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Articles avec #retraites

Des retraités ont manifesté dans toute la France le 29 septembre pour défendre leur pouvoir d'achat tandis que le même jour le gouvernement annonçait la non-revalorisation des pensions au 1er octobre. Un gel qui a échauffé les esprits.

4 Octobre 2016, 09:10am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Des retraités ont manifesté dans toute la France le 29 septembre pour défendre leur pouvoir d'achat tandis que le même jour le gouvernement annonçait la non-revalorisation des pensions au 1er octobre. Un gel qui a échauffé les esprits.

Des retraités ont manifesté dans toute la France le 29 septembre pour défendre leur pouvoir d'achat tandis que le même jour le gouvernement annonçait la non-revalorisation des pensions au 1er octobre. Un gel qui a échauffé les esprits.

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Service civique : une fausse bonne réponse pour pallier les besoins des personnes âgées

30 Août 2016, 09:34am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Retraite

Service civique : une fausse bonne réponse pour pallier les besoins des personnes âgées

dimanche 28 août 2016 Union Confédérale des Retraités-FO

Les idées ne manquent pas à la Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, Marisol Touraine, pour trouver des moyens de pallier les besoins en matière de prise en charge des retraités et personnes âgées en perte d’autonomie.

Avec l’appui de l’Agence du service civique, elle a lancé un programme de développement de nouvelles missions de volontaires bénévoles en 2016 et 2017, en direction des personnes âgées, des personnes handicapées et des usagers des établissements de santé en 2016.

Qui sont ces volontaires bénévoles ?

Des jeunes âgés de 16 à 25 ans qui pourront s’engager pour 6 à 12 mois dans une mission d’intérêt général auprès d’un organisme agréé. Ils pourront ainsi participer à la mise en place d’actions sociales ou culturelles au sein des maisons de retraite (structures publiques et privées d’intérêt collectif) pour aider les résidents à se servir des outils numériques, pour maintenir les relations familiales et, tout simplement, pour contribuer à renforcer le lien social. Par le biais de l’association Monalisa, ils pourront aussi se rendre chez les personnes âgées isolées pour leur apporter écoute et soutien. Pour ce faire, la ministre a pris appui sur les Agences régionales de santé (ARS) pour leur demander d’informer l’ensemble des établissements et associations gestionnaires de l’opportunité que serait l’accueil de ces jeunes en service civique et l’importance de leur rôle essentiel au sein de ces structures.

Mais n’en déplaise à la ministre qui ambitionne le déploiement de 17 000 nouvelles missions en 2016 et 25 000 en 2017, elle oublie bien vite la situation précaire de ces jeunes volontaires. Le Service civique universel (SCU) n’est pas un emploi salarié. Il n’ouvre pas droit à un salaire mais à une simple indemnité financée par l’Etat de 467,34 euros nets par mois, quelle que soit la durée hebdomadaire du contrat. Il n’ouvre ni droit au chômage, ni droit automatiquement à une mutuelle. Si l’ensemble des trimestres de service civique effectués sont pris en compte au titre de l’assurance-retraite du régime de base, il n’en est pas de même pour la retraite complémentaire. Enfin, la structure d’intervention du jeune volontaire n’a pas d’obligation de formation, mais se contente de désigner un tuteur, simple garant du bon déroulement de la mission.

La mission de service civique n’est pas un emploi et l’empathie n’est pas un diplôme

Pour l’UCR-FO, le service civique est sans conteste une fausse bonne réponse pour l’emploi des jeunes. Le recours massif par les établissements et associations au bénévolat des jeunes risque aussi d’être une spirale dangereuse tirant vers le bas les conditions d’emploi des personnels, les conditions de traitement des personnes âgées, voire un facteur de dumping social ; le but étant bien sûr de faire des économies budgétaires sur le nombre de postes de professionnels. C’est un programme qui présente bien des dangers en matière sociale et économique.

Pour toutes ces raisons, l’UCR-FO revendique de vrais emplois, un vrai travail pour la prise en charge de la perte d’autonomie des retraités et personnes âgées

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3 Novembre 2015, 10:54am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Retraites complémentaires : FO dénonce un marché de dupes

C’est un accord qui se fait sur le dos des salariés », a déploré Philippe Pihet, le négociateur FO, au sortir de l’ultime réunion sur l’avenir des retraites complémentaires le 30 octobre. Ce rendez-vous était consacré aux derniers détails d’un accord de principe conclu le 16 octobre entre le patronat (Medef, CGPME, UPA) et trois syndicats (CFDT, CFTC, CGC). Il n’aura fait que confirmer les grandes lignes d’un texte que Force Ouvrière a décidé de ne pas signer. En premier lieu parce qu’il se traduit dans les faits par un recul de l’âge de la retraite.

Le patronat et la CFDT signent le recul de l’âge de la retraite

L’accord prévoit, à partir de 2019, la mise en place de « coefficients de solidarité », en réalité un abattement sur la pension complémentaire qui s’appliquera aux personnes ayant toutes leurs annuités, l’âge légal et qui remplissent donc les conditions du taux plein. Celles-ci devront attendre un an de plus pour prendre leur retraite, sous peine de subir 10 % d’abattement pendant trois ans. À l’inverse, les personnes restant deux, trois ou quatre ans de plus en activité obtiendront un bonus. « Les futurs retraités n’auront pas vraiment le choix. Plus de 50 % de ceux qui sont en droit de liquider leur retraite n’ont plus de travail à ce moment-là, le malus va s’imposer. Les femmes, aux carrières globalement moins complètes que les hommes, seront aussi les premières victimes de cette décote. Et les salariés aux carrières longues ne seront pas épargnés », énumère Philippe Pihet.

Les futurs retraités exonérés de CSG ne seront pas soumis aux abattements. Si la CFDT s’en félicite, FO s’oppose à une mesure qui signe « un changement structurel » des retraites complémentaires avec l’introduction d’une référence fiscale. Ce n’est pas la pension qui sera prise en compte mais le revenu fiscal du foyer. Une mesure injuste puisqu’un retraité modeste au sein d’un foyer acquittant la CSG serait soumis à l’abattement.

Au-delà de cette mesure politique très pénalisante pour les futurs retraités, qui engage seulement un dixième des 6,2 milliards d’économies visées à l’horizon 2020, FO dénonce un accord globalement « déséquilibré » : « Les efforts pèsent à 90 % sur les salariés et les retraités. Et le peu de choses concédé par le patronat sera compensé par une baisse des cotisations patronales à la branche des accidents du travail-maladies professionnelles, c’est le patron des patrons, Pierre Gattaz, qui l’a dit », rappelle Philippe Pihet.

Françoise Lambert

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Retraite : savoir lire, écrire, compter

1 Novembre 2015, 19:50pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Dans un tract la CFDT affirme que les non signataires disent faux quand ils affirment que le projet d’accord sur les retraites est supporté financièrement à 90 % par les salariés, la CFDT trouvant, elle, 1,8 milliard d’euros à la charge des employeurs ! Mais elle omet notamment la règle de répartition 60/40 ou ce que paieront les cadres.

Au total, les employeurs participent au mieux pour 660 millions sur 6,1 milliards.

Alors,erreur de comptage ou enfumage ?

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La négociation de la dernière chance

6 Octobre 2015, 10:41am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Nous sommes à moins d’un mois de ce qui devrait être la dernière séance de négociations sur les retraites complémentaires. Si les deux régimes (Arrco et Agirc) ont encore des réserves importantes (dont l’Arrco), ils connaissent des difficultés financières certes liées au vieillissement de la population mais aussi, et c’est important, à la faiblesse des salaires et au chômage qui les privent de recettes notables. C’était déjà le cas lors de la dernière négociation et nous avions pris des mesures, dont un gel temporaire des pensions et une augmentation des cotisations salariales et patronales, pour amortir la situation. De ce fait, nous avons préservé les régimes, les produits financiers ayant également couvert les déficits d’exploitation.

De part et d’autre de la table des négociations, nous avions ainsi tout fait pour préserver l’existence des régimes sans que l’une ou l’autre partie ne passe sous la table. Les négociateurs avaient donc agi avec responsabilité et sagesse.

Mais cette année les choses se corsent sérieusement du fait du comportement du Medef. Les faucons du social semblent l’emporter sur les colombes. Apparemment, le Medef exige des mesures d’âge. Pour faire des économies il veut imposer des abattements sur les retraites entre 62 et 65 ans pour dissuader les salariés concernés de cesser leur activité. À titre d’exemple, un salarié devant percevoir 1 500 euros net en retraite aurait un abattement de 135 euros mensuels à 62 ans !

Ce qui n’est pas tolérable socialement et économiquement.

Autant nous sommes prêts à prendre nos responsabilités, y compris sur des efforts, autant cette logique d’abattement est inacceptable. Il convient alors de s’interroger. Quelle mouche pique le Medef ?

• Prépare-t-il les présidentielles en exigeant des syndicats qu’ils avalisent un recul de fait de l’âge de départ en retraite ?

• Veut-il mettre fin à la gestion paritaire des régimes pour refiler le bébé à l’État ou, mieux, aux assurances privées ?

• Veut-il mettre fin aux négociations nationales et verser dans l’anti-républicanisme en accentuant les inégalités ?

Non satisfaite d’avoir obtenu du gouvernement 41 milliards d’euros d’aides sur trois ans, de n’avoir pas à payer la dernière augmentation de cotisation et ayant obtenu en parallèle l’abaissement de la cotisation d’allocations familiales [1], une partie du Medef semble vouloir employer la tactique de la terre brûlée. Hors de l’individualisme, du marché et de la compétitivité, pas de salut ! Qu’une part importante des salariés qui partent en retraite ne soient plus en activité, que certains dirigeants de grandes entreprises se fassent octroyer des retraites mirobolantes, il trouve cela normal : il faut casser les services publics et les régimes sociaux.

L’absence d’accord constituerait une déflagration qui irait bien au-delà du dossier retraites. D’une logique de recherche de compromis on passerait à une logique d’affrontement.

Ce serait inévitablement un tournant et une rupture dans les relations sociales. La raison peut encore l’emporter. Si tel n’était pas le cas, c’est une forme de guerre qui serait déclarée.

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Retraites complémentaires : le patronat fera de nouvelles propositions

2 Juin 2015, 13:41pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

« Nous sommes plus optimistes sur les chances de trouver un accord que nous ne l’étions au début de la réunion », a indiqué Philippe Pihet, secrétaire confédéral et chef de file de la délégation FO, en sortant de la quatrième séance de négociation sur les retraites complémentaires, hier soir, 27 mai.

Les organisations syndicales, très remontées à leur arrivée contre un projet patronal qui leur avait été transmis à la fin de la semaine dernière, ont finalement obtenu du Medef qu’il révise sa copie. L’organisation patronale avait en effet considérablement durci ses positions depuis la dernière réunion plénière du 10 avril. Elle était passée d’une proposition d’économiser 5 milliards d’euros d’ici à 2020 dans les régimes Arrco (tous les salariés) et Agirc (cadres), à un objectif de 8,4 milliards d’euros sur cette même période. Pour y arriver, le Medef suggère d’instaurer des abattements dégressifs sur les pensions complémentaires perçues avant 67 ans. Pour les salariés prenant leur retraite à 62 ans, la décote atteindrait 40% la première année, puis 30% à 63 ans, 18% à 64 ans, pour finalement tomber à 2% à 65 ans et 1% à 66 ans. Selon le négociateur du Medef, Claude Tendil, il s’agit « d’éléments d’incitation à travailler à 63 ou 64 ans ». Les syndicats s’opposent à ces propositions patronales, qu’ils qualifient de « mesures punitives », et qui toucheraient de plein fouet les générations nées entre 1957 et 1960. Un salarié non cadre partant à la retraite à 62 ans subirait une baisse de sa pension (retraite de base et complémentaire) de l’ordre de 12% et un cadre dans la même situation une réduction d’environ 20%.

FO demande une hausse des cotisations

« Aujourd’hui le Medef fait peser tous les efforts sur les retraités et les salariés, un accord ne peut pas avoir un coût prohibitif, il faudra une contribution de tout le monde, y compris de la part des entreprises, via une augmentation de la cotisation », prévient Philippe Pihet. Le négociateur FO se félicite toutefois de « la volonté d’avancer de la part de la délégation patronale », tandis que le Medef a accepté de présenter de nouvelles propositions issues de réunions bilatérales avec les syndicats avant le prochain round de négociation.

Les partenaires sociaux ont prévu de se retrouver le 22 juin. Mais pas forcément pour conclure. Ils n’excluent pas un, voire deux rendez-vous à la rentrée, alors que la date limite pour trouver un accord est fixée au 31 décembre 2015.

L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de pérenniser les régimes obligatoires Arrco (tous les salariés du privé) et Agirc (cadres du privé), fragilisés par une moindre rentrée de cotisations liée à la crise économique. Pas moins de 30 millions de salariés sont concernés, parmi lesquels 18 millions de cotisants et 12 millions de bénéficiaires.

Françoise Lambert

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Négociations sur les retraites complémentaires, c’est parti

25 Février 2015, 10:46am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Des différences d’approche sur les moyens d’augmenter les recettes des régimes Arrco et Agirc se font jour, à l’ouverture de discussions qui s’annoncent d’ores et déjà difficiles.

Patronat et syndicats se sont retrouvés le 17 février pour une première réunion sur les retraites complémentaires. Ils ont jusqu’au mois de juin pour trouver un accord permettant de pérenniser les régimes obligatoires Arrco (tous les salariés du privé) et Agirc (cadres du privé), fragilisés par une moindre rentrée de cotisations liée à la crise économique. L’enjeu est de taille puisque ces régimes concernent pas moins de 30 millions de salariés – 18 millions de cotisants et 12 millions de bénéficiaires.

FO pour une hausse des cotisations

« Nous sommes favorables à l’élaboration d’un compromis, la hausse des cotisations est évidemment à l’ordre du jour pour Force Ouvrière », a déclaré Philippe Pihet, chef de file de la délégation FO, à l’issue de la réunion. Le Medef prône quant à lui un recul de l’âge effectif de départ, avec des abattements temporaires sur les pensions de ceux qui prendraient leur retraite entre 62 et 67 ans. Il a en outre proposé de revoir les pensions de réversion à la baisse. Les négociateurs doivent se retrouver le 20 mars

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Le COR tente d’anticiper l’avenir des retraites

11 Décembre 2014, 13:58pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Un colloque du Conseil d’orientation des retraites s’est tenu à la Maison de la Chimie à Paris, le 2 décembre. L’occasion de présenter le fonctionnement de différents systèmes de retraite, leurs évolutions récentes ainsi que les enjeux auxquels ils seront confrontés.

Le COR a réalisé un panorama de différents systèmes de retraite montrant que 34 pays de l’OCDE ont subi des réformes entre 2009 et 2013. Si celles menées entre 2004 et 2008 ont souvent permis d’améliorer la couverture et de faire reculer la pauvreté chez les personnes âgées au Chili, en Italie ou en Nouvelle-Zélande, le COR observe que depuis 2009 « les réformes des retraites visent à allonger la durée d’activité des salariés ». Et les principaux leviers identifiés sont l’augmentation de l’âge légal, les incitations à travailler au-delà de l’âge légal et la réduction ou la suppression des mécanismes de retraite anticipée.

Augmentation du taux d’emploi des seniors

Conséquence logique des réformes successives qui ont relevé les critères de départ en retraite, en France, depuis 2003, le taux d’emploi des 55-64 ans est passé de moins de 33 % à 46,5 % début 2014 et l’âge moyen de départ à la retraite est passé de 60,5 ans en 2009 à 61,5 ans fin 2014.

Le COR a établi plusieurs scénarios futurs intégrant une absence de retour d’une croissance du PIB ou la baisse de l’inflation. Puis il les applique sur trois systèmes de retraite différents : en annuités, en points ou en comptes notionnels. Si les deux premiers sont déjà en vigueur aujourd’hui, on ne peut que s’interroger sur la pertinence du dernier qui romprait avec la solidarité intergénérationnelle et auquel FO est opposée.

Mathieu Lapprand

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Décrets « pénibilité » : les administrateurs de la CNAV votent contre

26 Août 2014, 09:12am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Réunis en séance exceptionnelle le 10 juillet 2014, les administrateurs de la CNAV ont émis un vote majoritairement défavorable sur les projets de décrets relatifs à la mise en oeuvre du compte personnel de prévention de la pénibilité (CPPP). Ces textes avaient fait l’objet d’intenses tractations entre les différents interlocuteurs sociaux et l’État. Ils ont été modifiés, contre toute attente, par le Premier Ministre. Le compte pénibilité devait entrer en vigueur au 1er janvier 2015 mais, pour contenter le patronat, Manuel Valls a décidé « une montée en charge progressive sur les années 2015 et 2016, faisant de 2015 une année de rodage du dispositif sur une partie des facteurs de pénibilité identifiés avant sa généralisation en 2016 ». Ainsi, à partir du 1er janvier 2015, seuls quatre des dix facteurs de pénibilité devraient être comptabilisés.

Force Ouvrière estime que la philosophie du système marque indéniablement une avancée pour les droits des travailleurs. Pour autant, l’efficacité de ce dispositif n’est pas seulement conditionnée aux seuils retenus, mais aussi à son financement, aux conditions d’attribution des points, à la liberté laissée aux travailleurs d’user de ceux-ci comme bon leur semble, aux voies de recours possibles. Mais aussi, au bout du bout, à la fin d’une vie professionnelle marquée par des conditions de travail difficiles. L’enjeu de ces textes est bel et bien de répondre à deux questions assez simples : la prévention des risques professionnels en sort elle renforcée ? Les travailleurs bénéficient-ils d’une compensation à la hauteur de leur exposition ? En l’état actuel des textes, et s’appuyant sur une déclaration dont voici les principaux extraits, la délégation Force Ouvrière a émis un avis défavorable sur les quatre projets de décrets relatifs au CPPP.

Sur le Fonds de financement des droits liés au CPPP

Force Ouvrière dénonce le cadeau fait au patronat qui consiste à exonérer les entreprises de la cotisation de base en 2015 et 2016…pour fixer son taux en 2017 à 0,01%, soit un taux bien inférieur à ce que prévoit la loi. Il en est de même pour la cotisation spécifique dont le taux prévu par le projet de décret est également inférieur au seuil prévu par la loi. Quid du financement ? Reviendrait-il finalement aux citoyens de financer la prévention des risques professionnels qui dépend du seul pouvoir (ou bon vouloir) de l’employeur ? La faiblesse du montant des cotisations met en péril l’ensemble du dispositif. Quant au Fonds de financement, Force Ouvrière condamne l’introduction d’un troisième tiers au sein au Conseil d’administration et exige que les fonctions de Président soient conformes aux textes relatifs aux organismes de Sécurité sociale et que cette fonction soit confiée par alternance à un représentant des salariés et des employeurs.

Sur l’acquisition et l’utilisation des points acquis au titre du CPPP et sur la majoration de durée d’assurance au titre de la pénibilité

Le projet de décret prévoit que les salariés exposés annuellement à un facteur de risque professionnel acquièrent 4 points et 8 points s’ils sont exposés à plusieurs facteurs de risques. Or, il est scientifiquement prouvé que les conséquences néfastes d’une poly-exposition agissent de façon exponentielle sur la santé. De plus, Force Ouvrière ne peut se contenter des huit trimestres accordés au titre de la majoration de durée d’assurance pour ouvrir droit à la retraite. Dans un contexte où la vie professionnelle s’allonge et où l’espérance de vie est conditionnée au métier exercé, il est révoltant qu’un travailleur bénéficie seulement de deux années d’anticipation pour partir en retraite. Combien seront-ils à prétendre à la retraite alors qu’ils seront physiquement et psychiquement déjà cassés par des conditions de travail difficiles ? Au mieux, un travailleur usé du fait de la pénibilité partira à 60 ans, ce qui était le cas de tous les salariés auparavant ! En la matière, il ne s’agit donc nullement d’un progrès. Également, l’utilisation des points pour le passage à temps partiel sans réduction de salaire devrait être de droit. En l’espèce, si aucun accord ou convention fixe les modalités de passage à temps partiel, l’employeur peut refuser et repousser la demande du salarié.

Sur la traçabilité de l’exposition des travailleurs à la pénibilité

Pour tout travailleur exposé à un facteur de pénibilité au-delà d’un certain seuil, l’employeur doit notamment établir une fiche de prévention. Les seuils retenus par le projet de décret ne sont pas satisfaisants et ne tendent pas à une amélioration tangible des conditions de travail des salariés. Ces seuils ne sont pas ambitieux par rapport à ceux déjà fixés par le Code du travail. Cette décision est d’autant plus incompréhensible que les travailleurs sont exposés aux risques de façon très intense et prolongée (exigence de 900h/an, 120 nuits/an, 30 actions techniques ou plus/minute…). La définition du travail de nuit est même restreinte par rapport à celle du Code du travail ! De plus, au regard du retard de la France en matière de prévention du bruit, il aurait été judicieux et juste de fixer un niveau d’exposition en-deçà de 80 décibels. Ces seuils menacent l’efficacité de la prévention des risques professionnels mais aussi la viabilité de ce dispositif. En effet, les seuils mais aussi les intensités ou durées minimales seront difficiles à évaluer. Comment prouver qu’un salarié maintient ses bras au-dessus de ses épaules ou qu’il se trouve dans des positions du torse fléchi à 45° et ce, pendant 900 heures par an ?

Sur la gestion du CPPP, les modalités de contrôle et de traitement des réclamations

Les travailleurs qui contesteront le nombre de points qui leur est attribué se trouveront dans une certaine insécurité juridique du fait des délais prévus par les textes. Il aurait fallu alléger la procédure.

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Vers le régime universel de retraite de base ?

10 Juin 2014, 20:14pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Sans aucune information préalable, ni bien sûr aucune concertation, le gouvernement sort de son chapeau la future fusion de la caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) et du régime social des indépendants (RSI).

La démonstration est dans l’exposé des motifs de l’article 3 du projet de loi rectificative de financement de la Sécurité sociale (PLRFSS). La Contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) étant appelée à disparaître, la principale source du régime des indépendants va se tarir. La solution est simple pour le gouvernement : ce sera aux salariés de payer.

L’argument de justification est inacceptable, comme les salariés du régime général aident déjà les salariés agricoles, sans rechigner, ils peuvent aussi aider les autres.

Sauf que les autres en question, fort respectables au demeurant, ne sont pas salariés !

Si les règles de calcul des pensions sont alignées, le financement en est bien loin !

Comme nous l’avons toujours expliqué, il appartient à la solidarité nationale (donc à l’impôt) de soutenir les régimes de non salariés.

Cette préfiguration de régime de retraite unique présente un danger important : l’addition de déficits risque d’amener à une prochaine « réforme » des retraites.

Maintenant ça suffit, les salariés ont déjà payé plusieurs fois les réformes, les retraités aussi, les employeurs, eux sont exonérés d’efforts.

La promotion du « dialogue social » aurait a minima voulu qu’il y ait concertation, la transparence tant vantée en matière de financement des dépenses publiques n’y trouvera pas non plus son compte.

Pour Force Ouvrière ce « coup de force » n’est pas tolérable.

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