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Pour FO, le burn out est une maladie professionnelle

28 Mai 2015, 12:35pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

FO soutient l’initiative de certains parlementaires pour la reconnaissance du burn out comme maladie professionnelle qui fait l’objet d’amendements déposés au projet de loi dite « Rebsamen », contrairement au ministère du Travail qui ne va pas assez loin et qui privilégie plutôt la prévention. Un guide de prévention a même été réalisé sur lequel le COCT (conseil d’orientation des conditions de travail) a rendu un avis. Pour FO, ce guide a le mérite d’exister mais ne va pas assez loin.

FO, dont le secrétaire général avait signé début 2014 l’appel lancé par Technologia pour une reconnaissance du burn out au tableau des maladies professionnelles, a toujours considéré que l’un des objectifs de la reconnaissance du burn out est également de faire basculer le financement des conséquences du burn out vers la branche accidents de l’AT/MP au lieu de l’assurance maladie, comme c’est le cas aujourd’hui.

Il y a donc urgence à agir pour prendre en compte les affections psychiques, comme le burn out, difficilement reconnues par la Sécurité sociale.

FO souligne le fait que ce sont les employeurs qui restent responsables de l’organisation du travail et que la qualité de vie au travail ne doit pas rester un simple slogan et comme l’impact social des modes d’organisation du travail, ce sont des combats syndicaux menés par FO avec détermination.

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Hôpitaux de Paris : Les personnels manifestent contre un projet de réforme du temps de travail

23 Mai 2015, 20:51pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Jeudi 21 mai, les personnels des hôpitaux parisiens se sont rassemblés devant le siège de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), à l’appel de l’ensemble de leurs syndicats, dont FO, pour exiger le retrait d’un projet de nouvelle organisation du travail. A la veille de la mobilisation, la Fédération des Services publics et de Santé FO avait adressé un courrier en ce sens à la ministre de la Santé Marisol Touraine. FO Santé estime que la « réforme », qui prévoit notamment la suppression de jours de RTT, constitue « une profonde remise en cause des droits des personnels ». Le syndicat a rappelé « son total désaccord avec ce plan, qui s’inscrit dans le pacte de responsabilité ».

Françoise Lambert

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ELECTIONS PROFESSIONNELLES AU CPA

19 Mai 2015, 13:04pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

ELECTIONS PROFESSIONNELLES AU CPA

Les élections professionnelles auront lieu au Centre Psychothérapique de l'Ain

du 4 au 10 Juin 2015, et pour la première fois, par voie électronique.

Élire ses représentants aux instances que sont les Délégués du Personnel (DP) ou le Comité d’Établissement (CE) est un acte fort, dont l'occasion ne vous est offerte qu'une fois tous les 4 ans. Il peut modifier les équilibres, exprimer votre volonté de changement, donner (ou pas) à vos porte-paroles, les moyens de vous faire entendre, défendre vos acquis, et obtenir de meilleures conditions de travail, faire évoluer les choses dans un sens ou dans un autre.

Dès le 1er tour sera établie la représentativité de votre syndicat: il sera représentatif s'il recueille au moins 10% des suffrages exprimés au 1er tour de scrutin CE (listes titulaires).

Cette représentativité est importante au niveau de l'établissement (CPA), permettant de participer aux négociations annuelles sur les salaires, d'être consultés de manière obligatoire, de signer (ou pas) des accords d'établissement, de disposer de représentants syndicaux au sein des instances, d’assurer l'information du personnel, que ce soit par voie d'affichage ou sur l'intranet, etc.. Mais elle permet aussi au syndicat d'exister au sein de l'entreprise (ORSAC), au niveau régional, et au niveau national, où vos voix viennent mieux équilibrer les rapports de force qu'au sein du CPA.

Votre vote a , en fait,

beaucoup plus d'importance qu'il n'y paraît!

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La force des droits Journée de solidarité : ce n’est plus forcément le lundi de Pentecôte

19 Mai 2015, 12:48pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

vendredi 15 mai 2015 Clarisse Josselin

Créée en 2004 après la canicule de 2003, la journée de solidarité impose à tous les salariés et fonctionnaires un jour de travail non rémunéré pour financer la dépendance des personnes âgées et handicapées.

Depuis la loi de 2008 elle ne tombe plus automatiquement le lundi de Pentecôte. C’est pourquoi, le 25 mai, certains travailleront, d’autres pas.

La date est fixée par accord collectif d’entreprise, d’établissement ou à défaut de branche. Sans accord, les modalités sont fixées unilatéralement par l’employeur après consultation du CE, ou à défaut des DP. Dans la fonction publique elle est fixée par les autorités compétentes, après avis du comité technique.

Il s’agit soit de travailler un jour férié habituellement chômé (hors 1er mai), de supprimer un jour de RTT ou de fractionner sept heures supplémentaires sur l’année. Elle peut aussi être offerte par l’employeur. Dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, elle ne peut tomber ni le Vendredi saint, ni les 25 et 26 décembre.

Le salarié qui souhaite ne pas travailler le jour éventuellement fixé devra alors poser un jour de congés payés ou de RTT.

Une seule journée par an

Pour les salariés à temps partiel, la durée de cette journée est proportionnelle à la durée normale de travail. Au-delà de la durée légale, sept heures à temps plein, le temps de travail doit être rémunéré en heures supplémentaires.

Les salariés non mensualisés (travailleurs intérimaires, intermittents…) amenés à travailler le jour choisi comme journée de solidarité seront rémunérés normalement. En revanche, ils ne bénéficient pas de majoration de salaire pour un jour férié précédemment chômé.

Un salarié ne doit effectuer qu’une journée de solidarité non rémunérée par an. En cas de changement d’employeur, il peut refuser de l’exécuter une seconde fois sans que cela constitue une faute ou un motif de licenciement. S’il est tenu de travailler, toutes les heures doivent lui être intégralement payées en heures supplémentaires et donner lieu à un repos compensateur.

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PAR QUEL BOUT PRENDRE LES RISQUES PSYCHOSOCIAUX ?

7 Mai 2015, 13:54pm

Publié par Syndicat FO du Centre Psychothérapique de l'Ain

Dans le cadre d’une semaine d’enseignement sur les risques psychosociaux à l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP) Denis Garnier[1] répondait aux questions de Paula Cristofalo (enseignante chercheuse) devant les futurs cadres supérieurs des établissements de santé.

Le blog retranscrit quelques questions et réponses de cet échange. Cette semaine :

« Des différentes dimensions des RPS, quelles sont les plus difficiles à traiter ou au contraire le plus faciles à aborder ? »

Denis Garnier – « Avant de répondre à cette question, il faut savoir que chaque dimension prise isolément ne présente pas de risque particulier. C’est la conjugaison de deux ou plus de deux de ces dimensions qui caractérise le risque psychosocial ainsi que la durée de l’exposition. Le risque psychosocial est multifactoriel. Dans le sens du rapport Gollac, il s’agit davantage d’indicateurs que de causes.

Des six dimensions les plus difficiles à traiter, mais aussi les plus simples, sont vraisemblablement celles qui tiennent aux moyens nécessaires pour les faire disparaître (intensité, insécurité des conditions de travail). Mais de ces 6 dimensions je n’en vois aucune qui soit facile à aborder.

L’intensification du travail est généralement provoquée par une augmentation d’activité avec des moyens constants. Sans augmentation de moyens ou sans réduction d’activité, il est quasiment impossible de la traiter. Conjuguer avec un temps de travail fluctuant, des horaires atypiques, des cadences soutenues ou des changements intempestifs, c’est certainement la dimension la plus difficile et la plus dévastatrice des bonnes conditions de travail. (pour approfondir la réponse voir -« risque intensité du travail » – « risque temps de travail« )

L’insécurité de la situation de travail dépend des moyens d’intégrer des salariés dans les équipes stables. Or cette stabilité nécessite des évolutions qui ne peuvent être financées. Seules les opérations de restructuration pourraient trouver de bons résultats si ces projets exposaient, comme la loi le demande, les conséquences de ces opérations sur les conditions de travail des agents. (pour approfondir la réponse voir ICI)

Le manque d’autonomie induit la présence soutenue des contrôles et des procédures en tout genre qui isolent le salarié et le cantonnent bien souvent dans des tâches inintéressantes. Il peut être traité par la suppression des contrôles et des cadres plus soucieux de la conformité des comportements que de la qualité du travail fini. (pour approfondir la réponse voir ICI)

Les exigences émotionnelles et les conflits de valeur touchent directement la personne. L’impossibilité de réagir aux insolences, voire aux violences du public, l’obligation d’agir contre ses valeurs, ces deux dimensions intériorisent la souffrance qui se libère souvent en dehors du travail. La formation est une action de prévention tertiaire qui aide les agents à mieux supporter mais qui ne s’attaque en rien aux causes de cette violence ou à cette contrainte d’agir contre ses valeurs. (pour approfondir la réponse voir ICI)

La mauvaise qualité des rapports sociaux et des relations au travail est souvent la conséquence d’un management approximatif comme en atteste les propositions du rapport sur le bien-être et l’efficacité au travail . La prévention doit passer par une nouvelle approche de la centralité du travail et un abandon de trop nombreuses procédures de contrôles inutiles et freinant l’exécution du bon travail. (pour approfondir la réponse voir ICI)

Tous ces facteurs sont étroitement liés et la dégradation de l’un a forcément des répercussions négatives sur les autres. »

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[1] Denis Garnier, assistant national de FO santé, formateur, auteur…

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