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Articles avec #salaires emplois et retraites

Évolution du dossier pénibilité

11 Juillet 2017, 08:19am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Depuis longtemps Force Ouvrière explique que l’évolution du dossier pénibilité devait permettre d’allier l’efficacité pour les salariés à la simplicité pour les entreprises.

Le dispositif prévu par le gouvernement comporte trois insuffisances notoires :

- Il ne met pas assez l’accent sur la prévention, ne retenant pour les 4 critères traités différemment qu’une sortie anticipée de 2 ans à 60 ans, ce qui était encore, il y a peu, l’âge de départ en retraite ;

- La suppression de la (petite) cotisation patronale apparait comme une mesquinerie et il va falloir veiller à ce que les employeurs assument clairement leur responsabilité dans la branche AT/MP ;

- Il convient d’associer étroitement les caisses de Sécurité sociale (CARSAT) qui disposent des personnels formés et spécialisés en matière de prévention.

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UCR-FO Colloque au Sénat : appels au secours de l’aide à domicile

25 Avril 2017, 09:26am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Le 9 mars, dans les locaux du Sénat, s’est tenu un colloque réunissant tous les acteurs de l’aide à domicile, salariés, employeurs, représentants des fédérations concernées, organisations syndicales de retraités, autour du thème « Services d’aide et d’accompagnement à domicile : l’urgence d’un juste prix pour la dignité des personnes âgées en perte d’autonomie et des salarié(e)s ».

Cette rencontre nationale qui est une première, est à mettre à l’actif de l’action initiée par les 9 organisations et associations de retraités (UCR-FO, UCR-CGT, UNARCFTC, UNIR CFE-CGC, FSU-Retraités, Solidaires, FGR-FP, Loisirs Solidarité Retraite, Ensemble solidaires) auprès de Dominique Watrin, Sénateur du Pas de Calais, très sensibilisé par ce sujet. En témoigne le rapport sénatorial d’information de juin 2014 qu’il a cosigné, intitulé « L’aide à domicile auprès des publics fragiles : un système à bout de souffle à réformer d’urgence ». Les interventions diverses et nombreuses ont levé le voile sur les dures réalités d’un secteur gravement sinistré.

L’inquiétude grandit dans les structures associatives professionnelles sans but lucratif, confrontées pour la plupart à une rémunération des services effectués, inférieure à leur coût de revient. Aujourd’hui, leurs réserves financières sont épuisées et c’est leur pérennité qui est directement menacée. On estime que 107 associations d’aide à domicile auraient mis la clef sous la porte ces deux dernières années, que 10 000 emplois auraient été supprimés entre 2009 et 2012 dans ce secteur présenté pourtant comme porteur d’emplois.

Les personnels ont fait part de leur mal-être, de leur sous-rémunération, de la dégradation et de la précarisation générale des conditions de travail. Le secteur de l’aide, de l’accompagnement et du maintien à domicile, représente 226 000 salariés dont 95% sont des femmes et 41% des salariés non qualifiés. Plus de 79% sont à temps partiel, généralement imposé. Avec 15 ans d’ancienneté, le salaire brut moyen mensuel d’un salarié non qualifié ne s’élève qu’à 972 euros brut pour un équivalent temps plein. 44% des salariés travaillent les dimanches et jours fériés, car les services auprès des personnes âgées, dépendantes ou invalides, s’exécutent 365 jours par an, 24 h sur 24.

Le secteur connaît un taux de sinistralité quatre fois plus élevé que le taux moyen : les travailleurs handicapés sont en hausse de 3% en 2 ans suite à des accidents de travail ou maladies professionnelles [1] ; les arrêts maladie, en augmentation constante, sont dus aux conditions de travail et au turn-over ; 77% des départs résultent de démissions, d’inaptitudes, de rupture à la fin de période d’essai ou rupture conventionnelle (les inaptitudes représentent 16% et les démissions 44%) ; l’âge moyen du salarié inapte dans la branche est de 49 ans et demi, pour une ancienneté de 9 années. Cette souffrance au travail ne semble pourtant qu’à peine alerter les autorités départementales et nationales, l’Inspection du Travail ou la Médecine du Travail.

Ces difficultés ne doivent pas pour autant, permettre de passer sous silence la finalité de tout ce secteur : assurer le maintien à domicile dans les meilleures conditions, des personnes en perte d’autonomie lesquelles sont aussi les victimes d’une forme de maltraitance institutionnelle avec les plans d’aides insuffisants et des restes à charge trop importants. C’est un aspect qu’a tenu à souligner Didier Hotte, Secrétaire général adjoint de l’UCR-FO. Il a rappelé la revendication Force Ouvrière d’un financement assuré par la Sécurité sociale et a dénoncé la situation qui consiste à faire payer aux retraités eux-mêmes via la CASA (prélevée au taux de 0,3 % sur les revenus des retraités imposables), le financement du coût de la prise en charge de la perte d’autonomie des personnes âgées.

L’aide à domicile n’est pas un coût, mais en réalité une source d’économies, a déclaré Josette Ragot, Secrétaire générale adjointe de la Fédération nationale de l’Action sociale-FO. Dans un contexte où seule la rentabilité est bien souvent mise en avant, elle a démontré que l’aide à domicile est une source d’économies importantes, notamment en termes d’aménagements du territoire et de maintien des activités économiques (maintien des commerces, des emplois) ou encore en termes de coûts non mis à la charge de la Sécurité sociale (maladies et accidents évités, maintien en bonne santé…).

Cette rencontre a permis de déboucher sur la décision de tous les intervenants de porter haut et fort les constats partagés de ce secteur auprès des pouvoirs publics et des gouvernements actuels et à venir. C’est le sens du communiqué de presse qui a été adopté à l’issue de ces travaux et adressé aux candidats à l’élection présidentielle et aux groupes parlementaires.

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Journée de grève et manifestations le 26 janvier 2016 | Déclaration du Bureau confédéral

19 Janvier 2016, 13:17pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Le Bureau Confédéral de Force Ouvrière soutient les fédérations de fonctionnaires Force Ouvrière qui appellent à une journée de grève et manifestations le 26 janvier 2016.

Gel du point d’indice depuis 2010 sans interruption, diminution des effectifs dans nombre de secteurs, inquiétudes fortes liées à la réforme régionale et à la Loi NOTRe, restrictions budgétaires, remises en cause de missions du service public constituent les raisons de la colère.

Il n’y a pas de République digne de ce nom sans service public à même d’assumer, pour ce qui le concerne, la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité.

Une délégation du bureau confédéral dont le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly participera à la manifestation parisienne.

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Emploi, contrat de travail, formation : FO reçue à Matignon

12 Janvier 2016, 11:19am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Une délégation FO a été reçue le 11 janvier par le Premier ministre et la ministre du Travail pour une concertation sur le futur plan d’urgence pour l’emploi de François Hollande. Jean-Claude Mailly a notamment insisté sur la nécessité de réorienter la politique économique générale

Comme l’ensemble des organisations syndicales et patronales représentatives, FO a été reçue en bilatérale durant 45 minutes à Matignon pour donner ses positions et faire des propositions sur ce plan qui sera détaillé le 18 janvier par François Hollande.

Jean-Claude Mailly a rappelé la nécessité de réorienter la politique économique générale. Il a exprimé des regrets sur l’absence de « coup de pouce au smic » après les élections régionales, « ce qui aurait constitué un signal fort ».

Cette rencontre n’a pas permis de clarifier la mise en place de 500 000 formations supplémentaires pour des chômeurs peu qualifiés, un objectif lancé par François Hollande le 31 décembre. La question sera au coeur d’un séminaire réunissant fin janvier l’ensemble des parties intéressées dont les interlocuteurs sociaux, le gouvernement, les Régions et Pôle emploi.

Le budget de ce dispositif est estimé à 1 milliard d’euros. « La question financière n’est toujours pas complètement arbitrée, a annoncé Jean-Claude Mailly à l’issue de la rencontre. Ces formations sont souhaitables sur le principe, mais il y a un problème de faisabilité dont le gouvernement est conscient. »

FO a insisté sur la part qui revient à l’Etat dans le financement. Le gouvernement a promis de maintenir sa participation dans la R2F, un dispositif qui permet de continuer à rémunérer les demandeurs d’emplois dont l’allocation chômage prend fin durant une formation. La délégation a aussi obtenu que ce plan permette de redonner un rôle moteur à l’AFPA. Pour l’emploi des seniors, FO a de nouveau revendiqué le rétablissement de l’allocation équivalent retraite (AER).


Des annonces sur l’investissement public le 12 janvier

Ce séminaire sera aussi l’occasion d’évoquer « l’effort supplémentaire » envers l’apprentissage souhaité par François Hollande. FO a revendiqué un véritable statut de l’apprenti avec une rémunération en fonction des qualifications et insisté sur les problématiques liées au logement et au transport.

La délégation s’est opposée à de nouvelles aides à l’embauche ciblant les PME, voulues par François Hollande. « Le patronat n’est pas demandeur et ces aides existent déjà, alors autant ne pas le faire, ce sera un effet d’aubaine ou du gaspillage, a estimé Jean-Claude Mailly. Il est préférable de consacrer un éventuel financement à la formation des demandeurs d’emploi. »

FO a aussi mis en avant la nécessité de cibler les aides publiques aux entreprises. « Le pacte de responsabilité, c’est 100 milliards d’euros sur trois ans, pour quels résultats ? », a réagit Jean-Claude Mailly.

Sur la question de l’investissement public pour « booster » l’économie, FO a été entendue. « Le Président doit faire des annonces le 12 janvier, à l’occasion du bicentenaire de la Caisse des dépôts et consignations », a ainsi indiqué le secrétaire général.

Cette rencontre a été l’occasion d’évoquer le futur projet de loi travail de Myriam El Khomri. La délégation s’est opposée à toute remise en cause du contrat de travail alors que le patronat revendique le contrat de travail « agile », prévoyant un « plafonnement des indemnités prud’homales » et « des motifs de rupture liés à la situation de l’entreprise ou la réalisation d’un projet ». « Je pense que ce contrat “fragile” ne sera pas retenu », a estimé jean-Claude Mailly à sa sortie.

Le projet de loi devrait aussi intégrer un barème pour les indemnités prud’homales après un licenciement sans cause réelle et sérieuse. « Nous ne sommes pas d’accord, cela vient contrecarrer le pouvoir d’appréciation du juge, et le patronat va vite le regretter, estime la délégation FO. Il va y avoir un basculement vers les plaintes pour discrimination et harcèlement, dont les indemnités ne sont pas plafonnées. » Quant à la réécriture du code du travail et notamment du temps de travail, FO a aussi appelé au respect de la hiérarchie des normes.

Clarisse Josselin

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Expérimentation du bulletin de paie simplifié, quels sont les risques ?

16 Décembre 2015, 19:06pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

L’expérimentation de la simplification de la feuille de paie devrait démarrer le 1er janvier 2016 dans des entreprises volontaires. Regroupement de lignes, suppression d’informations, que vont perdre les salariés, ont-ils quelque chose à gagner de cette simplification ?

Sans concertation, le gouvernement a lancé en avril 2014 son « choc de simplification » visant, entre autres, à simplifier le bulletin de paie. Un rapport de préconisations, confié à Jean-Christophe Sciberras, directeur des relations sociales de Solvay, a donc été remis fin juillet 2015 au gouvernement. Inspiré par ce rapport, le projet de décret lançant cette simplification, qui devrait entrer en vigueur au 1er janvier 2016, a été soumis à la Sous-commission des conventions et accords (SCCA), une instance de la Commission nationale de la négociation collective.


Comment retracer une carrière sans référence aux organismes collecteurs ?

Plusieurs éléments présentés dans le décret satisfont la confédération. Tout d’abord, l’information disponible sur le site service-public.fr doit détailler aux salariés les éléments constitutifs de leur bulletin. Ensuite, le maintien apparent des montants de l’assiette et des taux de cotisation faisait partie des revendications confédérales, comme le fait de conserver un document papier et de ne pas se précipiter dans une dématérialisation des bulletins.

En revanche, plusieurs évolutions prévues dans le décret posent problème : la suppression de toute référence aux organismes collecteurs permettant de les identifier, ainsi que la suppression du récapitulatif annuel obligatoire. « En cas de litige, sans ces éléments, comment le salarié pourra-t-il prouver sa bonne foi et percevoir la retraite qui lui est due sans traçabilité des cotisations ? », interroge Marie-Alice Medeuf-Andrieu, secrétaire confédérale.

Si ces références nécessaires disparaissent, c’est au profit d’une information inutile : le « super brut » (le total du coût du salaire), qui en langage patronal s’appelle « coût du travail ». Malheureusement, aucune mention du profit généré par le salarié pour l’entreprise ne figurera sur son bulletin… Il ne faudrait pas lui donner des idées revendicatives.

Un éditeur de logiciel de paie indiquait récemment que cette réforme ne diminuerait pas le coût des bulletins de salaire, ne les rendrait pas « plus compréhensibles » pour les salariés et que le travail des services de paie ne sera en rien simplifié. De plus, une étude menée par l’Ifop montrait récemment qu’un salarié sur trois avait déjà constaté une erreur sur sa feuille de paie (montant du salaire, cotisations, heures travaillées, congés payés, notes de frais…).

Autant de réserves qui permettent à Marie-Alice Medeuf-Andrieu d’affirmer que « la montagne accouche d’une souris… très orientée vers le coût du travail », et d’alerter sur l’impact que pourrait avoir à terme cette réforme, notamment pour les salariés cumulant les employeurs car ils auront des difficultés à retracer leur parcours.

Mathieu Lapprand

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Quand le libéralisme s’attaque aux acquis sociaux...

4 Novembre 2015, 16:29pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

À plusieurs reprises j’ai indiqué que le libéralisme économique s’accompagne de l’autoritarisme social. Cet autoritarisme conduit ainsi, au niveau international comme dans certains pays européens, à vouloir remettre en cause le droit de grève.

Sur le plan international, ce sont les attaques récurrentes des employeurs au niveau du BIT contre les normes et notamment celle qui, sur la base de la liberté syndicale, concerne le droit de grève.

Actuellement ce droit de grève est également attaqué au Royaume-Uni, en Espagne et en Belgique. Il y a quelque temps ces attaques étaient plus soft : il s’agissait, par exemple, d’imposer des obligations en matière de service minimum dans les transports. C’étaient en fait des prémices.

Aujourd’hui l’attaque se fait plus hard : c’est la possibilité de mettre en œuvre le droit de grève dans les trois pays mentionnés qui est en cause.

Cela va de pair avec les coups de boutoir portés sur la négociation collective dans la plupart des pays européens, en particulier avec la priorité donnée à l’entreprise, au lieu du niveau national, pour négocier. Avec également la volonté de certains politiques ou responsables patronaux de mettre en place le référendum pour court-circuiter les syndicats.

Cette semaine, le gouvernement français doit rendre publiques ses intentions sur le Code du travail et la négociation collective.

Nous avons fait connaître à la ministre du Travail nos analyses et positions et avons prévenu que nous n’accepterions pas une inversion de la hiérarchie des normes. Car le rôle d’un syndicat n’est pas d’accompagner la remise en cause des droits collectifs et individuels des salariés actifs, chômeurs et retraités.

C’est aussi la raison pour laquelle nous n’avons pas signé l’accord honteux sur les retraites complémentaires, qui conduit à travailler un an de plus ou à percevoir pendant trois ans une retraite amputée.

Au plus haut niveau de l’État on parle d’une liberté pour les salariés, confondant allègrement liberté et contrainte !

Qui plus est, cet accord modifie structurellement le régime paritaire en introduisant des critères fiscaux. Les assureurs privés se frottent les mains. Le patronat se trouve en outre exempté de tout effort.

Le Medef se félicite.

Le gouvernement applaudit.

La CFDT prend la présidence de l’Arrco.

Les salariés et retraités apprécieront les effets du triptyque gouvernement/Medef/CFDT.

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Fonction publique: FO ne signe pas le projet d’accord sur les carrières

22 Septembre 2015, 12:59pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Les fédérations de fonctionnaires FO ont annoncé ce lundi 21 septembre leur décision de ne pas signer le projet d’accord sur les parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR) proposé aux syndicats par le ministère de la fonction publique.

Au terme de près d’une année de négociations, ce protocole d’accord est « inacceptable » car il « n’offre pas la revalorisation attendue par les agents » indique FO.

Les organisations syndicales représentatives au sein de la Fonction publique ont jusqu’au 30 septembre pour se prononcer sur ce projet dit d’amélioration des carrières.

Jusqu’à présent, trois organisations syndicales avaient annoncé qu’elles parapheraient le texte. La CFDT, l’Unsa et la FSU ne représentent toutefois que 37.6% des voix selon les résultats des dernières élections professionnelles. Or pour être appliqué, cet accord qualifié de « majoritaire » doit recueillir la signature d’un ou plusieurs syndicats recueillant au moins 50% des voix aux élections professionnelles.

D’autres organisations - CGT et Solidaires notamment - feront connaître leurs positions dans les prochains jours. Le refus de FO (18.6% des voix dans la fonction publique) de signer ce texte de projet rend d’ores et déjà incertain l’adoption de l’accord. L’Union interfédérale FO des agents de la fonction publique (UIAFP-FO) précise : « l’UIAFP-FO non signataire des accords de Bercy ne s’estime pas liée par le principe de l’accord majoritaire que le gouvernement utilise quand cela l’arrange. » [ndlr : les accords de Bercy de 2008, qui ont décliné dans la Fonction Publique la réforme de la représentativité syndicale, ont instauré la notion d’accord majoritaire alors qu’un accord dans la fonction publique n’est pas juridiquement contraignant]. Le projet d’accord qui concerne l’ensemble des agents des trois versants de la Fonction publique (Etat, hospitalière et Territoriale) est assis sur une rénovation des grilles indiciaires (bases fixant les traitements/salaires des fonctionnaires). Or, c’est notamment le mécanisme de cette rénovation concernant les trois catégories d’agents (A, B et C) qui est contesté par les fonctionnaires FO.

« Revalorisation en trompe l’œil »

En effet, si ce toilettage des grilles comprend certes une revalorisation en début (pied de grille) et fin de carrière (haut de la grille), celle-ci est étalée de la fin 2016 à 2020, soit cinq ans. Concrètement, les fonctionnaires en début de carrière ne bénéficieraient pas d’augmentations de rémunérations via leurs grilles avant la fin de l’an prochain au mieux (et seulement pour les agents de catégorie B et paramédicaux). Pour les autres ce serait 2017 ou 2018. Quant aux agents en fin de carrière, les revalorisations seraient renvoyées selon les cas en 2018, 2019 ou 2020 pour les agents de catégories C et les personnels sociaux.

Autre point contesté par FO, ce projet qui propose des revalorisations variant de 31 euros brut (pour un agent de catégorie C en début de carrière) à 134 euros (pour un agent de catégorie A en fin de carrière en 2020) prévoit simultanément un allongement des durées de carrières via des temps de passage plus longs dans chaque grade. Les fonctionnaires devraient donc travailler trente ans contre vingt-cinq actuellement pour réaliser leur progression complète de carrière, atteindre le sommet de la grille et pouvoir percevoir la rémunération la plus haute de fin de carrière. Pour FO cet « allongement des durées de carrières autofinance une revalorisation en trompe l’œil ».

FO demande la revalorisation du point d’indice

Plus largement, alors que les salaires nets moyens des fonctionnaires ont baissé de 0.7% entre 2012 et 2013 après avoir diminué de 0.8% en 2012, la revendication de hausse des salaires dans la fonction publique demeure pour le moins d’actualité et notamment pour résorber la perte de pouvoir d’achat.

Or, depuis 2010, l’Etat employeur maintient un gel du point d’indice (base de calcul de l’ensemble des traitements dans la fonction publique) et cela a induit une perte de pouvoir d’achat de l’ordre de 8% en cinq ans. Par ailleurs, des réunions de « négociations salariales » sont renvoyées à février prochain, soit après la présentation du projet de loi de finances pour 2016.

Estimant que le projet d’accord actuellement proposé ne compense en rien la baisse des rémunérations, les fonctionnaires FO « interpellent le gouvernement » et demande « qu’il améliore fortement ses propositions, notamment en revalorisant immédiatement la valeur du point d’indice ».

Valérie Forgeront

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Tour d’horizon des dossiers les plus explosifs de la rentrée sociale : l’austérité

8 Septembre 2015, 08:30am

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Un recours à l’OIT sur le respect du repos hebdomadaire a été déposé. © Cedric PASQUINI / REA

Du travail du dimanche aux difficiles négociations sur les rémunérations des fonctionnaires ou sur les retraites complémentaires, en passant par la loi santé qui affecte l’hôpital, les dommages de l’austérité s’accumulent pour les salariés.

Bataille juridique en cours contre le travail du dimanche

Promulguée au cœur de l’été, après une censure partielle du Conseil constitutionnel, la loi Macron, qualifiée de loi fourre-tout par FO, entre en vigueur. Parmi ses dispositions figure l’extension du travail du dimanche. Mais de nombreux décrets d’application de cette loi restent à publier, ce qui entretient le flou concernant sa mise en œuvre. C’est le cas des critères définissant les zones touristiques internationales (ZTI) ou encore de la définition de la notion d’« emprise » d’une gare. En pointe sur la défense du repos dominical depuis 2005, la confédération a rappelé qu’un recours à l’OIT sur le respect par la France du principe du « repos hebdomadaire commun » a été déposé.

Incertitude sur la rémunération des fonctionnaires

Alors que le point d’indice reste gelé depuis 2010, le gouvernement a proposé aux organisations syndicales une revalorisation de toutes les grilles entre 2016 et 2020, avec une hausse mensuelle comprise entre 31 et 134 euros selon les catégories. En échange, les carrières des 5,3 millions de fonctionnaires seront rallongées de cinq ans en moyenne.

FO se prononcera mi-septembre sur ce projet d’accord, après une analyse technique de ces propositions et la consultation de ses instances. Si des points durs demeurent, l’organisation a obtenu plusieurs amendements, dont l’avancement de la date des « négociations salariales » à février 2016. Pour être validé, l’accord devra être majoritaire, avec 50 % des voix aux élections professionnelles.

Loi santé, des mesures qui fâchent

Les médias ont surtout retenu de la loi santé la généralisation du tiers payant, contestée par les médecins libéraux. Mais le texte de 57 articles, examiné à partir du 14 septembre au Sénat en procédure accélérée, contient aussi des mesures « d’austérité » pour l’hôpital public, rappelle FO Santé. La fédération s’oppose à la création de Groupements hospitaliers de territoires (GHT), qui va se traduire par des transferts d’activité et des regroupements de services entraînant in fine des réductions de personnels. Ce dispositif contribuera au plan de 10 milliards d’euros d’économies prévu pour l’Assurance maladie d’ici à 2017, dont 3 milliards d’économies à l’hôpital. Cette cure de rationnement se retrouve dans l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM). La progression des dépenses, limitée à 2,6 % en 2014, puis à 2,1 % en 2015, devrait être contenue à 1,75 % en 2016.

Retraites complémentaires : négociation tendue en vue

Les discussions, qui vont reprendre le 16 octobre, s’annoncent difficiles. Patronat et syndicats ont surtout fait, pour l’instant, le constat de leurs divergences. Le Medef a jusqu’ici refusé de consentir à une augmentation des cotisations, tandis que FO en fait un préalable à tout accord, estimant que les entreprises aussi doivent participer à l’effort sur les retraites complémentaires.

Clarisse Josselin, Françoise Lambert, Mathieu Lapprand

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Bulletin de paie simplifié : risques pour les salariés et la Sécu

4 Août 2015, 14:06pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

La Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) l’a initié, le « choc de simplification » le fait : le bulletin de paie doit être simplifié.

Sans concertation, le gouvernement en a décidé ainsi le 14 avril 2014 répondant, à nouveau, à une vieille demande patronale. Rien de tel qu’un rapport « d’expert » afin de justifier a posteriori sa décision.

A travers le rapport qui vient d’être rendu, si la transparence liée à l’affichage des exonérations de cotisations patronales va dans le bon sens, de nombreux points sont inquiétants.

Tout d’abord, il n’y a pas que le nombre de lignes du bulletin de paie que l’on réduit : toute référence aux organismes collecteurs est supprimée. Exit les bases de calcul, taux de cotisations et détails relatifs aux retraites, ce qui empêchera tant au salarié de déceler toute erreur qu’à l’administration d’identifier les fraudes de l’employeur. Tout ceci rend illisible la feuille de paie, mais surtout représente un pas de plus vers la fusion des régimes et des cotisations.

En revanche, le rapport trouve la place de rajouter, dans cette version allégée du bulletin de paie, la notion du « coût du travail » pour l’employeur, histoire que le salarié se rende compte à quel point « il coûte cher ». Bonne chance pour demander une augmentation…

Enfin, la préconisation tendant à faire du bulletin de paie électronique le principe de droit commun n’est pas raisonnable car des questions cruciales ne sont pas réglées : accès des salariés à un poste informatique doté d’une connexion internet, stockage des données électroniques (à qui appartiennent ces données ?), confidentialité, etc. La question de la délivrance d’un bulletin de paie par voie électronique impose une véritable concertation avec les interlocuteurs sociaux. Par souci d’égalité de traitement, ce sujet ne peut être renvoyé entreprise par entreprise.

Pour FO comme pour le salarié, ce qui importe sur le bulletin de paie, ce n’est pas de réduire à tout prix le nombre de lignes, mais bien d’augmenter la somme en bas de page !

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Hôpitaux de Paris : les personnels manifestent de nouveau

11 Juin 2015, 16:03pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

À l’appel de l’ensemble de leurs syndicats, dont FO, les personnels des hôpitaux de Paris sont de nouveau descendus dans la rue aujourd’hui pour manifester contre le projet de réorganisation du temps de travail proposé par la direction de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Alors que la direction avait initialement souhaité boucler les négociations le 18 juin, les discussions sont dans l’impasse. Lors de cette troisième journée de grève, le 11 juin, les agents des trente-huit établissements de l’AP-HP ont défilé du siège de l’institution vers l’Élysée, pour demander au président Hollande d’intervenir dans le dossier.

Le directeur de l’AP-HP, Martin Hirsch, a été contraint de retirer son projet initial sur la refonte des 35 heures, mais il propose toujours pour la majorité des agents un raccourcissement des horaires quotidiens de 7 heures 50 à 7 heures 30, accompagné d’une réduction du nombre de RTT à 15 jours minimum (contre 18 à 20 jours aujourd’hui). Un schéma auquel les agents n’adhèrent pas, inquiets de devoir abattre la même charge de travail en un temps plus court et craignant les conséquences pour les patients.

La tension pourrait monter d’un cran. Les fédérations syndicales de la santé FO, CGT et SUD ont appelé l’ensemble des agents hospitaliers de France à une journée de grève le 25 juin, contre les mesures d’austérité à l’hôpital public.

Françoise Lambert

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