’abrogation de la loi Santé et l’arrêt des regroupements d’établissements (GHT) pour supprimer 16 000 lits et 22 000 postes. Dans cette mobilisation contre la politique d’austérité, elles pourraient être rejointes par les deux autres fonctions publiques. 

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MOBILISATION DU 8 NOVEMBRE 2016

8 Novembre 2016, 10:51am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Pour la défense des services publics et privés de SANTE, les conditions de travail, les salaires, l'accès aux soins de qualité pour tous, Rassemblement prévu devant la Préfecture de Bourg en Bresse ce MARDI 8 Novembre de 12h à 14h!

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AP-HP : L’intersyndicale obtient une suspension du plan de réorganisation

8 Décembre 2015, 10:57am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

FO et les cinq autres syndicats qui occupaient le siège de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) depuis le 1er décembre ont obtenu mercredi une suspension du plan de réorganisation du temps de travail voulu par la direction, et approuvé le 27 octobre par le seul syndicat CFDT, minoritaire. C’est une première victoire pour les personnels et leurs syndicats, qui se battent depuis le mois de mai pour dénoncer un plan d’économies qui aggraverait les conditions de travail des 75 000 employés de l’institution, avec l’introduction d’une grande flexibilité dans les plannings et la suppression de jours de RTT et de congés.

Occupation de la salle des instances de l’AP-HP à Paris par FO et cinq autres syndicats

Le 30 novembre, à l’occasion d’un Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) sur le projet de réforme, les syndicats représentatifs FO, CGT et SUD avaient voté une expertise sur le projet de réforme. A l’issue de la réunion, leurs représentants, rejoints par ceux de la CGC, de la CFTC et de l’UNSA, avaient décidé d’occuper la salle des instances, au siège de l’AP-HP, pour obtenir le retrait du plan imposé par Martin Hirsch, directeur de l’AP-HP. Dépossédés de leur droit de manifester en raison de l’état d’urgence, les syndicats en avaient appelé au président de la République, exigeant dans un communiqué un « moratoire et le retrait du projet de réorganisation du temps de travail ». Ils ont finalement obtenu de la part du directeur la suspension du plan. Les expérimentations entamées au niveau local dans certains des 38 établissements de l’AP-HP vont donc cesser, en attendant le résultat de l’expertise. « C’est une première étape, nous demandons le retrait pur et simple du plan Hirsch, et l’ouverture de négociations sur de nouvelles bases. », indique Jean-Emmanuel Cabo, secrétaire général du syndicat FO AP-HP.

Françoise Lambert

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Hôpitaux de Paris : Quatrième grève en moins d’un mois, encore des points de litige

19 Juin 2015, 22:33pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Pour la quatrième fois en moins d’un mois, les personnels des 38 établissements de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ont fait grève hier à l’appel de l’ensemble de leurs organisations syndicales, dont FO, pour s’opposer à la réorganisation des 35 heures voulue par la direction de l’institution. Lors d’un rassemblement devant le siège de l’institution, les salariés ont rappelé leurs revendications : le retrait du projet de la direction sur l’organisation du travail et l’embauche d’effectifs en nombre suffisant avec notamment la titularisation des quelque 10 000 personnels précaires.

La veille au soir, la direction avait reçu les organisations syndicales pendant près de sept heures d’affilée, leur présentant des aménagements à son projet de réorganisation. Elle propose désormais l’ouverture d’un « dialogue de proximité » portant sur « l’organisation et les conditions de travail » au sein d’« un grand nombre de pôles ou services volontaires » entre juin et septembre. Un état des lieux qui associerait les représentants du personnel, avant la rédaction d’un nouveau document qui servirait de base à des négociations à l’automne.

FO revendique des embauches

« Des questions font toujours litige, indique Daniel Dutheil, secrétaire général adjoint du syndicat FO de l’AP-HP, la direction veut un état des lieux partagé, or notre syndicat n’est pas candidat à définir et organiser le temps de travail de nos collègues ». « L’amélioration des conditions de travail passe par l’embauche de personnels et notamment par la titularisation des contractuels, ajoute-il, « Nous rappellerons aussi lors des prochains rendez-vous avec la direction que la négociation doit se mener au niveau central et non groupe hospitalier par groupe hospitalier ou hôpital par hôpital ».

De nouvelles rencontres entre les organisations syndicales et la direction devraient avoir lieu la semaine prochaine. C’est aussi la semaine prochaine, le jeudi 25 juin, que les fonctionnaires hospitaliers sont appelés par leurs fédérations FO, CGT et SUD à une journée de grève et de mobilisation contre l’austérité à l’hôpital. À Paris, un rassemblement est prévu devant le ministère de la Santé. Nul doute que l’on y verra les personnels des hôpitaux de Paris.

Françoise Lambert

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Hôpitaux de Paris : Les personnels manifestent contre un projet de réforme du temps de travail

23 Mai 2015, 20:51pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Jeudi 21 mai, les personnels des hôpitaux parisiens se sont rassemblés devant le siège de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), à l’appel de l’ensemble de leurs syndicats, dont FO, pour exiger le retrait d’un projet de nouvelle organisation du travail. A la veille de la mobilisation, la Fédération des Services publics et de Santé FO avait adressé un courrier en ce sens à la ministre de la Santé Marisol Touraine. FO Santé estime que la « réforme », qui prévoit notamment la suppression de jours de RTT, constitue « une profonde remise en cause des droits des personnels ». Le syndicat a rappelé « son total désaccord avec ce plan, qui s’inscrit dans le pacte de responsabilité ».

Françoise Lambert

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Événement Le gouvernement veut supprimer 22 000 emplois en trois ans dans les hôpitaux publics

12 Mars 2015, 16:09pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Un plan de trois milliards d’euros d’économies, un projet de loi santé prévoyant des regroupements d’établissements, une progression des dépenses de santé limitée à 2,1 % pour 2015 : la cure d’austérité prescrite par le gouvernement à l’hôpital public ne laisse pas d’inquiéter personnels et syndicats.

« Des centaines d’établissements hospitaliers sont déjà concernés par des plans de retour à l’équilibre, les mesures prévues par le gouvernement viendront encore aggraver les conditions de travail et la situation de l’emploi », dénonce Luc Delrue, secrétaire fédéral à la Fédération FO des Services publics et de Santé. Laquelle prépare activement la journée de grève interprofessionnelle et de manifestation prévue le 9 avril contre le pacte de responsabilité et l’austérité budgétaire qui en découle. Un appel conjoint à la mobilisation, avec la Fédération FO de l’Action sociale et les organisations CGT et SUD de la santé, a été lancé le 2 mars.

FO dit non à l’austérité

En avril, la ministre de la Santé Marisol Touraine présentait les grandes lignes du plan gouvernemental destiné à dégager 10 milliards d’euros d’économies pour l’Assurance maladie d’ici à 2017, dont 3 milliards à l’hôpital public. Le 27 février, le quotidien en ligne Challenge Soir a révélé la composition de la potion amère concoctée par le ministère pour les hôpitaux. Elle contient une « maîtrise de la masse salariale de l’ordre de 860 millions d’euros ». Convertie en nombre d’emplois, cette somme représente une réduction de 22 000 postes, soit 2 % des effectifs de la fonction publique hospitalière. Par ailleurs, le développement de la chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire des sorties le jour même des interventions chirurgicales, dégagerait 400 millions d’euros d’économies et les rapprochements entre hôpitaux voisins quelque 450 millions d’euros. Des mesures qui auront aussi un impact sur les effectifs.

FO Santé demande l’arrêt des fermetures de lits, la création des postes nécessaires et la titularisation de 245 000 contractuels.

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Mobilisation | Les psychologues hospitaliers se manifestent

20 Juin 2014, 09:44am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

vendredi 20 juin 2014
par Françoise Lambert

La profession est d’ordinaire plutôt discrète. Jeudi 19 juin, les psychologues du service public et du secteur privé de l’action sociale étaient dans la rue à Paris, dans le cadre d’un appel à une grève et à une manifestation nationale lancé par leurs syndicats, dont FO.

Ils étaient venus dénoncer haut et fort des salaires au rabais, la grande précarité de leur métier dans la fonction publique et la dégradation de leurs conditions de travail. Ils revendiquent une meilleure reconnaissance de leur profession, alors que leur situation ne va pas manquer de s’aggraver avec les 50 milliards de restrictions budgétaires décidées par le gouvernement dans le cadre du « pacte de responsabilité. « La grille salariale des psychologues de la Fonction publique n’a pas été revalorisée depuis 1991 », s’indigne Véronique Kauffholz, psychologue au centre hospitalier spécialisé de Sarreguemines (Moselle) rencontrée dans le défilé parisien, « Avec un niveau d’étude à Bac + 5, le salaire d’une psychologue débutante se cantonne à 1 615 euros brut par mois ».

PRÉCARITÉ ET SALAIRES AU RABAIS

Brigitte Bereni-Marzouk, psychologue hospitalière et conseillère technique à la Fédération FO Santé rappelle de son côté : « 60% des psychologues de la fonction publique hospitalière sont contractuelles et de ce fait, elles restent bloquées au 1er échelon de rémunération. Un grand nombre d’entre elles travaillent à temps partiel ».

Les psychologues sont de surcroît confrontées dans bon nombre d’établissements à la volonté des directions de supprimer un temps jusqu’alors réservé à la recherche, à la documentation et l’information. Baptisé « Temps FIR » dans la fonction publique et « Temps DIRES » dans le secteur sanitaire et social, il représente un tiers du temps de travail des psychologues. « Ce temps, réservé notamment à des lectures, à notre propre analyse et à l’analyse du travail que nous faisons auprès de nos patients, est indispensable, il en va de la qualité de notre travail, explique Sarah, psychologue dans un hôpital de jour à Ville d’Avray (Hauts-de-Seine). « Nous refusons cette approche de nos directions qui considèrent que nous sommes là pour faire de l’abattage et nous refusent du temps pour penser », renchérit Carole, psychologue dans un centre de consultation pour les familles de cheminots.

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Mobilisation Dans le public comme dans le privé les psychologues appelés à la grève

20 Mai 2014, 08:44am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

« Avec 60% de contractuels dont beaucoup à temps partiel, nous sommes de loin les fonctionnaires les plus précaires de la fonction publique », dénonce Brigitte Bereni-Marzouk, psychologue hospitalière et conseillère technique à FO Santé. À ce statut s’ajoute un salaire d’embauche de 1615 euros bruts pour le premier échelon, malgré un niveau d’étude bac +5 et un classement en catégorie A. La grille indiciaire n’a pas évolué depuis 1991.

Pour revendiquer une meilleure reconnaissance de leur profession, tous les psychologues du public comme du privé sont appelés par les fédérations FO de la Santé et de l’Action sociale à faire grève le 19 juin et à manifester à Paris. Une assemblée générale avait déjà été organisée le 10 avril à l’appel de plusieurs syndicats dont FO.

UN TRAITEMENT DE 1 615 EUROS BRUT

Ils réclament une revalorisation substantielle des salaires, une hausse de la valeur du point d’indice et l’augmentation des effectifs. Sur la question des statuts dans le public, ils demandent l’organisation immédiate des concours prévus par la loi pour les contractuels et des concours classiques. Ils dénoncent également la remise en cause du temps DIRES (secteur sanitaire et social) et FIR (secteur public), spécifiques à leur profession.

« Le corps des psychologues de la fonction publique est né en 1991, étonnamment basé sur le statut des professeurs agréés de l’éducation nationale qui à l’époque avaient un niveau bac +3, poursuit Brigitte Bereni-Marzouk. Nous avons 28 heures de présence pour les patients, comme eux avec les élèves. Les sept heures restantes sont consacrées à la formation, la recherche, les colloques, l’enseignement... Ce temps est toujours considéré comme un privilège exorbitant, surtout pour les non-titulaires, alors qu’on ne peut pas faire ce métier si l’on n’est pas ressourcé en permanence par des apports extérieurs. »

Bien que salariés du privé dans un hôpital de jour à Ville-d’Avray, Michèle, Sarah et Jérôme, ont participé à Paris à la journée d’action du 15 mai contre le gel des salaires et le plan d’économies dans la fonction publique. Ils sont en grève illimitée depuis le 5 mai contre la remise en question de leur temps DIRES. « Ce temps personnel est essentiel pour prendre du recul, mais le directeur veut nous faire entrer dans un plan de formation classique et augmenter notre temps en contact avec les patients », explique Michèle.

La situation dans le public comme celle de l’action sociale et médico-sociale est aggravée par la politique d’austérité avec 50 milliards d’euros de coupes budgétaires sur les dépenses publiques, dont 10 milliards aux dépens de l’assurance maladie, et le gel du point d’indice des fonctionnaires.

« L’autre problème, c’est le manque de considération des psychologues en France, ajoute Brigitte Bereni-Marzouk. On estime que nous ne sommes pas franchement nécessaires, que nous faisons du bavardage et qu’on peut être remplacés par des aides-soignantes ou des infirmières. Comme nous ne faisons pas d’actes, nous ne rapportons pas d’argent à l’hôpital. Pourtant c’est primordial de préserver la santé mentale d’un patient après l’annonce d’un cancer. Nous sommes aussi là pour accompagner les soignants. Les conditions d’emploi sont telles que le risque à terme est que les psychologues quittent la fonction publique pour devenir libéraux. »

Clarisse Josselin

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Le 10 avril 2014 les psychologues se mobilisent pour leurs revendications

15 Avril 2014, 11:10am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

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